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10 Fév 2023

LE CAMPÊCHE (Haematoxylum campechianum)

DESCRIPTION

Le campêche, appelé « Bois de campêche » à l’origine, doit son nom au port mexicain de Campeche d’où il était embarqué pour l’exportation. C’est arbre tropical appartenant à la famille des « fabaceae », il peut atteindre 15m de haut. Il a un tronc anfractueux, une écorce grise et des rameaux épineux. Son bois dur et lourd, est de couleur sombre : «Haematoxylum » signifiant bois de sang. Le campêche pousse plus difficilement dans les zones proches des mangroves. Ses racines ne supportant pas l’humidité du sous-sol, boueux en permanence, s’étalent sur une mince couche de terre meuble d’une vingtaine de centimètres environ. Compte tenu des difficultés à couper les racines enfouies, c’est dans cette zone que le prélèvement est le plus aisé.

IMPORTANCE DU CAMPÊCHE

La principale utilisation de cette espèce était la teinture. On extrayait du bois de cœur un composé, l’hématoxyline (ou plus précisément sa forme oxydée, l’hématéine, représentant 10 % du bois), d’abord faiblement coloré mais devenant rouge vif par exposition à l’oxygène de l’air et aux bases alcalines présentes dans le bois. Le bois est pesant et dur ; résistant et élastique il dégage une odeur agréable ; ce bois est excellent pour le chauffage et peut faire des beaux murs. Le colorant formé, l’hématéine, est employé pour teindre la laine, la soie, le coton etc. En variant les produits de mordançage, le campêche permet d’obtenir des teintes allant du bleu au rouge, soit beaucoup de violets et de mauves, ainsi que des gris et de superbes noirs. Les soutanes par exemple pouvaient être teintes en noir grâce à cette espèce.

LES DIFFERENTS AVANTAGES DU CAMPÊCHE

  • Colorant et encre

Plus tard l’hématoxyline est devenu le colorant naturel le plus important en histologie. Les colorations de routine utilisent un ou plusieurs colorants différents : hématéine seule, l’hématéine-éosine (coloration HE), l’hématéine-éosine-safran (coloration HES), hématéine-phloxine-safran (coloration HPS), ou encore hématéine-orange G-éosine (coloration PAP). Les enfants utilisaient dans la première moitié du XXe siècle de la décoction de bois de campêche comme encre sympathique : un message tracé avec cette encre était presque invisible, mais devenait très lisible après passage d’un fer à repasser chaud.

Poudre campêche

colorant campêche
  • Charbon et bois d’œuvre

Autrefois, le bois du campêche était aussi utilisé pour fabriquer du charbon de bois, très réputé encore de nos jours.  Son bois est aussi utilisé pour fabriquer des meubles, des traverses de chemin de fer, des poteaux de soutènement et certaines pièces de bateau Apiculture
et Horticulture

  • Apiculture et Horticulture

Ses fleurs très mellifères sont appréciées des apiculteurs. Le miel monofloral de fleurs de campêche est ambré, doux et souple en bouche. Cet arbre épineux lorsqu’il est planté en alignement serré fournit de belles haies impénétrables, défensive et délicieusement odorantes au moment de la floraison. La haie défensive a pour objectif principal d’empêcher toute intrusion dans une propriété, celle-ci forme une haie infranchissable. Cette plante possède des épines rigides. C’est le meilleur moyen pour d’empêcher tant les animaux que les éventuels humains de s’infiltrer dans une propriété. Constitue un obstacle intéressant contre les menaces extérieures. Avec leurs épines, les plantes peuvent blesser et égratigner les intrus.

  • Médecine

Le campêche a aussi été utilisé dans de nombreux pays pour ses vertus médicinales telles que : digestives , toniques, anti diarrhéique, anti inflammatoires, bactéricides, traitement de la dysenterie, anti anémiques. Aux Petites Antilles, on le prescrit comme fébrifuge (en buvant des décoctions de feuilles plusieurs fois par jour) ou comme hémostatique et cicatrisant (en appliquant le jus des feuilles écrasées sur des plaies puis en badigeonnant l’eau  de macération des feuilles).

LES DIFFERENTS PRODUITS ISSUS DU CAMPÊCHE




10 Fév 2023

LE BAMBOU : Une plante d’avenir, Qualifié “d’or vert”

  • ORIGINE DU BAMBOU

Le bambou est originaire de la chine mais il a colonisé le Japon depuis plusieurs millénaires. Son aire de répartition s’étend du 40° parallèle Sud au 40° parallèle Nord de l’équateur. Dans les forêts tropicales, il peut pousser jusqu’à 3000m d’altitude.

Les bambous (Bambusa arundinasea) sont des plantes monocotylédones appartenant à la famille des Poaceae (graminées), sous-famille des Bambusoideae. On recense environ 80 genres et plus de 1300 espèces. Ils se distinguent des autres graminées par leur port arborescent et leurs tiges ligneuses souvent de grande longueur, et sont répartis dans la classification botanique en deux tribus : les Bambuseae, originaires des régions tropicales et subtropicales, et les Arundinarieae, originaires des régions tempérées. Ils sont caractérisés notamment par leurs tiges formées d’un chaume, généralement creux, lignifié, à la croissance très rapide. Les bambous se sont adaptés à de nombreux climats (tropicaux, subtropicaux, et tempérés) et sont présents naturellement dans tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Il existe une troisième tribu de Bambusoideae, celle des Olyreae, qui rassemble des bambous herbacés, originaires des régions tropicales d’Amérique latine.

  • LES BIENS FAITS DU BAMBOU

Sur le plan environnemental : Avec son système racinaire très dense, il permet le maintien des sols en luttant contre l’érosion. C’est dans ce sens que la COOP-CA REDD en partenariat avec la commune de Lagdo sous financement MINEPDED, ont exécuté un projet sur la restauration des berges du fleuve Bénoué. Il s’agit du reboisement sur cinq (05) hectares de berges par des plants de bambous. Les bambous jouent également un rôle de rafraîchissement bioclimatique en gagnant entre -3°C à -8°C en zone tempérée et entre -10°C à -20 °C en zone tropicale ou chaude. Le bambou peut être cultivé sans pesticides ni engrais chimiques, ne nécessite pas de replantation et a un cycle de maturité moyen de 3 à 4 ans. Cette croissance rapide du bambou permet de pouvoir l’utiliser pour certains travaux en remplacement des arbustes et arbres qui mettent plus de temps à mature dans la nature et dont l’exploitation entraîne la déforestation et la dégradation de l’environnement.

Sur le plan économique : Qualifié “d’or vert” en général et de “balle d’argent” pour le design et l’architecture, le bambou présente un énorme potentiel de développement économique, de la matière première aux produits finis (UNCTAD, 2022). Sa culture peut représenter une source de revenus non négligeable.

Sur le plan social : L’INBAR et d’autres organisations intergouvernementales (CIFOR), ainsi qu’une série d’organisations non gouvernementales (ONG), ont montré empiriquement que le secteur du bambou pouvait contribuer de manière significative à l’amélioration du niveau de vie et des moyens de subsistance des populations rurales pauvres (INBAR, 2011). Ces études ont identifié des avantages mesurables à long terme de la culture, de la transformation et de la commercialisation du bambou dans des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Pourtant, le bambou reste une ressource sous-exploitée dans de nombreux pays en développement car l’activité de transformation du bambou en produit fini reste peu comprise.

  • LES PRODUITS ISSUS DU BAMBOUS

Le bambou est donc une solution pour les pays en voie de développement notamment le Cameroun qui présente un contexte économique et social marqué par une forte prévalence de la pauvreté, des revenus faibles et un taux d’inflation important.

10 Jan 2023

FOYERS AMELIORES : SOLUTION A LA REDUCTION DE CONSOMMATION DU BOIS ENERGIE

Au Cameroun en général et dans la zone sahélienne en particulier, l’effet combiné de la dépendance vis-à-vis du bois énergie et de l’accroissement de la population a engendré une supériorité importante de la demande sur l’offre. Ce déséquilibre est aujourd’hui à l’origine d’une crise à la fois environnementale, économique et sanitaire. Pour réduire cette demande et préserver les équilibres écologiques de la région, les foyers améliorés sont proposés par les États et divers organismes internationaux (Ombiono Kitoto. 2018). Dans le contexte actuel du changement climatique, il est plus judicieux de veiller à la sauvegarde des forêts, en exploitant de façon durable ses ressources. L’une des solutions est l’utilisation d’une technologie qui contribue à réduire la pression anthropique sur les forêts grâce à des foyers moins gourmands en bois « les foyers améliorés » (Ndayisenga et al. 1994). Ces foyers améliorés demeurent la stratégie indiquée à éradiquer les maladies dues à l’exposition prolongée aux fumées et réduire la quantité de combustibles usuelle. Pour faire face à ces différentes crises, la transition des ménages vers l’économie de la quantité du bois utilisé surtout en zone urbaine et périurbaine semble être une voie d’avenir dans le contexte sahélien. L’usage du foyer amélioré dans cette zone apparait comme un moyen précieux pour réduire la consommation du bois énergie, tout en protégeant le couvert forestier.

I. GENERALITES SUR LES FOYERS AMELIORES

L’utilisation des foyers améliorés est indispensable pour réduire la somme allouée à l’achat du charbon en bois et le bois énergie destiné à la cuisson. La vulgarisation des foyers améliorés dans certains pays comme le Cameroun a fait l’objet d’un outil économique stratégique toujours en vigueur pour assurer une gestion durable des ressources ligneuses. Les constats ont montré que la consommation du bois de chauffe par le foyer amélioré est plus économique que le foyer trois pierres. Depuis 1980 un programme de diffusion de foyers améliorés avait été lancé à l’extrême-Nord du Cameroun. Certains acteurs comme la GIZ-Prose, le MINFOF, et le MINEPDED ont apporté des solutions en vulgarisant dans la région des technologies de cuisson modernes telles que :

L’utilisation des foyers améliorés est indispensable pour réduire la somme allouée à l’achat du charbon en bois et le bois énergie destiné à la cuisson. La vulgarisation des foyers améliorés dans certains pays comme le Cameroun a fait l’objet d’un outil économique stratégique toujours en vigueur pour assurer une gestion durable des ressources ligneuses. Les constats ont montré que la consommation du bois de chauffe par le foyer amélioré est plus économique que le foyer trois pierres. Depuis 1980 un programme de diffusion de foyers améliorés avait été lancé à l’extrême-Nord du Cameroun. Certains acteurs comme la GIZ-Prose, le MINFOF, et le MINEPDED ont apporté des solutions en vulgarisant dans la région des technologies de cuisson modernes telles que :

I.1. Foyer mixte dit foyer céramique 

Le foyer mixte dit foyer céramique est un matériau délicat. Il nécessite un bon dosage des constituants initiaux (argile, eau, vermiculite-liant) en fonction de la terre disponible. Plusieurs métaux peuvent être utilisés pour la fabrication selon les disponibilités locales, et ont une durée de vie, un coût et une solidité variables. Ce foyer réduit 45% de combustible mais demeure fragile.

Figure1 : foyer mixte dit céramique
Figure2 : Foyer Amélioré Métallique

I.2. Foyers métalliques

Les foyers métalliques sont des foyers faits à base des tôles ; notamment appelés foyer Bangui qui est une structure métallique dont la ceinture extérieure faite à partir d’une pièce de pavé des véhicules ou tôle. Les bords sont repliés de manière à être collés sur le bas de la ceinture. Elle est percée dans la zone correspondante à la chambre de combustion afin de permettre la chute de cendres et l’entrée d’air par-dessous.

I.3. Foyer amélioré trois pierre (FA3P)

Foyer amélioré trois pierre est un fourneau de cuisson développé par La GIZ /ECO Consult qui implique étroitement les structures de la société civile dans les activités de gestion durable des ressources naturelles. Il est assemblé localement et implémenter par deux ONG que sont la GIZ et ROVENN à l’Extrême-Nord du pays dans l’optique de pallier aux problèmes de bois énergies tout en améliorant la santé des populations. Ce foyer est construit à base des matériaux locaux tels que : l’argile des termitières, la bouse de vache ou de chèvre ainsi que de la paille, le tout mélanger et laisser en phase de maturation « 4 jours à 1 semaine ». Ce système forme une conception qui maintient l’élévation de la température de l’air à chaud et une combustion normale.

Figure3 : Foyer Amélioré Trois Pierres

 

II. IMPACTS LIES A L’UTILISATION DES FOYERS AMELIORES PAR LES MENAGES

       II.1. Les atouts socio-économiques,

Sur le plan économique, les foyers améliorés permettent de limiter les dépenses ménagères liées à l’achat du bois de chauffe. Selon l’avis des experts, avec l’adoption de ce type de foyers, les ménages pourraient dépenser moins pour l’achat du bois par semaine par rapport aux foyers traditionnels. Egalement sur le plan social, l’un des avantages non négligeables serait le gain en temps et en énergie liés à la recherche du bois de chauffe.  Notons que c’est la femme qui est au centre de la collecte du bois-énergie pour l’autoconsommation dans le sahel. Cependant, elle parcourt très souvent de grandes distances pour le faire et ceci plusieurs fois par mois. Ainsi, avec les foyers améliorés, elle pourra collecter le bois une fois/semaine, au lieu de 3 à 4 fois/semaine.

II.2. Impacts sanitaires

L’utilisation des Foyers Améliorés par les ménages permet de limiter les CO2 liées à la combustion du bois. L’inhalation des fumeroles peut être à l’origine non seulement des problèmes respiratoires mais aussi des troubles visuelles. Grace aux foyers améliorés, la femme n’est plus en contact direct avec le feu, moins de fumée toxique sont émissent

  

II.3. Sur le plan environnemental

Les foyers améliorés en général sont un facteur de conservation des forêts. On estime entre 15% à 20% la réduction de la consommation du bois, avec donc un grand impact sur la préservation des ressources forestières ligneuses. Bien plus en moyenne 0.85t d’émissions de CO2/an sont ainsi limitées. Ainsi la vulgarisation des foyers améliorés auprès des populations locales rentre en droite ligne dans la vision REDD.

La vulgarisation à large échelle des foyers améliorés dans le cadre environnemental est une opportunité pour la protection et la préservation des écosystèmes et participer à l’amélioration de la santé des femmes et des enfants. La mise en place de réseaux et systèmes de commercialisation des foyers améliorés, une bonne sensibilisation des utilisateurs et une implication des systèmes et des mécanismes de financements à des conditions viables. L’utilisation généralisée des foyers améliorés contribue à freiner la dégradation des ressources forestières et participe à créer des richesses complémentaires.

25 Juil 2022
LES GAZ A EFFET DE SERRE

LES GAZ A EFFET DE SERRE

Les gaz à effet de serre (GES) ont un rôle essentiel dans la régulation du climat. Sans eux, la température moyenne sur Terre serait de -18 °C au lieu de +14 °C et la vie n’existerait peut-être pas.  Toutefois, depuis le XIXe siècle, Lhomme a considérablement accru la quantité de GES présent dans l’atmosphère. En conséquence, l’équilibre climatique naturel est modifié et le climat se réajuste par un réchauffement de la surface terrestre.

Qu’est-ce que l’effet de serre

L’effet de serre est un processus naturel résultant de l’influence de l’atmosphère sur les différences flux thermique contribuant aux températures de notre planète la terre. L’effet de serre s’est popularisée dans le cadre de la vulgarisation du réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre qui absorbent une partie du rayonnement thermique infrarouge émit par la surface et réémettent ce rayonnement dans toutes les directions. Les principaux gaz sont la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux aussi appelé protoxyde d’azote(N2O) et l’ozone(O3) et les chlorofluorures de carbone (CFC). Qu’elles sont donc les causes et conséquences de ce phénomène ? Notre travail consistera donc dans un premier temps à donner les causes des gaz à effet de serre, et dans un deuxième temps de donner les conséquences de ce gaz et en fin donné les solutions pour les réduire.

I-CAUSES

Les activités humaines sont à l’origine de l’accroissement du phénomène que l’on nomme “effet de serre”. L’effet de serre est déséquilibré par notre besoin massif en énergie. La population humaine et les activités industrielles ne cessent de s’accroître. L’atmosphère est dès lors de plus en plus concentrée en gaz à effet de serre. L’activité anthropique est la principale cause du réchauffement climatique. On peut citer entre autre les émissions de :

  • Dioxyde de carbone : ce gaz provient principalement des foyers industriels, des ménages et des trafics routiers. Il résulte essentiellement de la combustion des énergies fossiles et du changement d’utilisation des sols (agriculture et la déforestation). Il est surtout issu du secteur de transports (combustion de carburants), de l’industrie (utilisation d’énergies fossiles) et des habitats (utilisation d’énergie pour le chauffage, l’éclairage,). Il est émis à chaque fois qu’il y’a une combution.la concentration de CO2 dans l’aire depuis 1850 à augmenter de 30% le CO2 présent dans l’atmosphère reste environs de 100 à 200ans mais la durée du séjour est variable.
  • Méthane: ce gaz provient des élevages de bovins de bovins, des décharges publiques et par la fermentation des marais. Il est émis lors de la dégradation microbienne de substances organiques en milieux anaérobie. Il est libéré dans l’atmosphère quand la matière organique se décompose dans des environnements avec de faible niveaux d’oxygène. Il contribue fortement à l’effet de serre tandis que sa durée de vie dans l’atmosphère est de l’ordre de la décennie.

La concentration en méthane dans l’aire va plus que doublée depuis 1850.

Il a un effet de serre 30 fois plus puissant que le CO2.

Le méthane reste environ de 12 ans dans l’aire avant de disparaitre.

  • Oxyde nitreux : il provient d’épandages d’engrais sur les surfaces agricoles. Il est également produit naturellement par les océans, par les bactéries dans le sol et par les déchets d’origine animale. Il est retrouvé lors des processus de dégradations microbiennes dans le sol et dans les eaux. Il reste 150 environs dans l’aire.
  • Ozone: l’ozone est un gaz proche du sol qui est un polluant secondaire qui forme à partir d’oxydes d’azote et des composée organiques volatils sous l’action de la lumière du soleil. Il provient des trafics, des industries et de l’artisanat.
  • Chlorofluorures de carbones : Ces gaz sont émis lors de l’utilisation et de l’élimination incorrectes de produits contenants des CFC.

II-LES CONSEQUENCES

Si l’on ne réduit pas les émissions de gaz à effet de serre, la température sur Terre augmentera de 4 ° par rapport à l’ère préindustrielle d’ici la fin du siècle, entrainant des impacts telle que :

  • Des évènements métrologiques extrêmes
  • Les vagues de chaleur seront plus fréquentes, les vagues de froid moins fréquentes sur la majeure partie de la planète.
  • Les fortes pluies risquent de provoquer des inondations poussant les populations à fuir leur domicile, et détruisant les habitations et la baisse de rendement des récoltes.
  • Fonte des glaces
  • Le volume global des glaciers, à l’exception de l’Antarctique, devrait baisser de 15 à 55 %
  • Les populations humaines seraient évidemment touchées par le réchauffement climatique, la hausse du niveau de la mer entrainant la disparition d’importantes métropoles et de vastes portions de terre et qui provoquera la migration des populations, mais aussi la modification des courants océaniques
  • Biodiversité

Risque accrus d’extinction pour de nombreuses espèces (animales ou végétales) qui ne pourront pas se déplacer assez vite pour s’adapter. 20 à 30% des espèces animales et végétales sont menacées d’extinction en cas de hausse des températures de 1,5 à 2,5° par rapport aux 20 dernières années du XXe siècle. La hausse des températures provoque la prolifération des insectes propageant des maladies infectieuses, qui survivent mieux dans des milieux chauds et humides.

  • Impact socio-économiques
  • La sécurité alimentaire sera affectée notamment dans les régions dépendant de la pêche.
  • Baisse des rendements céréaliers (blé, riz, maïs) dans les régions tempérées et tropicales.
  • Baisse des ressources d’eau potable dans les régions subtropicales sèches
  • Une malnutrition accrue, un nombre plus important des décès, les maladies et les accidents
  • L’aggravation des conséquences des maladies diarrhéiques et la multiplication des affection cardio-respiratoires liées aux longues périodes de canicules associées à une dégradation de la qualité de l’air

 

  • Risque accrus dus aux inondations, glissement de terrain tempête
  • Hausse des déplacements de population.
  • Risques de conflits accrus pour l’accès aux ressources.

 III. SOLUTIONS                              

L’effet de serre, lié aux activités humaines, a déjà provoqué une augmentation de la température de 1°C environ par rapport à l’ère industrielle. Certains changements climatiques sont déjà visibles mais leurs impacts sont encore faibles. C’est pourquoi il est impératif d’agir vite et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Plus le changement climatique sera important, plus l’équilibre de nos écosystèmes sera menacé.  Les Meilleure solution pour réduire les gaz à effet de   serre sont entre autre :                                         

 

  • La foret, un puits de carbones naturels à exploiter :En croissant, les végétaux absorbent le gaz carbonique (CO2) pour fabriquer de la matière organique(et relâchent de l’oxygène lors du processus).Les forêts sont à ce titre un gigantesque « puits de carbones naturels ».On estime aujourd’hui qu’un quart environ des émissions humaines de CO2 sont ainsi absorbées par la végétation .le bois peut d’ailleurs être considérer comme une énergie renouvelable ,tant que la croissance de nouveaux arbres compense les émissions liées à sa combustion. La reforestation peut même permettre des piéger des grandes quantités de carbone supplémentaires
  • La lutte contre la déforestation permet-elle d’éviter de relâcher les grandes quantités des carbones qui y étaient stockées La lutte contre les changements climatiques ne se limite pas uniquement à la réduction des combustibles fossiles pour la production d’Energie ou le transport. Dans son plus récent ouvrage, Drawdown, le réputé écologiste américain      Paul Hawken propose 80 solutions scientifiques pour les diminuer les gaz à effet de serre, validées par 70 chercheurs. Parmi toutes ces solutions, celle qui vient en tête de liste en termes de gain pour contrer le réchauffement climatique est :
  • La compensation carbone: elle consiste à contrebalancer ses propres émissions de CO2 par le financement de projets de réductions d’autres émissions ou de séquestration de Carbonne. Elle est un des outils disponibles pour atteindre la neutralité carbone dans le cadre de l’atténuation du réchauffement climatique.
  • L’économie circulaire : nous pouvons à notre échelle modifier nos modes de consommation pour lutter contre le réchauffement climatique. En s’appuyant sur le principe des 3 R : Réduire, Réutiliser et Recycler
  • Privilégier des transports écologiques comme la marche, le vélo, le vélo électrique ou les transports en commun à la voiture pur réduire les émissions de gaz à effet de serre

En somme, il était question pour nous de donner les causes, conséquences et proposer quelques solutions. Par ailleurs l’inaction coutera très cher en 2100, selon le rapport Stern, si rien n’est fait, le réchauffement climatique coutera 5500 Milliards d’euros, soit plus que les deux guerres mondiales et la récession des années 30 réunies.

BIBLIOGRAPHIE ET SITE INTERNET :

4e rapport du GIEC (groupement sur l’évolution du climat)

Numéro spécial de sciences et vie sur le climat paru en 2007.

Site du réseau action climat France (ensemble d’origine) des questions réponses sur l’impact des changements climatiques : www.rac-f.org

Site sur le ministère du l’écologie : http:// WWW.developpement-durable.gouv.fr

20 Juil 2022

Fiche Technique : Culture bio de l’oignon, une filière rentable et durable.

L’oignon est une plante (liliacée) potagère du genre ail, dont le bulbe, d’une saveur et d’une odeur fortes et piquantes, est très employé en cuisine ; le bulbe lui-même. (L’oignon est une plante bisannuelle bulbeuse très anciennement cultivée.)

L’oignon est principalement cultivé pour la production d’un bulbe sec destiné à la consommation humaine. Le bulbe entier est utilisé frais, dès la récolte ou après quelques mois de conservation, comme condiment et pour faire des sauces. Il est consommé cru en salade ou cuit en mélange avec d’autres légumes. D’autres parties de la plante sont utilisées : les feuilles, récoltées vertes, fraîches ou séchées, et les lampes florales avant épanouissement de l’ombelle.

Culture d’oignon

L’oignon se développe bien en zone tropicale sèche de basse altitude, plus précisément en climat sahélien. La température optimale préférée varie entre 10°C et 37°C, avec une pluviométrie moyenne comprise entre 600 et 800 mm pendant le cycle de culture. Le pH convenable est proche de la neutralité (6,5 à 7,8). Au Cameroun, la culture d’oignon est assez sollicitée par les agriculteurs des régions de l’Extrême-Nord et du Nord du pays, les deux principaux bassins de production au Cameroun.

Comment Cultiver l’oignon bio

L’aménagement du terrain s’effectue 1 mois avant la mise en place définitive. Elle se traduit par le défrichage du site, le nettoyage, le labour. Le labour se fait en formant les billons ou des planches. Incorporer si possible 20 à 30 tonnes de fumier bien décomposé par hectare.

Confectionner des planches de 1 m de largeur et 10-20 cm de hauteur et de longueur variable si vous aller irriguer par aspersion, ou des billons de 10 à 20 cm de hauteur si vous allez pratiquer une irrigation par gravitation. Les billons ou les planches seront séparés entre elles de 50 cm. Pour réussir dans la culture de l’oignon, voici pour vous une fiche technique qui pourra vous aidez à vous lancer dans cette spéculation.

Cycle de croissance de l’oignon
  1. Préparation du sol

Commencer la préparation du sol environ 1 mois avant la date présumée pour la mise en place définitive. Les opérations sont les suivantes : 

  • Défrichage et nettoyage : défricher le site, entasser et brûler localement les branchages ;
  • Labour : labourer en formant des casiers, des billons ou des planches, et en veillant à ce que la profondeur de labour ou la hauteur des planches soit d’environ 15 à 30 cm. Si le sol est trop tassé, le bulbe se formera mal. Si le sol est trop humide, il peut provoquer le pourrissement du bulbe.

 

  1. Les semis

Il y a trois modes de semis de l’oignon : 

  • Le semis direct, qui se fait de novembre à mi-décembre : rendement légèrement moins élevé ;
  • Le semis en pépinière, entre novembre et décembre : rendement moyen ;

Le semis à partir des bulbilles : rendements plus élevés, mais avec plus de contraintes, car les bulbilles (petits oignons) sont d’abord récoltées, conservées et ensuite replantées.

Astuce ! Ne pas cultiver l’oignon sur une parcelle qui vient de recevoir l’oignon. Le meilleur précédent cultural est une céréale.

Différentes variétés d’oignon

Les oignons bruns : Les oignons bruns ont la peau brune et une chair crémeuse, et ont plus de goût que les oignons blancs. Les oignons bruns se conservent bien.

Les oignons rouges : Les oignons rouges sont assez doux pour se manger crus dans les salades et les sandwichs, mais on les utilise également souvent dans les plats cuisinés. Leur chair est d’un rouge violacé, et on les appelle parfois oignons espagnols ou à salade. Les oignons rouges sont plus épicés que l’oignon espagnol à peau blanche ou jaune proprement dit, qui a une saveur encore plus douce.

Les ciboules : Les ciboules ou oignons verts sont des oignons non matures avec un bulbe semi-développé ou non formé. On peut les trancher finement et les servir crus en salade ou comme garniture pour les aliments chauds. Ils sont aussi bons cuisinés et on en ajoute souvent dans les sautés et autres plats asiatiques. Les ciboules sont aussi appelés oignons verts ou oignons d’hiver.

Les échalotes : Les échalotes poussent en grappes, de la même manière que l’ail. Leur peau est légère et brune, et leur chair est blanche ou violacée. Les échalotes ont une saveur délicate, mais distincte et délicieuse, qui définit de nombreuses sauces et plats braisés français. L’échalote ne doit pas être confondue avec l’oignon vert, auquel certains cuisiniers se réfèrent à tort en tant qu’échalotes.

Les oignons doux : Les oignons doux comme le vidalia, le wallawalla ou le maui sweet ont la peau blanche ou beige et sont généralement plus gros et parfois plus plats que les oignons jaunes classiques. On les consomme crus dans les salades et les sandwichs, ils sont également bons cuits au barbecue.

Les oignons blancs : Les oignons blancs ont la peau et la chair blanches, et sont plus doux que les oignons jaunes. Ils sont adaptés pour les salades ainsi que pour la cuisson.

Les oignons jaunes : Les oignons jaunes sont une forme pâle des oignons bruns avec la peau brun-jaunâtre et une chair blanche crémeuse., Ce sont les oignons les plus populaires en cuisine. Leur saveur varie de piquante à presque sucrée, et ils supportent la cuisson longue parfois nécessaire pour les soupes et les ragoûts.

  1. Pépinière

Les plantes qui passent par la pépinière arrivent à maturité légèrement plus tôt que celles qui ont été mises en place directement. Les opérations à effectuer pour la mise en place de la pépinière sont : 

  • Confection de casiers dont la largeur est comprise entre 1,2 et 1,5 m. cette largeur est de 2,5 m et la hauteur de 10 à 15 cm ;
  • Apport de fumier (bouse de chèvre, mouton ou bœuf) bien décomposé auquel on ajoutera 2 kg/are (100 m2 ou 10 m x 10 m) de l’engrais 20-10-10.

Il faut semer en pépinière en octobre –décembre. Le séjour en pépinière est de 4 à 6 semaines. Le semis en pépinière se fait soit à la volée, soit en ligne. S’il fait en ligne (ce qui est préférable), il faut semer dans des microsillons parallèles, distantes de 5 cm, tracés à l’aide d’un bâton de la taille d’un bic, et à une profondeur de 1 cm. Recouvrir de sable ou de terre fine et tasser fermement. 

Arroser 1 fois/jour.

Il faut environ 5 g de semences pour une surface de 1m2. Or, il faut une surface de pépinière de 100 m2 pour ensemencer 1 ha d’oignons, soit 500g de semences à l’origine.

Cinq semaines plus tard, les bulbilles seront prêtes à être repiquées en champ. La quantité de bulbilles qu’il faut pour 1 ha d’oignons est de 3 à 5 kg.

Eviter des pépinières trop denses en démariant à la levée pour permettre aux plants d’être vigoureux.

  1. Repiquage

Procéder au repiquage après environ un mois de séjour en pépinière, quand le plant a déjà 10 à 15 cm. En saison sèche, il faut repiquer entre les mois d’octobre et novembre, pour que la récolte se fasse avant la fin de la saison sèche.

L’oignon de saison sèche se cultive entre les mois d’octobre et avril. Cette saison s’est étalée sur 7 mois et pendant ce temps, le paysan ne pourra cultiver l’oignon qu’une seule fois sur le même terrain. C’est à lui d caler son cycle à sa convenance.

Pour repiquer :

  • Arroser abondamment les casiers avant de procéder à l’extraction des plants;
  • Eviter de casser les feuilles ou d’écraser les plants;
  • Exposer ensuite les plants au soleil pendant quelques temps;
  • Au cas où la pépinière est loin du champ, arranger les plants dans un carton, les couvrir avec un sac de jute mouillé;
  • Il est parfois nécessaire d’arroser les casiers en pépinière avant d’arracher les plants;
  • Un ombrage est nécessaire pour diminuer l’évapotranspiration des jeunes plants (perte d’eau pendant les heures chaudes). Supprimer l’ombrage progressivement 10 à 14 jours après le semis. 

Quelle est la densité de semis ?

500 000 à 700 000 plants/ha. Cette densité est obtenue avec les écartements suivants : 

  • Lignes jumelées distantes de 15 centimètres ;
  • Espacement entre 2 plants : 10 centimètres ;

Pour semer en direct dans le champ, il faut le faire en novembre- mi-décembre.

Durée du cycle : le cycle végétatif varie de 3 mois à 3 mois et demi après le repiquage soit 4 mois et demi à 5 mois de la pépinière à la récolte. Pendant la saison sèche qui va d’octobre à mai dans les zones sahéliennes, le paysan peut faire une seule culture en calant son cycle sur 4 à 5 mois. Une culture de saison des pluies est également possible.

  1. Entretien 
  • Irriguer une fois par semaine s’il y a un besoin d’apport en eau. Il est parfois préférable de faire une irrigation tous les quatre jours ;
  • Désherber chaque fois que cela s’avère nécessaire car le feuillage de l’oignon couvre mal le sol. Faire attention de ne pas blesser les bulbes au cours du désherbage ;
  • Arrêter l’irrigation environ 10 à 15 jours avant la récolte.

NB : Ne surtout pas utiliser de désherbage chimique dans le cadre de la production biologique.

  1. Fertilisation

Nous vous recommandons d’utiliser du compost en lieu et place d’urée ou de tout autre engrais chimique. Les apports d’urée augmentent légèrement les rendements mais les bulbes produits ne se conservent pas longtemps. Contrairement à la production biologique où les bulbes se conserverait plus longtemps pour attendre la meilleure période de vente. Pour plus de détaille sur ce point, veillez nous laisser un message et nous mettrons à votre disposition la documentation nécessaire.

  1. Protection phytosanitaire

En cas d’attaque de champignons, les feuilles présentent des taches blanches ou jaunes et en cas d’attaque des mouches et autres insectes, on remarque leurs piqûres ou des taches sur les feuilles. Nous préconisons l’utilisation d’insecticide respectueux de l’environnement.

  1. Récolte

Récolter entre 3 mois à 3 mois et demi après le repiquage, quand les feuilles jaunissent ou quand les feuilles se courbent au niveau du collet (Voir cycle de croissance de l’oignon plus haut).

Pour ce qui est de la récolte proprement dite, plusieurs techniques s’offrent à nous.

  1. Il faut arrêter l’irrigation environ 10 à 15 jours avant la récolte pour les zones sableuse tel que les départements du Mayo Sava, le Diamaré ;
  2. Il faut irriguer un à deux jours avant la récolte pour des terre mixte (sablà-argileuse)

 3. Il faut inonder la parcelle pour ramollir la terre 12h avant la récolte pour des sols argileux à l’instar du bassin agricole de Makary dans le Département Logone et Chari.

Comment récolter ?

  • Soulever le bulbe de terre ;
  • Après la sortie de terre, laisser les bulbes se ressuyer ;
  • Couper les feuilles à 2 cm au-dessus du bulbe ;
  • Conserver les bulbes dans un endroit aéré ;
  • Ne pas blesser le bulbe, évité de faire de gros tas (risque de chocs);
  • Ne pas couvrir les tas;
  • Stocker sous un arbre ou sous un hangar

Quels sont les rendements ?

10 à 20 tonnes en moyenne à l’hectare en milieu paysan. Ces rendements peuvent, dans des conditions de bonne conduite de la culture et avec des variétés meilleures, atteindre 40 à 70 tonnes à l’hectare.

  1. Conservation 

 La conservation de l’oignon pose d’énormes problèmes. 

  • Les oignons se conservent dans un local sec, aéré, et en couches superposées. Il faut effectuer des passages réguliers pour éliminer les bulbes pourries ou détériorées ;
  • La durée de conservation varie entre 4 à 8 mois selon les variétés. En conservation artisanale, on peut atteindre 5 à 6 mois ;

 

16 Juil 2022

Fléau des déchets plastiques sur l’environnement : Cas de la ville de Kousseri

De nos jours le problème qui se pose dans nos sociétés est celui de la gestion des déchets plastiques qui polluent l’environnement. La quantité de déchets plastiques dans les villes augmente au fur et à mesure que la population augmente et les produits en plastique jetables s’accumulent avec le temps.

Léger, résistant, abordable, on estime que plus de 10 tonnes de plastique sont produites chaque seconde pour être réutilisées massivement dans toutes les industries du monde, bien souvent à travers des produits à usage unique. Or, le plastique bénéficie d’une longue durée de vie et ne disparaît jamais totalement du milieu dans lequel il est jeté. Il se retrouve abandonné dans nos villes, en pleine nature et jusqu’au fond des océans où plus des deux tiers de nos déchets finissent par atterrir. L’équivalent de plusieurs millions de tonnes par an.

Sous forme d’ordures visibles ou de microparticules au fil de sa lente dégradation, la pollution plastique fait peser d’importantes menaces sur les habitats terrestres, aquatiques et sur la vie sauvage qui s’y est établie que ce soit par ingestion, enchevêtrement ou exposition aux produits chimiques contenus dans le matériau. Des produits qui arrivent à terme jusqu’à l’Homme, par le biais de la chaîne alimentaire.

La ville de Kousseri en est le parfait exemple de cette nuisance, elle est la ville de la région de l’Extrême-Nord la plus polluée par les déchets plastiques qui sont bon marché et largement disponibles. Les populations jettent fréquemment les articles quand ils arrivent à leur fin de vie utile et même avant ce qui provoque la pollution de l’environnement par les déchets plastiques. Ces produits faits de plastique ne se décomposent pas rapidement et libèrent une quantité incroyable de toxines dans l’air s’ils sont brulés, ce qui crée de nombreux effets négatifs sur l’environnement et la santé humaine.

1-Tas des déchets plastiques
  • LES IMPACTS DES DECHETS PLASTIQUES

Les conséquences de la pollution plastique sont à la fois d’ordre sanitaire et  environnemental.

1- Les conséquences du plastique sur la santé

Côté santé, des études ont mis en évidence la présence de microparticules de plastique dans des échantillons d’eau potable prélevés un peu partout à travers le monde. Des microparticules qui se frayent également un chemin jusqu’à nos assiettes par le biais des animaux que nous consommons ou des produits chimiques utilisés lors de la fabrication de nos emballages. Ils favorisent l’apparition de certains cancers et de diminuer la fertilité, parmi de nombreux autres risques.

2- Consequences sur l’environnement : l’eau, sol et l’air

Plusieurs espèces animales meurent, se blessent ou développent des maladies en ingérant ou s’enchevêtrant dans les déchets plastiques, les écosystèmes marins sont également dégradés ou détruits. Une fois le plastique dans l’eau, il se décompose en très petits morceaux qui polluent et qu’on ne peut pas récupérer. Des milliers d’oiseaux et animaux marins les confondent avec de la nourriture, et s’étranglent ou s’empoisonnent avec. De minuscules morceaux de plastiques ingérés par les animaux les empêchent de grandir et se reproduire normalement.

            Les déchets plastiques misent en décharge engendrent la dégradation des paysages (occupation des sols, pollution des déchets visuels et olfactifs). Lorsque les plastiques sont déversés, ils interagissent avec l’eau et forment des produits chimiques dangereux. Le vent transporte également les matières plastiques d’un endroit à l’autre ce qui augmente la quantité de déchet plastiques parfois de manières invisible.

2-Polltion de l’air et de sol par les dechets plastiques
3-pollution de l’eau
  • SOLUTIONS AU FLEAU DES DECHETS PLASTIQUES : VALORISATION DES DECHETS PLASTIQUES EN PAVES

Vu l’état de la ville et la quantité des déchets plastiques qui s’y trouve, la ville de Kousseri dans la région de l’Extrême-Nord va abriter une unité de transformation des déchets plastiques en pavés écologiques, dans le cadre du Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac), soutenu à hauteur de 170 millions de dollars (103,2 milliards FCFA) par la Banque mondiale. Selon le communiqué signé par Abicho Mahamat, coordonnateur national du Prolac, publié dans le journal Cameroon Tribune du lundi 18 avril 2022, la mise en œuvre du projet va connaitre plusieurs préalables. Il s’agit notamment de la formation des jeunes de la ville de Kousseri sur les techniques de collecte et de valorisation des déchets plastiques en pavés écologiques.

Le projet envisage l’organisation des campagnes de collectes des déchets plastiques en vue de réduire « significativement » en quantité ces déchets dans la ville et susciter auprès des populations un changement de comportement en matière d’utilisation desdits déchets. L’on prévoit aussi la sensibilisation des populations localisées autour des immondices.

4-Implantation de l’usine de production du pavé écologique dans la ville de Kousseri
5- Pavés écologique

Quelques définitions des mots clés à retenir

  • Pavé écologique: c’est un mélange de plastiques récupérés et d’autres composants, notamment le ciment, le sable. Le pavé écologique ou paveco, peut être utilisé pour les sols avec le même avantage que le béton, à moindre cout, tout en ayant un impact environnemental positif ;
  • Déchets : selon la loi du 15 juillet 1975, le déchet est tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit, ou généralement tout bien meuble abandonné ou que le détenteur destine à l’abandon ;
  •  
  • Valorisation: elle peut être définie comme l’ensemble des opérations dont le but consiste à donner une nouvelle valeur a des objets usés ;
  • Écosystèmes: un ensemble formé par une communauté d’être vivant en interaction avec son environnement. Les composants de l’écosystème développent un dense réseau de dépendances, d’échanges d’énergie, d’information et la matière permettant le maintien et le développement de la vie.
  • Environnement : c’est l’ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins, ou encore ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines.
14 Juil 2022
Le Neem de son nom scientifique « Azadirachta indica »

Le Neem de son nom scientifique « Azadirachta indica », couramment appelé « Gagné », élu arbre du 21e siècle par l’ONU. Voici pourquoi !

Le Neem est un arbre issu de la famille des acajous. Il est aussi nommé l’arbre miracle, l’arbre universel, l’arbre sacré. Il a été surnommé par l’Organisation des Nation Unies « l’arbre du 21e siècle ». Cet arbre qui soigne presque toutes les maladies est présent dans presque toute les Régions du Cameroun. Utilisé en Inde depuis des millénaires, l’Azadirachta indica qui signifie littéralement « arbre libre » ou margousier est maintenant connu dans le monde entier pour ses vertus médicinales. Ses nombreuses propriétés bienfaisantes lui confèrent une place importante dans l’Ayurvéda (l’Ayurveda est un type ancien de guérison et de médicine traditionnelle. La médicine ayurvédique met l’accent sur l’harmonie et l’équilibre de l’esprit, de l’âme, de l’environnement et du cosmos). En inde, il est considéré comme « arbre sacré » et « la panacée dans toutes maladies ».

Le neem (Azadirachta indica) est un arbre très prisé dans tout le Sahel, et non sans raison. C’est un arbre qui ne pousse qu’en région chaude à températures moyennes annuelles de 21-32 °C. L’espèce est connue pour sa résistance à la sécheresse. Il peut tolérer des températures très élevées mais ne tolère pas une température inférieure à 4 °C. Normalement, il se développe dans les régions où les conditions sont sub-arides à sub-humides, avec des précipitations annuelles de 400–1 200 mm. Il peut se développer dans les régions avec une pluviométrie annuelle inférieure à 400 mm, mais dans ces cas, il dépend en grande partie du niveau de l’eau souterraine.

Riche en azadirachtine, l’huile extraite des graines est aussi utilisée comme vermifuge, mais présente une toxicité importante chez l’humain. Cette huile, appelée huile de neem et obtenue après une pression à froid des graines, présente la particularité d’être très chargée. Il convient de procéder à une clarification, pour espérer obtenir un produit d’une qualité acceptable.

I- LES BIENFAITS DU NEEM

  • Dans le domaine agricole

L’usage du neem dans le domaine agricole est d’une efficacité remarquable en qualité d’insecticide. L’huile de neem est un produit naturel ayant une action extrêmement toxique et non mutagène sur les insectes, mais inoffensif pour les animaux à sang chaud et les hommes. Les substances actives, qui éliminent radicalement les larves de moustiques, se dégradent par ailleurs rapidement sous l’action des rayons du soleil, il est un agent efficace pour combattre les insectes ravageurs dans les arbres. Utilisée en pulvérisation, l’huile est obtenue à partir du fruit de l’arbre. Les plantations de neem forment des brise-vent qui protègent les cultures de mil, de sorgho et d’autres végétaux contre les vents du désert. C’est pourquoi notre organisation promeut sa plantation à travers ses nombreuses campagnes de sensibilisation et de reboisement à l’instar de l’opération un élève, un arbre.

  • Dans le domaine de la médecine traditionnelle

L’Afrique souffre depuis longtemps du fléau du paludisme. Les vertus du neem sont un allié de taille qui permet de lutter contre plusieurs maladies, à travers l’élaboration du sirop de neem administré aux enfants. Et dans la pharmacopée traditionnelle, ce sont les feuilles de l’arbre que les populations locales font bouillir dans l’eau. Ces infusions font ainsi office de nivaquine. Les feuilles peuvent être utilisées comme antiseptique. Il renforce les cheveux et favorise sa croissance, les feuilles sont excellentes pour les soins de la peau, il contient un haut niveau d’antioxydants qui aident à protéger la peau contre les dommages environnementaux et le vieillissement. Les graines et l’huile sont utilisées comme moyen de contraception ou comme abortif. Chez les enfants, l’huile de neem est toxique et peut conduire à la mort. L’huile contient de l’acide gras et de la vitamine E qui est absorbée facilement par la peau, elle contribue à rajeunir les cellules de la peau et à restaurer son élasticité. Excellent exfoliant, l’huile de Neem resserre les pores et élimine les impuretés lorsqu’elle est utilisée comme masque, c’est un excellent guérisseur des infections fongiques de la peau.

 

 

 

Jus de Neem
Huile de Neem

Traditionnellement, les petits bâtons du neem sont mâchés pour nettoyer les dents. Ces bâtons du neem constituent en réalité des brousses a dent aux nombreux vertus médicinales. Cela permet de réduire la plaque dentaire, les dentistes reconnaissent que l’usage des petits rameaux de neem pour brosser les dents est efficace dans la prévention des maladies parodontales. C’est cette tige qui sert généralement de cuire dent dans le grand nord et vous laisse une agréable sensation dans la bouche.

Comme produit cosmétique, le neem a des vertus hydratantes, nourrissantes, régénérantes, émollientes et restructurantes. C’est un produit de beauté très prisé en inde, son pays d’origine. Il calme toutes les démangeaisons provoquées par des piqures d’insectes ou des mycoses. La poudre de feuilles de neem fait partie de la composition de nombreuses crèmes pour le visage et le corps.

Crème du neem
Feuille et fruit du neem

3-Sur le plan alimentaire

Les pousses tendres et les fleurs de l’arbre de neem sont consommées comme un légume en Inde. Un plat appelé “Veppampoo charu”, utilisant la fleur de neem, est préparé dans le Tamil Nadu. Au Bengale occidental, les jeunes feuilles de neem sont frites dans l’huile avec de petits morceaux d’aubergine (brinjal). Le plat est souvent le premier élément lors d’un repas bengali et sert d’apéritif. Il est consommé avec du riz. Fraîches, les feuilles au goût amer sont utilisées dans la cuisine cambodgienne en salade “nhoam sdaw”.

Fleur de Neem

II- LES EFFETS SECONDAIRES DU NEEM

Bien que le neem est un arbre miraculeux, ses suppléments sont probablement toxiques lorsqu’ils sont pris par voie orale à court terme pour les adultes, mais ne doivent pas être utilisé chez les enfants en excès. Le neem peut augmenter l’activité du système immunitaire ; il est essentiel que les personnes atteintes de maladies auto-immunes (telles que la sclérose en plaques, le lupus et la polyarthrite rhumatoïde) fassent preuve de prudence lorsqu’elles utilisent du neem. Les personnes qui prennent des médicaments contre le diabète doivent consulter leur médecin avant d’utiliser du neem. Comme le neem peut réduire le taux de sucre dans le sang, l’utilisation du neem en combinaison avec des médicaments contre le diabète peut faire chuter le taux de sucre dans le sang à des niveaux dangereusement bas.

11 Juil 2022
COP, "sommet de la dernière chance" ? De quoi s’agit-il ? de le COP 1 à la COP 26, que retenir ? CCNUCC - UNFCCC

COP, « sommet de la dernière chance » ? De quoi s’agit-il ? de le COP 1 à la COP 26, que retenir ? CCNUCC – UNFCCC

La conférence des parties (COP) également appelée conférence des Etats signataires, est un terme générique qui désigne l’organe suprême de certaines conventions internationales. Elle est composée de tous les Etats membres de la conférence et vérifie la bonne application des objectifs des conventions internationales adoptées. La COP est une grande conférence internationale sur le climat qui réunit les Etats engagés depuis 1992 par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). COP signifie « Conference of parties », les « parties » étant les signataires de la Convention (195 pays + l’Union européenne). Dans le domaine de l’environnement, il existe ainsi 3 COP, nées de 3 conventions signées à l’issue du “Sommet de la Terre” de Rio en 1992 : la COP sur la biodiversité, la COP sur la lutte contre la désertification et la COP sur les changements climatiques qui est la plus importante des trois. Prévue par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992, la COP sur les changements climatiques se réunit tous les ans depuis 1995 jusqu’à nos jours.

OBJECTIFS DE LA COP

Alertés depuis le premier rapport du GIEC (1990) de l’incidence de l’activité humaine sur le réchauffement de la planète, les États se donnent pour objectif, dès la première COP, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Chaque réunion annuelle donne alors lieu à un état des progrès réalisés dans la baisse des émissions et éventuellement à la signature de nouveaux accords plus ambitieux. Les objectifs principaux seront la création d’un système mondial de taxe sur le carbone, la fin de la dépendance au charbon, l’élimination progressive des combustibles fossiles et la fin des investissements dans l’économie grise (économie informelle). L’organisateur officiel est l’ONU, mais la conférence se tient dans un pays différent chaque année. Les COP sont nées lors du sommet de la Terre de Rio. En 1992, plus de 178 pays se rencontrent à Rio de Janeiro pour la conférence décennale de l’ONU sur l’environnement et le développement. Des avancées significatives sont ainsi faites, comme la signature de la Déclaration de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement qui donne une définition “officielle” du développement durable. Dans cette déclaration est présente une convention sur le climat qui appuie la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de minimiser l’impact humain sur le changement climatique. La machine est donc alors lancée, chaque année les pays ayant signés la convention sur le climat du sommet de Rio se retrouveront pour trouver des solutions concrètes pour lutter contre le changement climatique : c’est la fameuse “conférence des parties” qui prendra place chaque année dans une ville différente. Des acteurs non gouvernementaux y prendront aussi place (ONG, entreprises, villes, citoyens etc.) afin de représenter au mieux la société qui doit lutter contre le changement climatique.

HISTORIQUE DES CONFERENCES DES PARTIES (COP)

Depuis 1995, plus d’une centaine de pays du monde entier se réunissent chaque année lors des Conférences des Parties pour parler du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique. Du fait de la complexité du sujet et des enjeux qui se cachent derrière, c’est un processus long où se mêlent des problématiques environnementales, économiques, sociales et diplomatiques.

La Conférence de Berlin de 1995 sur les changements climatiques, ou COP1, est la première Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nations Unies pour le Climat. Elle s’est tenue du 28mars au 7avril à Berlin en Allemagne, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Elle fixe pour chaque pays ou région des objectifs chiffrés en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de réductions correspondantes à atteindre. Cet engagement chiffré passe une série de mesures et d’engagements politiques.

La deuxième COP s’est déroulée à Genève en 1996. Elle a eu lieu juste après la publication du deuxième rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), qui renforce les charges sur le rôle des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Il y est déclaré et admis que : “les changements climatiques représentent un danger pour l’humanité”.

En 1997, la conférence des parties se déroule à Kyoto au Japon, pour sa troisième année. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un protocole contraignant visant à encadrer les émissions de CO2 de plus d’une centaine de pays est élaboré. Les objectifs sont chiffrés : réduire de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre planétaires d’ici 2020 en se servant de l’année 1990 comme référence. Pour l’Union européenne, cet objectif se traduit par une baisse totale de ses émissions de 8%. Des mécanismes de flexibilité sont aussi étudiés afin de pouvoir aider les pays signataires à développer le maximum de pistes afin de réduire leurs propres émissions. Ils mèneront à la création des mécanismes de développement propre (MDP) et à la mise en œuvre conjointe (MOC). Pour que le protocole de Kyoto puisse rentrer réellement en vigueur, il fallait au moins que 55 pays ratifient le traité. Ce sera chose faite en 2002 lorsque l’Islande s’engagera à réduire ses émissions. En clair, il aura fallu attendre 5 ans pour mettre en œuvre ce protocole ! Il sera officiellement ratifié en 2005 lors de la COP11 à Montréal. Ces huit années entre 1997 et 2005 ont été à l’origine de négociations très fortes et de clarification de la mise en œuvre de ce protocole : mise en place de la méthodologie de comptabilité, des marchés d’émissions, des mécanismes de fond propre, du système d’observation et de gouvernance, etc. La grande déception du protocole de Kyoto vient du fait que les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre du monde n’aient pas ratifié ce traité : les États-Unis et la Chine. De la même manière, le Canada se retirera du protocole de Kyoto en 2011.

La Conférence de Buenos Aires de 1998 sur les changements climatiques est la quatrième conférence des Parties qui s’est tenue du 02 au 14 novembre au centre des expositions en Argentine, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)

La conférence de Bonn de 1999 sur les changements climatiques, ou COP 5, est la cinquième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue le 25 octobre à Bonn en Allemagne, réunissant les pays signataires de la CCNUCC.

La conférence de La Haye de 2000 sur les changements climatiques, ou COP 6, est la sixième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue du 13 au 25 novembre à La Haye aux Pays-Bas, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Marrakech de 2001 sur les changements climatiques ou COP 7, a eu lieu du 29 octobre au 10 novembre 2001 au Maroc. C’est la septième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de New Delhi de 2002 sur les changements climatiques ou COP 8, est la huitième Conférences des parties qui a eu lieu du 23 octobre au 01er novembre 2002 en Inde.

La Conférence de Milan de 2003 sur les changements climatiques ou COP 9, est la neuvième Conférence des parties. Elle s’est tenue du 01er au 13 décembre 2003 en Italie.

La Conférence de Buenos Aires de 2004 sur les changements climatiques ou COP 10, a eu lieu du 06 décembre au 17 décembre 2004 en Argentine. C’est la dixième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Montréal de 2005 sur les changements climatiques ou COP 11, est la 11ème Conférence des parties qui s’est tenue du 28 novembre au 09 décembre au Canada.

La Conférence de Nairobi de 2006 sur les changements climatiques ou COP 12, s’est tenue du 06 au 17 décembre 2006 au Kenya. Elle constitue la 12ème Conférence des parties.

La conférence de Bali est la 13ème conférence des parties sur le changement climatique ou COP 13. Elle s’est tenue du 03 décembre 2007 en Indonésie, réunissant près de 189 Etats signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Poznań est la 14ème Conférence des parties ou COP 14, organisée sous l’égide des Nation unies, avait pour objectif de poursuivre la mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies et du Protocole de Kyoto sur les Changements Climatiques. Organisées du 01er au 12 décembre 2008 dans la ville polonaise de Poznań.

La conférence de Copenhague a été la 15e conférence des parties ou COP 15, de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague au Danemark du 07 au 18 décembre 2009.

La Conférence des parties à la convention sur les changements climatiques de Cancún s’est tenue dans l’Etat mexicain du Quintana Roo, du 29 novembre au 10 décembre 2010. C’est la 16e conférence des parties ou COP 16.

La Conférence de Durban sur les changements climatiques, d’abord tenue à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 09 décembre 2011, puis prolongée jusqu’au 11 décembre pour espérer trouver un accord. C’est la 17e Conférence des parties ou COP 17.

La 18ème conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ou COP 18, s’est déroulée du 26 novembre au 07 décembre 2012 au Centre National de Convention du Qatar, à Doha.

La Conférence de Varsovie de 2013 est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Pologne entre le 11 et le 23 novembre 2013. Elle est la 19ème des conférences annuelles de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Lima de 2014 sur les changements climatiques est la 20ème conférence des parties ou COP 20, qui s’est tenue du 01er décembre au 12 décembre 2014 au Pérou.

La conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 au Bourget en France, est à la fois la 21ème conférence des parties et la 11ème conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Chaque année, les participants de cette conférence se réunissent pour décider des mesures à mettre en place, dans le but de limiter le réchauffement climatique.

La conférence de Marrakech de 2016 sur les changements climatiques est à la fois la 22ème conférence des parties à la Convention-Cadre des Nation Unies sur les Changements Climatiques, et la 12ème conférence des parties Siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Elle s’est tenue du 07 au 18 novembre 2016 au Maroc.

La Conférence de Bonn de 2017 sur le climat est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Allemagne en novembre 2017. Elle est la 23ème des Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui s’est tenue du 06 au 17 novembre 2017 en Allemagne.

La 24ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Katowice en Pologne du 02 au 14 décembre 2018.

La Conférence de Madrid de 2019 sur les changements climatiques est la conférence internationale qui s’est tenue du 02 au 14 décembre 2019 en Espagne. Présidée par le gouvernement chilien, elle constitue la 25ème Conférence des parties ou COP 19.

La 26ème conférence annuelle des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Glasgow du 01er au 12 novembre 2021 au Royaume-Uni.

La Conférence de Charm-El-Cheikh de 2022 sur les changements climatiques est une conférence internationale des Nations Unies qui devrait se dérouler du 07 au 18 novembre 2022 à Charm-El-Cheikl en bord de Mer rouge en Egypte. Elle sera la 27ème Conférence des parties et réunira les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La conférence des parties (COP) également appelée conférence des Etats signataires, est un terme générique qui désigne l’organe suprême de certaines conventions internationales. Elle est composée de tous les Etats membres de la conférence et vérifie la bonne application des objectifs des conventions internationales adoptées. La COP est une grande conférence internationale sur le climat qui réunit les Etats engagés depuis 1992 par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). COP signifie « Conference of parties », les « parties » étant les signataires de la Convention (195 pays + l’Union européenne). Dans le domaine de l’environnement, il existe ainsi 3 COP, nées de 3 conventions signées à l’issue du “Sommet de la Terre” de Rio en 1992 : la COP sur la biodiversité, la COP sur la lutte contre la désertification et la COP sur les changements climatiques qui est la plus importante des trois. Prévue par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992, la COP sur les changements climatiques se réunit tous les ans depuis 1995 jusqu’à nos jours.

OBJECTIFS DE LA COP

Alertés depuis le premier rapport du GIEC (1990) de l’incidence de l’activité humaine sur le réchauffement de la planète, les États se donnent pour objectif, dès la première COP, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Chaque réunion annuelle donne alors lieu à un état des progrès réalisés dans la baisse des émissions et éventuellement à la signature de nouveaux accords plus ambitieux. Les objectifs principaux seront la création d’un système mondial de taxe sur le carbone, la fin de la dépendance au charbon, l’élimination progressive des combustibles fossiles et la fin des investissements dans l’économie grise (économie informelle). L’organisateur officiel est l’ONU, mais la conférence se tient dans un pays différent chaque année. Les COP sont nées lors du sommet de la Terre de Rio. En 1992, plus de 178 pays se rencontrent à Rio de Janeiro pour la conférence décennale de l’ONU sur l’environnement et le développement. Des avancées significatives sont ainsi faites, comme la signature de la Déclaration de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement qui donne une définition “officielle” du développement durable. Dans cette déclaration est présente une convention sur le climat qui appuie la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de minimiser l’impact humain sur le changement climatique. La machine est donc alors lancée, chaque année les pays ayant signés la convention sur le climat du sommet de Rio se retrouveront pour trouver des solutions concrètes pour lutter contre le changement climatique : c’est la fameuse “conférence des parties” qui prendra place chaque année dans une ville différente. Des acteurs non gouvernementaux y prendront aussi place (ONG, entreprises, villes, citoyens etc.) afin de représenter au mieux la société qui doit lutter contre le changement climatique.

HISTORIQUE DES CONFERENCES DES PARTIES (COP)

Depuis 1995, plus d’une centaine de pays du monde entier se réunissent chaque année lors des Conférences des Parties pour parler du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique. Du fait de la complexité du sujet et des enjeux qui se cachent derrière, c’est un processus long où se mêlent des problématiques environnementales, économiques, sociales et diplomatiques.

La Conférence de Berlin de 1995 sur les changements climatiques, ou COP1, est la première Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nations Unies pour le Climat. Elle s’est tenue du 28mars au 7avril à Berlin en Allemagne, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Elle fixe pour chaque pays ou région des objectifs chiffrés en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de réductions correspondantes à atteindre. Cet engagement chiffré passe une série de mesures et d’engagements politiques.

La deuxième COP s’est déroulée à Genève en 1996. Elle a eu lieu juste après la publication du deuxième rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), qui renforce les charges sur le rôle des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Il y est déclaré et admis que : “les changements climatiques représentent un danger pour l’humanité”.

En 1997, la conférence des parties se déroule à Kyoto au Japon, pour sa troisième année. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un protocole contraignant visant à encadrer les émissions de CO2 de plus d’une centaine de pays est élaboré. Les objectifs sont chiffrés : réduire de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre planétaires d’ici 2020 en se servant de l’année 1990 comme référence. Pour l’Union européenne, cet objectif se traduit par une baisse totale de ses émissions de 8%. Des mécanismes de flexibilité sont aussi étudiés afin de pouvoir aider les pays signataires à développer le maximum de pistes afin de réduire leurs propres émissions. Ils mèneront à la création des mécanismes de développement propre (MDP) et à la mise en œuvre conjointe (MOC). Pour que le protocole de Kyoto puisse rentrer réellement en vigueur, il fallait au moins que 55 pays ratifient le traité. Ce sera chose faite en 2002 lorsque l’Islande s’engagera à réduire ses émissions. En clair, il aura fallu attendre 5 ans pour mettre en œuvre ce protocole ! Il sera officiellement ratifié en 2005 lors de la COP11 à Montréal. Ces huit années entre 1997 et 2005 ont été à l’origine de négociations très fortes et de clarification de la mise en œuvre de ce protocole : mise en place de la méthodologie de comptabilité, des marchés d’émissions, des mécanismes de fond propre, du système d’observation et de gouvernance, etc. La grande déception du protocole de Kyoto vient du fait que les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre du monde n’aient pas ratifié ce traité : les États-Unis et la Chine. De la même manière, le Canada se retirera du protocole de Kyoto en 2011.

La Conférence de Buenos Aires de 1998 sur les changements climatiques est la quatrième conférence des Parties qui s’est tenue du 02 au 14 novembre au centre des expositions en Argentine, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)

La conférence de Bonn de 1999 sur les changements climatiques, ou COP 5, est la cinquième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue le 25 octobre à Bonn en Allemagne, réunissant les pays signataires de la CCNUCC.

La conférence de La Haye de 2000 sur les changements climatiques, ou COP 6, est la sixième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue du 13 au 25 novembre à La Haye aux Pays-Bas, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Marrakech de 2001 sur les changements climatiques ou COP 7, a eu lieu du 29 octobre au 10 novembre 2001 au Maroc. C’est la septième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de New Delhi de 2002 sur les changements climatiques ou COP 8, est la huitième Conférences des parties qui a eu lieu du 23 octobre au 01er novembre 2002 en Inde.

La Conférence de Milan de 2003 sur les changements climatiques ou COP 9, est la neuvième Conférence des parties. Elle s’est tenue du 01er au 13 décembre 2003 en Italie.

La Conférence de Buenos Aires de 2004 sur les changements climatiques ou COP 10, a eu lieu du 06 décembre au 17 décembre 2004 en Argentine. C’est la dixième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Montréal de 2005 sur les changements climatiques ou COP 11, est la 11ème Conférence des parties qui s’est tenue du 28 novembre au 09 décembre au Canada.

La Conférence de Nairobi de 2006 sur les changements climatiques ou COP 12, s’est tenue du 06 au 17 décembre 2006 au Kenya. Elle constitue la 12ème Conférence des parties.

La conférence de Bali est la 13ème conférence des parties sur le changement climatique ou COP 13. Elle s’est tenue du 03 décembre 2007 en Indonésie, réunissant près de 189 Etats signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Poznań est la 14ème Conférence des parties ou COP 14, organisée sous l’égide des Nation unies, avait pour objectif de poursuivre la mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies et du Protocole de Kyoto sur les Changements Climatiques. Organisées du 01er au 12 décembre 2008 dans la ville polonaise de Poznań.

La conférence de Copenhague a été la 15e conférence des parties ou COP 15, de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague au Danemark du 07 au 18 décembre 2009.

La Conférence des parties à la convention sur les changements climatiques de Cancún s’est tenue dans l’Etat mexicain du Quintana Roo, du 29 novembre au 10 décembre 2010. C’est la 16e conférence des parties ou COP 16.

La Conférence de Durban sur les changements climatiques, d’abord tenue à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 09 décembre 2011, puis prolongée jusqu’au 11 décembre pour espérer trouver un accord. C’est la 17e Conférence des parties ou COP 17.

La 18ème conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ou COP 18, s’est déroulée du 26 novembre au 07 décembre 2012 au Centre National de Convention du Qatar, à Doha.

La Conférence de Varsovie de 2013 est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Pologne entre le 11 et le 23 novembre 2013. Elle est la 19ème des conférences annuelles de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Lima de 2014 sur les changements climatiques est la 20ème conférence des parties ou COP 20, qui s’est tenue du 01er décembre au 12 décembre 2014 au Pérou.

La conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 au Bourget en France, est à la fois la 21ème conférence des parties et la 11ème conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Chaque année, les participants de cette conférence se réunissent pour décider des mesures à mettre en place, dans le but de limiter le réchauffement climatique.

La conférence de Marrakech de 2016 sur les changements climatiques est à la fois la 22ème conférence des parties à la Convention-Cadre des Nation Unies sur les Changements Climatiques, et la 12ème conférence des parties Siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Elle s’est tenue du 07 au 18 novembre 2016 au Maroc.

La Conférence de Bonn de 2017 sur le climat est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Allemagne en novembre 2017. Elle est la 23ème des Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui s’est tenue du 06 au 17 novembre 2017 en Allemagne.

La 24ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Katowice en Pologne du 02 au 14 décembre 2018.

La Conférence de Madrid de 2019 sur les changements climatiques est la conférence internationale qui s’est tenue du 02 au 14 décembre 2019 en Espagne. Présidée par le gouvernement chilien, elle constitue la 25ème Conférence des parties ou COP 19.

La 26ème conférence annuelle des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Glasgow du 01er au 12 novembre 2021 au Royaume-Uni.

La Conférence de Charm-El-Cheikh de 2022 sur les changements climatiques est une conférence internationale des Nations Unies qui devrait se dérouler du 07 au 18 novembre 2022 à Charm-El-Cheikl en bord de Mer rouge en Egypte. Elle sera la 27ème Conférence des parties et réunira les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

LES CONFERENCES DE PARTIES QUI ONT MARQUE L’HISTOIRE

Toutes les COP n’ont pas des retentissements médiatiques comparables. La plupart se contente « seulement » de mettre en œuvre les modalités décidées lors des conférences déterminantes. Parmi celles-ci figure la COP3 de 1997, avec à la clé le fameux Protocole de Kyoto. Il s’agit pour la première fois d’imposer des efforts aux parties signataires de la Conférence-Cadre de Rio, en l’occurrence de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. La première réelle inquiétude ou du moins intérêt collectif sérieux pour la planète se concrétise en 1972 avec le Sommet de la Terre à Stockholm. Le choix de la capitale de la Suède n’est pas anodin, ce pays étant l’un des premiers à mettre en place dans les années 60 un vaste programme politique de développement durable, la Suède étant par ailleurs considérée de nos jours comme la nation la plus « verte » du monde, selon le « Global Green Index Economy ».

Cependant, en plein âge d’or du pétrole, les temps ne sont guère aux soucis écologiques. Il faut attendre 1992 et le troisième Sommet de la Terre de Rio pour voir bouger les lignes. La protection de l’environnement et le développement durable sont désormais considérés comme incontournables pour l’avenir de l’Homme et de la planète. 196 nations dont tous les membres de la Communauté Européenne ratifient la Convention-Cadre issue du Sommet de la Terre de Rio, qui implique de se réunir chaque année afin de maintenir les efforts. Ces grandes réunions annuelles sont dénommées «Conférences des Parties » (Conference of Parties), les fameuses COP. Les États-Unis sont deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Tout l’intérêt des COP suivantes est de parvenir à imposer un texte juridiquement contraignant ; c’est le grand enjeu de la COP 15 de Copenhague de 2009, déjà jugée à l’époque comme décisive pour l’avenir de la planète, et d’une importante résonnance médiatique. Hélas, encore une fois, la montagne d’espoir de Copenhague accouche d’une petite souris, n’imposant aucune contrainte juridique. Les participants se séparent sur de vagues promesses de recherches d’énergies nouvelles, et sur le désir de ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2° à l’horizon 2100.

En décembre 2015, la COP 21 de Paris représente la revanche de la COP 15 de Copenhague, et surtout le dernier espoir de parvenir à éviter le pire. Un accord international sur le climat, juridiquement contraignant, est enfin atteint et acté en 2016, en tant qu’Accords de Paris. Ceux-ci prévoient de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°, de limiter les rejets de gaz à effet de serre en vue de parvenir à la neutralité carbone, et notamment d’accorder une aide de 100 milliards de dollars par an aux pays en voie de développement. Les attentes pour la COP21 ont été très fortes, en effet cette conférence a permis de conclure à un accord historique permettant de remplacer le prolongement du protocole de Kyoto, et ce dès 2020. La COP21 a été pour beaucoup un « moment historique » grâce à la signature de l’Accord de Paris. Celui-ci entérine que la communauté internationale fera tout son possible pour contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de +2°C, voire le limiter à +1,5°C. Pour atteindre cet objectif très ambitieux, tous les États se sont engagés à publier leurs propres objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ils sont aujourd’hui accessibles sur le site des Nations Unies. Si on additionne l’ensemble des contributions nationales, il apparaît que le réchauffement climatique devrait être de +3,5°C en 2100, ce qui reste encore loin de l’objectif fixé. L’enjeu de l’après COP21 est donc d’engager pleinement les entreprises, collectivités et citoyens dans des actions de réduction. Par ailleurs, d’autres mécanismes seront discutés au cours des prochaines COP, comme la mise en place d’un prix du carbone ou d’un fonds vert pour le climat. Le 5ème rapport du GIEC, paru en novembre 2014, affirme avec certitude que l’être humain est responsable du changement climatique. Le rapport « special » du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1.5°C, paru le 6 octobre 2018, est alarmant, et appelle à un changement radical. Mobiliser toute la planète est donc une étape nécessaire pour lutter contre le changement climatique.

Que retenir ?

En définitive, la COP est un évènement qui se répète chaque année généralement vers la fin du mois de novembre. Elle est fortement médiatisées et réunit souvent près de 30000 personnes et s’effectue sur deux semaines. C’est l’occasion pour les Etats de faire le point sur leur action en faveur du climat et de discuter de ce qui devrait être fait pour éviter un dérèglement majeur du système climatique. Compte tenu de la nature globale du problème des changements climatiques, l’intérêt de ces rencontres est a priori évident. On le sait, les changements climatiques sont causés par l’accumulation de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Or, comme ces gaz à effet de serre peuvent être émis de n’importe où, une lutte efficace contre le dérèglement du climat suppose de développer des stratégies universelles. D’où la nécessité que la communauté internationale se réunisse pour définir de telles stratégies.

LES CONFERENCES DE PARTIES QUI ONT MARQUE L’HISTOIRE

Toutes les COP n’ont pas des retentissements médiatiques comparables. La plupart se contente « seulement » de mettre en œuvre les modalités décidées lors des conférences déterminantes. Parmi celles-ci figure la COP3 de 1997, avec à la clé le fameux Protocole de Kyoto. Il s’agit pour la première fois d’imposer des efforts aux parties signataires de la Conférence-Cadre de Rio, en l’occurrence de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. La première réelle inquiétude ou du moins intérêt collectif sérieux pour la planète se concrétise en 1972 avec le Sommet de la Terre à Stockholm. Le choix de la capitale de la Suède n’est pas anodin, ce pays étant l’un des premiers à mettre en place dans les années 60 un vaste programme politique de développement durable, la Suède étant par ailleurs considérée de nos jours comme la nation la plus « verte » du monde, selon le « Global Green Index Economy ».

Cependant, en plein âge d’or du pétrole, les temps ne sont guère aux soucis écologiques. Il faut attendre 1992 et le troisième Sommet de la Terre de Rio pour voir bouger les lignes. La protection de l’environnement et le développement durable sont désormais considérés comme incontournables pour l’avenir de l’Homme et de la planète. 196 nations dont tous les membres de la Communauté Européenne ratifient la Convention-Cadre issue du Sommet de la Terre de Rio, qui implique de se réunir chaque année afin de maintenir les efforts. Ces grandes réunions annuelles sont dénommées «Conférences des Parties » (Conference of Parties), les fameuses COP. Les États-Unis sont deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Tout l’intérêt des COP suivantes est de parvenir à imposer un texte juridiquement contraignant ; c’est le grand enjeu de la COP 15 de Copenhague de 2009, déjà jugée à l’époque comme décisive pour l’avenir de la planète, et d’une importante résonnance médiatique. Hélas, encore une fois, la montagne d’espoir de Copenhague accouche d’une petite souris, n’imposant aucune contrainte juridique. Les participants se séparent sur de vagues promesses de recherches d’énergies nouvelles, et sur le désir de ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2° à l’horizon 2100.

En décembre 2015, la COP 21 de Paris représente la revanche de la COP 15 de Copenhague, et surtout le dernier espoir de parvenir à éviter le pire. Un accord international sur le climat, juridiquement contraignant, est enfin atteint et acté en 2016, en tant qu’Accords de Paris. Ceux-ci prévoient de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°, de limiter les rejets de gaz à effet de serre en vue de parvenir à la neutralité carbone, et notamment d’accorder une aide de 100 milliards de dollars par an aux pays en voie de développement. Les attentes pour la COP21 ont été très fortes, en effet cette conférence a permis de conclure à un accord historique permettant de remplacer le prolongement du protocole de Kyoto, et ce dès 2020. La COP21 a été pour beaucoup un « moment historique » grâce à la signature de l’Accord de Paris. Celui-ci entérine que la communauté internationale fera tout son possible pour contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de +2°C, voire le limiter à +1,5°C. Pour atteindre cet objectif très ambitieux, tous les États se sont engagés à publier leurs propres objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ils sont aujourd’hui accessibles sur le site des Nations Unies. Si on additionne l’ensemble des contributions nationales, il apparaît que le réchauffement climatique devrait être de +3,5°C en 2100, ce qui reste encore loin de l’objectif fixé. L’enjeu de l’après COP21 est donc d’engager pleinement les entreprises, collectivités et citoyens dans des actions de réduction. Par ailleurs, d’autres mécanismes seront discutés au cours des prochaines COP, comme la mise en place d’un prix du carbone ou d’un fonds vert pour le climat. Le 5ème rapport du GIEC, paru en novembre 2014, affirme avec certitude que l’être humain est responsable du changement climatique. Le rapport « special » du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1.5°C, paru le 6 octobre 2018, est alarmant, et appelle à un changement radical. Mobiliser toute la planète est donc une étape nécessaire pour lutter contre le changement climatique.

Que retenir ?

En définitive, la COP est un évènement qui se répète chaque année généralement vers la fin du mois de novembre. Elle est fortement médiatisées et réunit souvent près de 30000 personnes et s’effectue sur deux semaines. C’est l’occasion pour les Etats de faire le point sur leur action en faveur du climat et de discuter de ce qui devrait être fait pour éviter un dérèglement majeur du système climatique. Compte tenu de la nature globale du problème des changements climatiques, l’intérêt de ces rencontres est a priori évident. On le sait, les changements climatiques sont causés par l’accumulation de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Or, comme ces gaz à effet de serre peuvent être émis de n’importe où, une lutte efficace contre le dérèglement du climat suppose de développer des stratégies universelles. D’où la nécessité que la communauté internationale se réunisse pour définir de telles stratégies. Notre organisation à eu la recommandation du MINEPDED pour intégrer cette institution comme ONG œuvrant dans la lutte contre le changement climatique.

Par BENTOU TEPONDO Josephine, Environementaliste

03 Juil 2022
Mémoire de fin d'études Master Professionnel CRESA

Stage académique à la Coop-CA REDD : Mémoire de fin d’études présenté en vue de l’obtention du diplôme de master professionnel en Environnement et Mesures de conservation (EMC)

Mémoire de fin d’études Master Professionnel CRESA, depuis trois ans déjà, la Coop-CA REDD accueille des étudiants de différentes institutions de formation de l’enseignement supérieur dans le cadre des stages académiques. C’est notre contribution à la formation et à l’encadrement de la jeunesse.

L’Ecole Nationale Supérieure des Sciences Agro-Industrielles (ENSAI) de l’université de N’Gaoundéré, L’école Supérieure des Sciences et Techniques de l’information et de la Communication (ESSTIC) de l’université de Yaoundé II, L’école Nationale Supérieure Polytechnique (ENSP) de l’Université de Maroua, le Centre Régional d’Enseignement Spécialisé en Agriculture (CRESA) Forêts-bois de Nkolbisson-Yaoundé sont entre autres grandes écoles de l’enseignement supérieur qui envoient leurs étudiants faire leurs stages académique dans notre structure.

Le présent mémoire qui est disponible en téléchargement est présenté en vue de l’obtention d’un master professionnel en Environnement et Mesures de conservation (EMC), option Evaluation Environnementale et Aménagement du Territoire (EEAT) par Monsieur DJONYANG PHILEMON, Etudiant au Centre Régional d’Enseignement Spécialisé en Agriculture (CRESA) Forêts-bois de Nkolbisson-Yaoundé.

Il a participé à une étude que nous menons sur l’adaptabilité de nouvelles variétés en agriculture dans le Logone et Chari. Cette étude est menée sur quatre spéculation à savoir le Maïs, le Riz, le Soja et le Niébé. Les résultats finals seront publiés au moment opportun par les instances étatiques agréées.

Le changement climatique est au centre des préoccupations mondiales et ses répercussions sur les secteurs agricoles sont considérables. La région de l’Extrême-Nord du Cameroun est la plus touchée par les effets du changement climatique et particulièrement le Département du Logone et Chari. Le maïs joue un rôle important dans la sécurité alimentaire des populations et l’autosuffisance alimentaire dudit département. Toutefois, sa culture est en baisse, ce qui constitue une menace à la sécurité alimentaire et aux ressources phylogénétiques du maïs. Afin de mettre en place des mesures d’adaptation efficaces et efficientes, il est nécessaire de mener des études d’adaptabilité de nouvelles variétés en agriculture et notamment le maïs dans le département du Logone et Chari.

L’objectif général de cette étude consiste globalement à évaluer le niveau d’adaptabilité de chaque variété de maïs dans le département du Logone et Chari afin de trouver la variété qui est plus adaptée et porteuse dans cette zone. Pour mener bien ce travail, une méthodologie basée sur une étude descriptive et analytique sur les paramètres agronomiques, morphologiques et l’évaluation de rendement des différentes variétés de maïs a été menée afin de trouver la variété la plus porteuse. Aussi, les observations de terrain, les enquêtes auprès des agriculteurs, les entretiens avec les personnes ressources et le traitement des données collectées ont permis d’obtenir plusieurs résultats.

08 Juin 2022

Le polyter : solution idoine pour une agriculture durable en zone désertique

        « L’agriculture mondiale va devoir relever un défi colossal, produire près de 50% de nourriture en plus d’ici 2030 et doubler la production à l’horizon 2050 » alertais l’OCDE en 2010. Selon l’organisation de coopération et de développement économique, il faudra ‘‘probablement y parvenir avec moins d’eau’’ car 70% de consommation mondiale d’eau est faite par l’agriculture. C’est avec ce défi planétaire à l’esprit que Philippe Ouaki Di Giorno, agronome et chercheur passionné a inventé un procédé appelé « polyter » qui pourrait littéralement sauver la planète en remédiant aux pénuries d’eaux dans les pays du sud et du gaspillage dans les pays du nord. Surnommé le ‘‘magicien du Gers’’, Philippe Ouaki a développé une technologie agricole de rupture il y a 25ans qui permet de végétaliser les déserts, cultiver les terres les plus capricieuses et économiser l’eau. Cette technologie pourrait être une solution efficace pour la lutte contre le réchauffement climatique, la désertification, la sècheresse, le stress hydrique, mais surtout pour révolutionner l’agriculture dans les régions chaudes et désertiques du monde. 

Le polyter, qu’est-ce que c’est ?

         Le polyter est un hydro rétenteur fertilisant organique qui se présente sous forme des petits granulés provenant de la chimie organique. Au contact de l’eau, il a la faculté d’absorber jusqu’à 300 fois le poids initial de chaque graines d’une façon spectaculaire et la transformer en solide. Pour stopper la désertification en restaurant les terres dégradées, la technologie polyter pourrait être un atout considérable car elle a de nombreux avantages environnementaux, agricoles et économiques. Il permet d’économiser plus de 50% d’eau et des produits de fertilisations car, lorsqu’une plante est arrosée, elle absorbe seulement 20% de l’eau mais avec le polyter, 97% de l’eau arrosée est retenu par celle-ci. Le polyter contient des oligo-éléments organique et du polyacrylate de potassium qui augmentent la richesse du sol et améliore sa structure. Il permet aux plantes de résister contre les intempéries du climat, contre les maladies et les ravageurs. Le polyter augmente la surface de la racine donc la plante est plus résistante et possède plus de ressources et de surface utile. Il enrichit la structure du sol en favorisant le développement des organismes indispensable pour une terre saine.

Le polyter favorise une précocité du développement de la plante et dont du fruit.  La plante au contact du polyter va donc absorber un maximum de capacité en eau pour le garder en terme de garde-manger disponible. Pendant la période où nous ne pouvons pas apporter d’eau aux plantes, le polyter va créer un tampon qui va permettre aux plantes de ne pas vivre le stress hydrique et restituer tout ce qu’il contient à la plante. Il permet à la plante d’avoir en sa disponibilité tout l’eau nécessaire pour pouvoir croitre et se développer.

Rôle du polyter

        La particularité du polyter est qu’il se greffe aux racines et fait partie de la plante étant donné qu’il est pratiquement organique, il y a donc greffage naturel entre la racine et le polyter. L’élément le plus important est que à l’intérieur du polyter, il y a une vraie quantité d’engrais, de fertilisant équilibré qui sont fait spécifiquement pour nourrir la plante et le développement racinaire. Pour avoir des belles plantes, il faut un développement racinaire fort, important et en profondeur. Le polyter permet un rendement de 50 à 300 % sur certaines cultures, il est devenu une matière réactive qui permet réellement de faire pousser les plantes beaucoup plus vite naturellement. Ultra-absorbant comme des éponges au contact de l’eau, il permet de retenir et de stocker le liquide. Le polyter fusionne ensuite avec la racine qui se développe plus vite en profondeur. La plante a comme un baluchon en eau, en fertilisant et en garde-manger. Grâce à cela, la moindre problématique de variation de température, d’apport d’eau ou non n’affecte pas la plante. Le polyter est considéré comme un antidote pour les problèmes de sécurité alimentaire dans le monde, l’antidote au niveau des problèmes de règlement climatique, de reforestation, de stabilisation du climat et du sol.

Les régions septentrionales du Cameroun traversent actuellement une importante période de sécheresse et de désertification. L’eau se fait de plus en plus rare, les barrages enregistrent le taux de remplissage historiquement bas.  La nappe phréatique s’affaisse dans ce contexte, l’optimisation et la sauvegarde de l’eau dans le processus de production agricole devient une nécessité. Le nombre de la population ne cesse de croitre et les ressources naturelle s’épuisent chaque jour. L’avancée du désert menace les deux régions du Nord et de l’Extrême- Nord du pays, le climat devient de plus en plus aride et le sol pauvre. Le polyter pourrait donc résoudre ces problèmes environnementaux et agricoles du septentrion en assurant la sécurité alimentaire, en augmentant les surfaces arables, en diminuant les apports en eaux et en fertilisants, favorisant la germination et le développement végétal. Les plantes pourront ainsi bien se développer malgré les intempéries du climat et le manque d’eaux. Le polyter peut être utilisé dans les cultures vivrières, dans la production agro-industrielle et fruitière ainsi que dans le reboisement. Le polyter pourrait ainsi stopper l’avancement du désert en favorisant le reboisement et booster la production dans les zones non fertiles et désertes tout en restaurant la stabilité du sol et l’équilibre écologique.

         Face à tous ces problèmes environnementaux qui menacent les régions du septentrion, la Société Coopérative avec Conseil d’Administration pour le Reboisement et le Développement Durable (COOP CA-REDD) a pris les choses en main pour expérimenter cette précieuse technologie polyter afin de lutter contre la désertification. Le président de la COOP CA-REDD Mr ABAKACHI ABICHO était personnellement sur le terrain pour planter des arbres fruitiers dans un verger en utilisant le polyter. Etant donné que les arbres mettent beaucoup de temps à pousser, l’utilisation du polyter permet d’avoir des bons résultats en peu de temps. Les arbres vont donc avoir à leur disposition toutes les ressources dont ils ont besoin pour un bon démarrage, puis croitre rapidement et se développer harmonieusement.

Comment utiliser le polyter?

 Juste une pincée de polyter introduit dans un litre d’eau, suffit pour fertiliser une plante. Apres avoir creusé une fosse et ajouter de l’eau pour humidifier le sol sec, le polyter gonflé a été disposé autour des racines avant d’être couvert par la terre. En grandissant, ces granulés s’accrochent aux racines et pompent l’eau qu’ils contiennent. Ainsi 97% de l’eau versé sur les plantes seront absorbé et on aura quasiment aucune perte en eau et les plantes se développeront rapidement sans problèmes. Les plantes ne craignent plus les changements climatiques et se développent sans stress hydrique avec une production florale et fruitière beaucoup plus importante.

 

Rapporté par: BENTOU TEPONDO Josephine, Environementaliste