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27 Sep 2023

FICHE TECHNIQUE GOMBO

Le gombo, longtemps considéré comme une affaire des seules femmes, est devenu une filière à part entière qui nourrit son Homme et pas que… Comment le faire ? du semis à la conservation, en passant par l’entretien du champ, la récolte, le conditionnement et/ou la transformation, lire l’intégral de notre fiche technique de la semaine consacré à la culture Bio du gombo. Vous pouvez demander et obtenir gratuitement un devis correspondant à votre parcelle.

Le Gombo de nom scientifique Hibiscus esculentus L ou Abelmoschus esculentus, appartient à la famille des Malvacées. Il est une importante source de revenu et contribue à l’alimentation des ménages car, il entre dans la composition de nombreux plats. Il existe plusieurs variétés parmi lesquelles la Rikoto, court trapus et bien gluante et la CLEMSON Spineless long et moins gluant.

Choix et préparation du terrain

Choisir de préférence un sol profond, bien drainé et riche en matière organique pour la culture du Gombo. Les sols argileux ou riches en éléments grossiers sont moins conseillés.

Labour

Le labour doit être profond (20 à 30 cm de profondeur), émietter les grosses mottes de terre puis réaliser des billons d’une hauteur de 30 cm, de 1 m de large et 10 m de long au maximum avec une daba ou une billonneuse tirée par un tracteur.

Semis

Les variétés précoces (pop, puzo, pop-12….) qui arrivent à maturité après 2 à 3 mois sont conseillées. Pour réussir le semis, l’on doit ;

  • Avoir 7 à 10 kg de semences saines et bien triées (test flottaison) ;
  • Faire un semis direct avec un écartement de 80 cm entre les lignes et 50 cm entre les poquets ;
  • Semer 3 graines par poquet à une profondeur de 3 à 5 cm après une bonne pluie ou irrigation ;
  • Remplacer les manquants 5 à 6 jours après le semis ;
  • Semer le gombo après les céréales, le coton ;
  • Ne pas semer le gombo après une culture de la famille des solanacées (piment, tomate, morelle noire, pomme de terre, poivron, etc.) ou encore l’oignon.

Démariage

La levée a lieu 7 à 10 jours après le semis. Après la levée, procéder à un démariage à un plant par poquet, ce qui donne une densité de 20 000 pieds à l’hectare.

Désherbage

Pratiquer un sarclage régulier, surtout en début de culture, pour maintenir la parcelle propre. Deux à trois sarclages sont nécessaires. Le premier sarclage doit se faire une semaine après la levée, le deuxième se fera 3 semaines après le premier sarclage. Le deuxième sarclage doit s’accompagner du buttage.

Irrigation

La culture du gombo doit se faire de préférence en saison des pluies car, les besoins en eau sont élevés durant la végétation et à l’approche de la récolte. Il faut maintenir une humidité constante dans le sol avec des irrigations modérées. L’arrosage doit être régulier le long du cycle cultural, environ deux fois par semaine voir trois fois (saison sèche). Une quantité de 20 litres au mètre carré lors de l’arrosage est recommandée.

Traitement

Procéder systématiquement au traitement des cultures dès l’apparition des boutons floraux 2 fois par semaine pendant 3 semaines. Toutefois, il n’est pas exclu de traiter les cultures en cas d’attaque avant cette période. Le traitement peut être fait à base de produit naturels tel que les extraits de neem, ou de piment (voir fiche technique insecticide bio)

NB : Pour mieux protéger les plants contre ces attaques, il faut nettoyer les alentour du champ, le clôturer pour éviter les dégâts liés aux chèvres, moutons etc.

Fertilisation

Apporter avant le semis, en fumure de fond de la fumure organique, à raison de 10 à 15 tonnes par hectare. L’on peut apporter du compost en période de culture à la dose recommandée.

Récolte

La récolte commence quelques jours après la nouaison. Les cueillettes doivent être entre 3 à 4 jours et acheminées vers le marché.  La meilleure qualité est un fruit tendre, de petite taille. La récolte commence 5-6 jours après l’apparition de la fleur.

Conservation

Le gombo peut être consommé frais ou sec. Le gombo frais doit être consommé dans les trois jours suivant la récolte. Il peut aussi être conserver frais dans le réfrigérateur (5 à 7 jours) ou au congélateur pour une durée plus longue. Aussi ils peuvent être conservés secs. Pour se faire les fruits doivent être coupés en rondelles et posés sur une bâche et exposés au soleil.

 

Par Ismaïl Gouskro

Ingénieur Agro-Economiste

 

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27 Sep 2023

FICHE TECHNIQUE : CULTURE BIO DE LA TOMATE

De son nom scientifique Lycopersicumesculentum, la Tomate considérée à la fois comme étant un légume et un fruit; Elle est très consommée de part le monde entier. De ce fait, la culture de la tomate est très sollicitée dans le monde en général et en particulier au Cameroun par de nombreux agriculteurs.

  • Pépinière
  • Choisir un espace de pépinière à côté d’un point d’eau et proche de la future plantation ;
  • Etablir des planches de 20cm de hauteur et 5 à 10 m de longueur et 1 à 1,2m de large. Bien fragmenter les mottes de terres.
  • 6 à 8 jours avant le semis enfouir les fientes de poule (3-4nkg/m2).
  • Procéder à un semis en ligne espacées de 20 cm dans des sillons de 2 cm de profondeur préalablement tracés perpendiculairement sur les planches. Recouvrir ensuite ces petits sillons et arroser correctement ;
  • Mettre la paille pour que l’arrosage ne déchausse pas les semences, pour la protection contre les fortes insolations.

 

NB : prévoir une ombrière au-dessus des planches.

  • Entretien de la pépinière
  • Eliminer régulièrement les mauvaises herbes ;
  • Arroser 2 fois par jour, le matin et le soir en absence de soleil. En saison de pluies, arrosé seulement s’il n’a pas plu pendant 3 jours successifs ;
  • Après la levée, éclairer les lignes de semis en supprimant les plants malvenus afin de maintenir entre les plants (au stade 3 feuilles) un espace de 7 à 10 cm ;
  • Réduire progressivement l’ombrage ;

Les plants feront 1 mois à 1mois et demi en pépinière

  • Choix du terrain

Le choix du terrain est de préférence un terrain plat ou présentant une pente légère. Les étapes de préparation du terrain sont les suivants :

  • Labour profond de la parcelle nettoyé ;
  • Confection des planches de 1,2 m de largeur, 20 cm de hauteur espacées de 1 m en y incorporant du fumier. Arroser correctement après ;
  • Le repiquage à lieu 1 mois à 1,5 mois après le semis en pépinière, en choisissant les meilleurs plants ;
  • En culture associée, les écartements peuvent varier de 100 cm à 200 cm entre les lignes et 50 cm à 100 cm entre les plants, ceux-ci varient donc en fonction de la culture à laquelle il est associé ;
  • Opération de repiquage
  • Tracer les lignes de semis sur les planches (deux lignes parallèles sur la même planche) espacées de 1 m. Arrosé correctement les lignes de semis ;
  • Les plants seront arrachées délicatement de la pépinière avec une pelle-bêche ou une houe, de façon à ne pas endommager les racines encore fragiles ;
  • Les plants vont ensuite être séparés en enlevant les vieilles racines et la terre autour. Faire de même pour la tige receper le sommet de la plante à environ 3 à 4cm (habillage du plant), de même que les vieilles feuilles gênantes ;
  • Transplanter les plants à écart de 0,5 à 0,7 cm en évitant d’enterrer le collet, puits tasser tout autour ;
  • Arroser correctement après en éloignant le goulot du collet.
  • Entretien de la plantation

 

  • Eliminer régulièrement les mauvaises herbes et effectuer le binage environ 1 mois après plantation pour aérer le sol. On peut éventuellement pailler le sol si possible. Arroser le champ le matin et le soir de préférence en l’absence du soleil.
  • Recourir au tuteurage au début de la nouaison (formation des fruits) pour les variétés à croissances indéterminée, afin de soutenir la tige.
  • Maintenir le rythme d’arrosage en veillant à ce que le sol ne reste pas trop sec.
  • Augmenter le volume d’eau apporté pendant la floraison et la nouaison. Arroser au pied de la plante en évitant que l’eau ne stagne.
  • La taille : la taille permet d’améliorer la circulation de l’air dans la plante et d’éliminer les banches ou feuilles atteintes de la maladie. On a trois types de taille : l’effeuillage, l’écimage (taille des tiges) et l’ébourgeonnage (taille des gourmands) ;
  • L’effeuillage : pour les variétés de type buisson (croissance déterminer), il s’agit de supprimer les feuilles jaunies ou en voie de décomposition. Supprimer les rameaux gênants ou en contact avec le sol. Pour les variétés à croissance indéterminé, il s’agit de limiter le nombre des rameaux, surtout les rameaux inférieurs vieillissants.
  • L’écimage : il s’agit ici de pincer les tiges (tailler les tiges) pour favoriser la croissance des gourmands vigoureux ;
  • L’ébourgeonnage : ici on élimine les petites pousses latérales pour ne laisser qu’une seule pousse (la plus vigoureuse). Pour les variétés à croissance indéterminée, la tige est taillée au stade de 02 grappes de fleurs. On laisse ensuite la pousse à l’aisselle de la dernière feuille qui suit la fleure se développer. Celle-ci sera également taillée au stade de 02 grappes et le même procédé continu. Pour la variété à croissance déterminé, après avoir taillé la tige principale, on laisse se développerdeux gourmands (les plus vigoureux). Ceux-ci seront ensuite taillés au stade 03 grappes de fleurs, puis on recommence la taille en laissant toujours 02 gourmands.
  • Fertilisation
  • Pour la pépinière, enfouir 1 semaine avant le semis 2-3 kg/m2de fientes de poules ou de fumier.
  • Pour la plantation, 1 semaine avant le repiquage enfouir une fumure de fond constituée de fiente de poule ou de fumier (3kg/m2).
  • Densité de semis :

Environ 30 000 plants/ha

  • Traitement phytosanitaire

MALADIES

SYMPTOMES

PROPHYLAXIE

Anthracnose

Attaque les feuilles et entraine leur dessèchement et réduit la surface foliaire pour la photosynthèse  

Neem + Nordox et taille sanitaire

Black-pot(nécrose- apical) 

Desséchement des fruits par la base en laissant un fond noir

La lutte est préventive, et consiste à bien alimenter les plantes en eau régulièrement

Flétrissement

Mort subite

Arrachage du plant et extirpation de la parcelle

Mouches Mineuses

Formation de points blancs sur les feuilles

Piège à mouche +Neem

Chenille, Criquets et insectes

Présence sur les feuilles

Neem

Le mildiou

Apparition des tâches grise sur tige, jeunes fruits et tiges

-Nordox

-taille sanitaire des plants

  • Récolte et conservation :

La récolte commence environ 2 mois après le repiquage et peu s’étaler sur trois (03) mois. Et donc Commencer la récolte lorsque les ¼ des fruits sont rouges. Les fruits mûrs doivent être récoltés en éliminant leur pédoncule et par temps sec pour garantir une bonne conservation qui ne se fait que quelques jours à l’état frais.

 

  • Rendement

Le rendement moyen se trouve entre 20 et 30 t/ha

Par AlhadjiMahamat ABICHO,

Chef de Division Suivi-Evaluation

27 Sep 2023

LES FEUX DE BROUSSES, UN DANGER PERMANENT POUR L’ENVIRONNEMENT !

Les feux de brousses sont des phénomènes destructeurs qui peuvent être engendrés de plusieurs manières. Chaque année, des milliers d’hectares sont perdus à cause d’eux. Des conséquences néfastes en résultent. Nous allons à la suite de ce document découvrir que les solutions existent et que des organismes font de leur mieux pour arrêter ce phénomène dangereux pour l’environnement.

PRESENTATION

Le feu de brousse est un incendie qui se propage sur une étendue. Le feu est une réaction chimique entre trois éléments : de l’oxygène, la chaleur et le combustible. Que l’un des ces trois éléments disparaissent et le feu disparait aussi. Si les conditions sont réunies, le feu peut prendre à peu près n’importe ou et n’importe quand. La plupart des incendies se déclarent se déclarent quand le temps est sec et chaud. Dans la nature, la source se chaleur qui va déclencher un feu peut être naturelle (par la foudre) ou provenir de l’homme (feu mal éteint ou cigarette). Le combustible peut être toute matière inflammable, feuille, herbe sèche, branche, bois. Les combustibles brulent à des températures différentes selon leurs nature, par ce que chaque matière a une température différente d’inflammation propre. C’est le seuil de la chaleur où la matière s’enflamme.

CAUSES

Les activités humaines

  • Brûler des débris : Ils peuvent faire en sorte que les flammes des débris brûlants se propagent dans les forêts, les fermes ou les champs.
  • Défaillance de l’équipement ou étincelles du moteur : Les accidents de voiture sont connus pour déclencher rapidement des incendies. Les petites étincelles du moteur peuvent faire place à de grandes flammes si le véhicule roule dans un champ ou une forêt.
  • Les cigarettes, Feux d’artifice, Incendie criminel.

 

  • Mère Nature
  • La foudre : la foudre peut provoquer des incendies de forêt, en particulier le type de foudre appelé « foudre chaude », qui peut durer relativement longtemps. Lorsqu’elle frappe, elle peut produire une étincelle qui peut mettre le feu à une forêt ou à un champ.
  • Éruption volcanique : La lave brûlante des éruptions volcaniques est également à l’origine des incendies de forêt.

 

CONSEQUENCES

  • Les feux de brousses emportent les habitations, la faune et la flore, ainsi que la végétation
  • Les sols de la zone touchée par l’incendie sont complètement détruits
  • La perte des animaux et végétaux Il est triste mais vrai que les oiseaux, les écureuils, les lapins et d’autres animaux sauvages ne font plus partie de cette grande terre. Les arbres et les plantes aident à produire de l’oxygène dans le monde. Moins il y a d’arbres et de plantes, moins il y a d’air pur à respirer. Sans plantes ni arbres, les animaux qui ont survécu n’ont plus rien à manger.
  • De grandes quantités de fumée sont libérées dans l’air, ce qui rend la respiration difficile et entraîne une pollution de l’air.
  • Malheureusement, des vies humaines sont également perdues dans les incendies de forêt.
  • Les travailleurs agricoles, dont les cultures et les animaux ont été détruits par l’incendie, perdent des revenus et des emplois. Lorsque les gens n’ont pas de travail, l’économie en souffre, ce qui rend la reprise difficile.

 

SOLUTIONS

  • Éviter d’allumer des feux de brousses tardifs, en saison sèches
  • Faire des feux de brousse pendant la saison humide (feu précoces)
  • Dresser un réseau de coupe feux.

CONCLUSION

En conclusion, nous pouvons dire que l’avancé de l’urbanisation joue un grand rôle dans la lutte contre les feux de brousses. Partout dans le monde la lutte contre ce phénomène est organisé et structuré. Mais l’Homme peut avoir recours à des brulages tardifs come en Afrique dans la savane pour régénérer la végétation. Des nombreuses observations démontrent que la pratique généralisée des feux de brousses tardifs en savane conduit d’abord à la régression du couvert ligneux, puis à la formation d’une steppe et aboutit à une formation plus ou moins avancée de la désertification.

Mots clés :  Feux de brousses, Danger, Environnement

 

BIBILOGRAPHIE

FAO (2006) la gestion des feux : recommandations volontaires pour la gestion Des feux. Principe directeur et action stratégiques. Document de travail sur la gestion des feux de brousses FM17F. Rome, Italie

Green walter (1991) lutte contre les feux de forêt : notes techniques à l’adresse des combattant de feux, ONAB-GTZ.

Par Mailaisso Marie Yvone, Ingénieur en environnement

23 Sep 2023

CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION (UNCCD) : NOUS SOMMES ACCRÉDITÉES !

La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) est un accord international qui vise à lutter contre la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches du monde entier. Adoptée en 1994, la convention a pour objectif de promouvoir des politiques et des actions visant à prévenir la désertification, à atténuer ses effets et à restaurer les terres déjà touchées. La désertification est un problème mondial qui affecte environ un tiers de la superficie terrestre, touchant directement plus de 2 milliards de personnes dans plus de 100 pays. Elle est souvent causée par une combinaison de facteurs tels que l’exploitation non durable des terres, le changement climatique, la déforestation, la surexploitation des ressources naturelles et la pauvreté. Elle vise à combattre ces facteurs en encourageant la coopération internationale, en fournissant un cadre de collaboration entre les pays pour la mise en œuvre de mesures de lutte contre la désertification et en mobilisant des ressources financières et techniques pour soutenir les programmes nationaux. Un élément clé de la Convention est la reconnaissance du rôle des populations touchées par la désertification dans la mise en œuvre des actions de lutte contre celle-ci. Les communautés locales sont considérées comme des partenaires essentiels dans la protection et la gestion durable des terres, et la Convention vise à promouvoir leur participation active.

HISTORIQUE DE L’UNCCD

L’idée de créer une convention spécifique pour lutter contre la désertification est apparue dans les années 1970, lorsque plusieurs organisations et experts ont commencé à s’inquiéter de l’ampleur croissante de ce phénomène. En 1977, les Nations Unies ont organisé la Conférence des Nations Unies sur la désertification (UNCOD) à Nairobi, au Kenya, où les pays ont discuté des mesures à prendre pour lutter contre ce problème. L’UNCOD a été la première étape vers la création de la CNULCD.

La CNULCD a été négociée pendant plusieurs années, et finalement adoptée lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED), également connue sous le nom de Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, au Brésil, en 1992. Elle est entrée en vigueur en décembre 1996 et compte actuellement 197 parties. Elle fonctionne grâce à plusieurs organes, dont la Conférence des Parties, qui se réunit tous les deux ans pour discuter des progrès réalisés et prendre des décisions importantes. Elle compte également plusieurs comités techniques et des groupes de travail qui travaillent sur des questions spécifiques liées à la désertification.

Au fil des années, la CNULCD a contribué à sensibiliser davantage à la désertification, à renforcer la coopération internationale et à mobiliser des ressources financières pour soutenir les initiatives de lutte contre la désertification. Elle a également encouragé la participation active des populations locales et des communautés dans la prise de décisions liées à la gestion durable des terres. La CNULCD est considérée comme une étape importante dans la protection de l’environnement et la promotion du développement durable dans les régions touchées par la désertification. Cependant, malgré les efforts déployés, la désertification reste un défi important, notamment en raison des effets du changement climatique. C’est pourquoi la convention continue de jouer un rôle crucial dans la coordination des actions mondiales pour lutter contre la désertification et préserver les terres pour les générations futures.

OBJECTIF DE LA CONVENTION

L’objectif principal de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) est de lutter contre la désertification et la dégradation des terres dans les régions arides, semi-arides et subhumides sèches, en favorisant la gestion durable des terres touchées et en assurant le bien-être des populations vivant dans ces zones.

Pour atteindre cet objectif, la CNULCD a identifié trois objectifs spécifiques :

  • Améliorer la productivité des terres et réduire la dégradation des sols : La convention encourage les pays membres à adopter des politiques et des pratiques durables pour la gestion des terres, y compris la promotion de l’agriculture durable, la gestion forestière responsable et la conservation de la biodiversité. Elle vise à améliorer la fertilité des sols et à réduire la dégradation des terres, en favorisant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et en renforçant les capacités locales pour une utilisation efficace des ressources naturelles.
  • Favoriser la coopération internationale : La CNULCD encourage la coopération entre les pays membres pour l’échange de bonnes pratiques, le partage d’informations scientifiques, la formation et le renforcement des capacités. Elle vise également à mobiliser des ressources financières pour soutenir les activités de lutte contre la désertification et promouvoir la mise en œuvre de projets de développement durable dans les zones touchées.
  • Mobiliser les populations locales et les parties prenantes : La convention reconnaît l’importance de la participation des populations locales et autochtones à la prise de décisions concernant la gestion des terres. Elle encourage la création de plates-formes de dialogue et de partenariats entre les gouvernements, les communautés locales, les ONG et d’autres acteurs, afin de promouvoir une gestion participative des terres et de garantir le bien-être des populations vivant dans les zones touchées par la désertification.

REALISATION DE LA CONVENTION

La CNULCD a contribué à sensibiliser davantage à la désertification et à mettre en évidence son impact sur les populations locales, l’agriculture, l’économie et l’environnement. Elle a également encouragé la mise en place de politiques et de programmes nationaux de lutte contre la désertification dans de nombreux pays. De plus, la convention a favorisé la mobilisation de ressources financières pour soutenir les actions de lutte contre la désertification, notamment à travers le Fonds mondial pour l’environnement.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour lutter efficacement contre la désertification. Le changement climatique et les pressions démographiques continuent d’exercer une pression sur les terres arides, ce qui rend la mise en œuvre de la convention d’autant plus importante. Elle continue de jouer un rôle clé dans la coordination des efforts mondiaux pour lutter contre la désertification et promouvoir la gestion durable des terres, afin de préserver les écosystèmes et le bien-être des populations vivant dans les régions touchées.

Elle reconnaît l’importance de la participation des organisations non gouvernementales (ONG) et des organisations de la société civile (OSC) dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres. Elle encourage leur participation active et leur collaboration avec les gouvernements et les autres parties prenantes dans la mise en œuvre de la convention.

ACCREDITATION DES ONG ET OSC

La CNULCD reconnaît que les ONG et les OSC apportent une expertise spécifique, une connaissance locale ainsi qu’une capacité de mobilisation de la société civile, qui sont essentielles pour lutter contre la désertification et promouvoir la gestion durable des terres.

L’accréditation des ONG/OSC par la CNULCD est un processus par lequel ces organisations sont officiellement reconnues et autorisées à participer aux réunions, aux négociations et aux activités de la convention en tant qu’observateurs. L’accréditation permet aux ONG et OSC d’assister aux sessions de la Conférence des Parties (COP) de la CNULCD et de participer aux discussions et délibérations sur les politiques et les décisions relatives à la désertification. Les ONG et OSC accréditées peuvent également soumettre des documents et des déclarations, organiser des événements parallèles, partager des informations et des bonnes pratiques, et s’engager dans des initiatives et des projets de lutte contre la désertification.

Pour être accréditée par la CNULCD, une organisation doit remplir certaines conditions et critères, y compris être une organisation non gouvernementale ou une organisation de la société civile possédant une expertise et une expérience pertinentes dans le domaine de la désertification et de la gestion des terres. Elle doit également avoir un engagement actif dans la lutte contre la désertification, être légalement constituée, disposer de ressources adéquates et être en mesure de contribuer de manière significative aux objectifs de la convention. Elle vise à renforcer la participation et la contribution de la société civile à la mise en œuvre de la convention, favorisant ainsi une approche inclusive et participative dans la lutte contre la désertification. Cela permet également aux organisations accréditées de contribuer activement à la formulation des politiques et aux décisions liées à la désertification, en apportant leur expertise et leurs perspectives spécifiques. C’est ainsi que la Coop-CA REDD a été accrédité et s’est résolument inscrite dans un processus d’arrimage aux standard internationaux en matière de gestion administrative, financière et technique des projet et programme. 

L’INTERET DU CAMEROUN A S’ENGAGER DANS LA DITE CONVENTION

La dégradation des terres ou la désertification au Cameroun a pris au fil du temps un caractère de plus en plus urgent. Ses impacts se font ressentir sur l’économie, l’environnement et le bien-être des populations, et en particulier en zone rurale où la survie est tributaire de la disponibilité des ressources naturelles fournies par les terres. Le Cameroun a ainsi, depuis au moins le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, développé et mis en œuvre des stratégies et des actions dans le cadre de plusieurs initiatives portant sur l’utilisation durables des terres. Plus récemment encore, lors de la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York (États-Unis), le Chef de l’Etat du Cameroun, son Excellence Paul Biya a solennellement engagé son Pays dans le respect des ODD dont la cible 15.3 met l’accent sur la lutte contre la désertification et la restauration des terres et sols dégradés, avec l’objectif d’aboutir à un « monde sans dégradation des terres » à l’horizon 2030. C’est dans ce contexte que le pays, déjà partie de la CNULCD a, fort opportunément, adhéré au processus de définition des cibles volontaires de neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) le 21 décembre 2015. Une équipe de travail multisectorielle et multi-acteur au niveau national a été constituée en vue de renforcer la coordination et la concertation entre les différents acteurs impliqués. Pour booster les efforts en cours pour la GDT, les initiatives jusqu’ici entreprises par le Cameroun dans le cadre global de la gestion de l’environnement constituent autant de leviers et d’actions pour faciliter la mise en œuvre des mesures et cibles NDT et leur intégration dans les politiques et programmes à mettre en droite ligne de la vision 2035 dont le but est de parvenir à une économie émergente. 

CONCLUSION

La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification est un instrument international crucial pour lutter contre la dégradation des terres dans les zones arides du monde entier. Elle vise à prévenir la désertification, à atténuer ses effets et à restaurer les terres déjà touchées, en encourageant la coopération internationale, la participation des communautés locales et la mobilisation des ressources financières et techniques. Malgré les progrès réalisés, la mise en œuvre effective de la Convention reste essentielle pour lutter contre la désertification et promouvoir le développement durable des zones touchées.

21 Sep 2023

LA FABRICATION DES PAVÉS A PARTIR DES DÉCHETS PLASTIQUES DANS LA VILLE DE GAROUA, ON S’Y MET !

Pavé écologique, la Société Coopérative avec Conseil d’Administration pour le Reboisement et le Développement Durable, dans le cadre d’atteindre ses objectifs notamment de protéger l’environnement à expérimenté pour la première fois la fabrication à partir des déchets plastiques qui jonchent les rues de la ville de Garoua.

Le pavé écologique, ou Paveco, peut être utilisé pour paver le sol avec les mêmes avantages, sinon mieux que le béton, à moindre coût, tout en ayant un impact environnemental positif. Il s’agit ici du processus technique de fabrication qui consiste à faire fondre du plastique puis le consolider avec du sable et enfin placé le mélange obtenu dans un moule pour façonner le pavé. Au cours de ce processus plusieurs étapes ont été suivis notamment :

  • Le dosage des intrants

Il consiste à ce premier niveau de peser les différentes matières premières utilisées pour la fabrication du produit.

  • Le pesage du sable

Le sable étant l’un des éléments le plus important est utilisé comme charge dans le mélange, son incorporation dans les déchets plastiques fondu améliore les propriétés diélectriques, la résistance à la chaleur, la dureté, la résistance à la compression et à l’humidité des objets moulés. Il joue aussi le rôle de plastifiant afin d’améliorer la fluidité à chaud du mélange.

  • La cuisson et le malaxage

Cette étape fournit une pâte fondante et homogène sans bulles elle est donc importante.

  • Le Moulage et le compactage

La pâte ainsi obtenue est versée dans des moules imbibé d’huile de vidange. Au contact des parois, la pâte prend la forme du moule et se solidifie.

Après le processus de fabrication on passe au refroidissement et au démoulage. Les pavés obtenus sont les résultats de différentes doses des matières premières lors du mélange. Au cours de l’expérimentation, les membres de la coopérative ont obtenu deux types de pavés dont le gris et le noir.                                   

Le Cameroun produit annuellement 600 000 tonnes de déchets dont 10 % (60 000 tonnes) sont des déchets plastiques d’après les statistiques du Ministère de l’Environnement de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED) ainsi, pour protéger l’environnement et la population des effets néfaste de la pollution plastique et réduire considérablement les conséquences de cette dernière dans la ville de Garoua la Coop-CA REDD compte produire ces pavés en grande quantité pour la réduction de ces déchets plastiques. Ayant observés nos démonstration séance tenantes lors des journées Portes Ouverte (JPO) de la Commune d’Arrondissement de Garoua 2e, plusieurs partenaires nous ont contacté pour l’implémentation de ce projet ainsi que plusieurs potentiels clients qui étaient fascinés par la

qualité du produit fini. Des dispositions sont en cours d’implémentation pour une production à grande échelle.

Rapporté par DJANA Daniel, Ingénieur Environnementaliste

Revu et Corrigé par Zara Abba, Journaliste

09 Juin 2023

BIOCHAR

Le mot Biochar est un néologisme anglais, composé du préfixe bio et du mot charcoal, qui signifie charbon de bois. Il faut le traduire par: charbon à usage agricole. Le mot anglais Biochar est parfois traduit par le mot Biocharbon ce qui ne convient pas vraiment (quasi tous les charbons, y compris ceux fossile, ont une origine biologique). Le Biochar est une matière organique produit à partir des matières résiduelles contenant du carbone et provenant principalement de résidus agricoles et forestiers. Il existe plusieurs technologies de pyrolyse qui génèrent une panoplie de biochars ayant des propriétés variées. Le Washington Post estime que le biochar qui est un amendement naturel et écologique obtenu par carbonisation de la biomasse pourrait constituer une alternative aux 7,8 millions de tonnes de déchets alimentaires par an qui ne peuvent pas être récupérés (Gillet, 2013).

 Caractéristiques

            Les caractéristiques générales du biochar, on lui associe plusieurs vertus. Le biochar influence la dynamique de l’eau du sol. Le changement dans la capacité de rétention en eau qui lui est associé provient de la très faible densité de celui-ci, de sa teneur en carbone et de son effet sur la structure du sol. Des pores de petite taille dans ses particules favorisent une augmentation de la rétention en eau, car ils augmentent la remontée capillaire Une meilleure rétention favorise particulièrement les sols sableux ou ceux des régions plutôt arides en augmentant ainsi la productivité végétale.

 

Principaux usages

Le biochar est un amendement destiné à restaurer ou améliorer les sols: il est alors intégré, sous forme de poudre ou de petits fragments, dans des sols de pépinière, de forêt, agricoles, de jardin ou horticoles (pots de fleur), dans le but d’améliorer les propriétés pédologiques (physiques, chimiques, biologiques) du substrat. Le biochar est étudié et recommandé par un nombre croissant d’auteurs pour améliorer et stabiliser les sols tropicaux, naturellement acides et pauvres, donc fragiles, qui ont été fortement dégradés par l’agriculture et/ou la déforestation, et sont actuellement érodés ou menacés par l’érosion. Le biochar, en tant que produit riche en carbone, stable et durable, a aussi une fonction de puits de carbone, ce qui explique qu’il suscite un intérêt croissant dans le contexte des préoccupations concernant le réchauffement climatique d’origine humaine. Le biochar, source d’humus, permet de restaurer la capacité des sols à stocker une partie du carbone produit par la biomasse végétale.IL substitut à d’autres usages du charbon de bois ou charbon de bois activé : par exemple, l’introduction de biochar dans un sol améliore la qualité de l’eau qui y circule (il joue le rôle de filtre), et pourrait ainsi accroître la productivité des cours d’eau et des zones humides, en améliorant la ressource halieutique et en favorisant le retour d’un bon état écologique des masses d’eau superficielles et souterraines.

A part son intérêt de diminuer les émissions du sol en CO2, en méthane, et protoxyde d’azote (N2O ou oxyde nitreux), trois gaz à effet de serre préoccupants pour le climat, Le biochar piège et stock à long terme le carbone, le biochar ne pose a priori pas de problèmes d’introduction de germes pathogènes et nécessite ni progrès technique ni recherche fondamentale car ses outils de production sont robustes et simples, ce qui le rend approprié pour de nombreuses régions du monde. Ceci présente notamment un avantage pour les cultures de légumes frais ou plantes à croissance rapide et se mangeant crus (radis, carottes, salades, etc.) qu’il ne vaut mieux pas mettre en contact direct avec des fumiers pour limiter les épidémies et le risque zoonotique.

Mots clés : biochar ; agriculture ; humus ; déforestation et le carbone du sol.

Références :

Brown, R. (2009). Biochar production technology, Chap.

  1. Dans : Biochar for environmental management:

Science and Technology, J. Lehman and S. Joseph

(édit.), Earthscan, London. p. 127-146.

-Woolf, D. (2008). « Biochar as a soil amendment: A

review of the environmental implications »,

http://orgprints.org.

 

Par:

Djana Daniel Daniel

Ingénieur Environnement

25 Mai 2023

L’ARBRE EN MILIEU URBAIN

La vie urbaine présente bien des attraits et des avantages pour la personne qui y réside, mais elle peut également entraîner de graves conséquences qui menacent notre environnement et notre bien-être, tant physique que mental. Abattre un arbre est une question qui doit être murement réfléchie , que ce soit pour construire une  autoroute, que les feuilles salissent et bouchent les gouttières etc. Il est essentiel de bien comprendre les différentes fonctions que peuvent remplir les arbres et les espaces boisés dans un paysage urbain car, sous bien des aspects, ils permettent de réduire les effets dommageables sur notre environnement (pollution) et notre santé. De plus, non seulement les arbres en milieu urbain remplisent des fonctions écologiques et thérapeutiques, mais ils peuvent aussi contribuer à notre confort et notre sécurité et jouer un rôle social, esthétique et même économique.

 

PRÉSENTATION

Le mot « arbre » est très arbitraire.

Il s’applique à des végétaux de nombreux ordres et familles, dont l’apparence varie énormément : au-delà de l’arbre typique, dote d’un tronc haut et de branches en éventail (comme ce hêtre), le terme désigne aussi les fougères arborescentes, cycas, cactus et plantes succulentes, palmiers, plantes aquatiques…

LES RÔLES DE L’ARBRE EN VILLE

  • Protection de notre environnement et de la biodiversité qui nous entourent 

L’un des plus importants bienfaits que procurent les arbres à notre environnement est certainement la fonction de purificateur d’air : en produisant l’oxygène que tout être vivant respire, en réduisant les gaz polluants ou encore en captant en partie les fines particules en suspension dans l’air. Les arbres améliorent et protègent aussi la structure des sols limitant, entre autres, leur appauvrissement et les risques d’érosion. Ils préservent la qualité de l’eau et régulent l’eau qui y séjourne, réduisant ainsi les risques d’inondation et de débordement des égouts pluviaux. Enfin, les boisés urbains assurent une fonction essentielle pour le maintien de la biodiversité dans nos villes, par la présence d’une flore et d’une faune qui n’existeraient plus sans eux. Les boisés urbains favorisent une meilleure ventilation de la ville, ils agissent comme climatiseur naturel en diminuant la température ambiante des villes et en favorisent une meilleure ventilation et rafraîchissent l’air ambiant en modifiant le degré d’humidité locale grâce à la production de la vapeur d’eau dans l’atmosphère par évapotranspiration. De plus, le feuillage absorbe et réfléchit une partie des radiations solaires qui seraient autrement transformées en partie en énergie thermique (chaleur) si elles arrivaient jusqu’au sol, sur une surface d’asphalte. Les différences de température entre des espaces boisés et des zones bâties sans arbres au sein d’une ville favorisent en effet la circulation de l’air frais (étant plus lourd, l’air frais des boisés pousse l’air réchauffé par les surfaces bâties).

 

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  • L’amélioration de notre santé physique et de notre bien-être psychologique

 

Les boisés urbains contribuent à notre bonne santé physique en offrant des lieux propices à la tenue d’activités physiques ou de plein air comme la marche, la course à pied et le vélo. Ils favorisent aussi l’équilibre psychique des citadins, en leur fournissant un endroit à l’abri du stress de la ville, leur permettant le ressourcement, la détente, le retour à leur espace vital. Enfin, la présence des arbres en ville exerce également un effet thérapeutique important, qui a pour conséquence de réduire les risques de certaines maladies comme les malaises respiratoires, les faiblesses cardiaques, les coups de chaleur, les cancers de la peau ou encore les problèmes de cataracte.

Image

  • L’amélioration de notre confort et de notre sécurité routière

La présence d’arbres le long des axes routiers renforce la sécurité des automobilistes ou des piétons qui circulent à proximité en améliorant entres autres, la qualité de conduite des automobilistes. Il a également été observé que la vitesse des autos est souvent réduite dans un paysage bordé d’arbres.

  • Une fonction sociale

Ils représentent pour la population des villes des lieux privilégiés de rencontre avec le milieu naturel permettant la découverte, l’observation et l’interprétation de la nature, qu’il s’agisse de la faune ou de la flore. L’ornithologie est, par exemple, une activité de plus en plus populaire auprès de citadins. Certaines municipalités organisent même parfois leurs espaces verts en réseaux d’interprétation de la nature.

Mots-clés : Arbre, Environnement, Biodiversité, Milieu naturel, Paysage

Référence :

Société de l’arbre du Québec. 1998. Des arbres pour vivre en santé.

Guide pour la réalisation de projets de plantation. Québec. 20 p.

-10 Guy Bussières. 2006. Notes de cours sur la foresterie urbaine (FOR 15478),

Chapitre 2 : Fonctions de l’arbre en milieu urbain. Université Laval, Québec.

-12 Société de l’arbre du Québec. 1998. Des arbres pour vivre en santé.

Guide pour la réalisation de projets de plantation. Québec. 20 p.

13 J. L. Monty, Fondation canadienne de l’arbre, Communication à la 7e Conférence

Canadienne sur la forêt urbaine, les 11-12-13 octobre 2006 à Québec.

11 Avr 2023

LA CONVENTION DE RAMSAR ET L’IMPORTANCE DE LA ZONE HUMIDE

PRESENTATION DE LA CONVENTION

La Convention de Ramsar, plus couramment appelée Convention sur les zones humides, est un traité intergouvernemental servant de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Négocié par des pays et des ONG, le traité a été adopté dans la ville iranienne de Ramsar, en 1971, et est entré en vigueur en 1975.

C’est le seul traité mondial du domaine de l’environnement qui porte sur un écosystème particulier et les pays membres de la Convention couvrent toutes les régions géographiques de la planète.

OBJECTIF ET MISSION

La Convention de Ramsar a comme objectif la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier.

Sa mission est « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier ».

Les zones humides sont parmi les écosystèmes les plus divers et les plus productifs. Elles fournissent des services essentiels et toute notre eau douce. Toutefois, elles continuent d’être dégradées et transformées pour d’autres usages.

 

DEFINITION DE LA ZONE HUMIDE

La Convention a adopté une large définition des zones humides comprenant tous les lacs et cours d’eau, les aquifères souterrains, les marécages et marais, les prairies humides, les tourbières, les oasis, les estuaires, les deltas et étendues intertidales, les mangroves et autres zones côtières, les récifs coralliens et tous les sites artificiels tels que les étangs de pisciculture, les rizières, les retenues (les réservoirs) et les marais salés.

LES PRINCIPAUX ELEMENTS DE LA CONVENTION

Les Parties contractantes sont tenues de :

  • Désigner au moins un site en tant que site Ramsar et en assurer la bonne gestion ;
  • Progresser vers l’utilisation rationnelle de toutes leurs zones humides au moyen d’une planification nationale de l’utilisation des terres, de politiques et de lois appropriées, de mesures de gestion et de la sensibilisation du public ;
  • Coopérer au plan international en ce qui concerne les zones humides transfrontalières, les systèmes de zones humides partagées, les espèces partagées et les projets de développement pouvant affecter les zones humides.

RESULTATS ATTENDUS

  • L’utilisation rationnelle de toutes les zones humides, y compris une gestion plus participative des zones humides et des décisions en matière de conservation prises en connaissant l’importance des services écosystémiques fournis par les zones humides.
  • La création et le soutien d’un réseau international de zones humides d’importance nationale.
  • L’établissement de partenariats efficaces avec d’autres conventions, organismes internationaux et autres Parties à la Convention.

 

La Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau engage ses 167 signataires à :

  • Tenir compte de la conservation des zones humides dans leurs plans d’aménagement du territoire,
  • Inscrire des sites sur la liste Ramsar et s’engager à les préserver (en 2013, la liste contenait plus de 2130 sites),
  • Préserver toutes les zones humides, qu’elles soient inscrites ou non sur la liste de Ramsar,
  • Soutenir la recherche et la formation dans le domaine des zones humides,
  • Coopérer avec les autres pays pour préserver ou restaurer les zones humides frontalières.
  • La France a signé la convention Ramsar, en 1971, elle est suivie par le Ministère chargé de l’environnement. En 2014, 43 sites Ramsar étaient recensés en France métropolitaine et d’outre-mer.

Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts… et c’est très grave. Pour protéger la planète, le geste réflexe est de planter des arbres. Mais il y a un autre écosystème vital qui se meurt trois fois plus vite et dans l’indifférence : les zones humides.

RESUME

La Convention de Ramsar était la première des conventions mondiales modernes de conservation lorsqu’elle fut adoptée, et elle constitue de nos jours un accord multilatéral en matière d’environnement actif et très reconnu. Elle a pour mission d’assurer l’exploitation judicieuse de toutes les zones humides par l’intermédiaire d’initiatives locales et nationales, ainsi que par la collaboration internationale, afin de contribuer à une exploitation durable dans le monde. Le Canada a entériné la Convention en 1981 et est réputé pour ses contributions aux programmes de la Convention, tels que l’élaboration de politiques, l’évaluation des progra mmes, la conservation des tourbières et du carbone, la restauration des prairies et des zones humides, la mesure de la valeur économique, les enjeux d’atténuation et d’autres sujets.

LES CONVENTIONS INTERNATIONAL AU CAMEROUN

La Convention de Ramsar est un traité international sur la conservation et la gestion durable des zones humides. La Convention est entrée en vigueur au Cameroun le 20 juillet 2006. Depuis lors, le pays compte 7 sites Ramsar. Les données de cette couche ont été téléchargées à partir du site Ramsar (www.ramsar.org) et les limites ont été scannées à partir de cartes topographiques et d’images satellitaires. Par conséquent, les limites présentées sont des approximations de l’état des locaux – les informations sont essentiellement de nature indicative.

Tableau : liste des sites Ramsar au Cameroun

Source : wikipedia.org

 

Mots clés : convention ; Ramsar ; zone humide, biodiversité ; habitats des oiseaux.

 

Reference bibliographique

 

  • org/Cameroun »[archive], Convention de Ramsar
  • Zones humides importantes à l’échelle internationale : Convention de Ramsar/ Convention sur les zones humides d’importance internationale, en particulier en tant qu’habitat de la sauvagine (Ramsar)/Biodiversité et écosystèmes/ Février 2022 ; A10 FR
  • 2023 Association Secrétariat MedWet | Tour du Valat, Le Sambuc | 13200 Arles | France | Tel : +33 (0) 4 90 97 06 78 | info@medwet.or
07 Avr 2023

LES ENERGIES RENOUVELABLES ET NOUVELLES

ENERGIES RENOUVELABLES: AVANTAGES ÉCOLOGIQUES POUR LE FUTUR

Aujourd’hui, nous avons besoin de beaucoup d’énergie pour satisfaire notre mode de vie. Mais la majorité des énergies utilisées actuellement sont des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Leur quantité est limitée et leur combustion augmente les émissions de gaz à effet de serre. L’augmentation de ces gaz dans l’atmosphère est responsable du réchauffement planétaire. C’est pourquoi il est utile d’économiser l’énergie et d’utiliser des énergies plus propres pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.

  • Qu’est-ce qu’une énergie renouvelable ?

Les énergies renouvelables désignent un ensemble de moyens de produire de l’énergie à partir de sources ou de ressources théoriquement illimitées, disponibles sans limite de temps ou reconstituables plus rapidement qu’elles ne sont consommées.

On parle généralement des énergies renouvelables par opposition aux énergies tirées des combustibles fossiles dont les stocks sont limités et non renouvelables à l’échelle du temps humain : charbon, pétrole, gaz naturel… Au contraire, les énergies renouvelables sont produites à partir de sources comme les rayons du soleil, ou le vent, qui sont théoriquement illimitées à l’échelle humaine.

Les énergies renouvelables sont également parfois désignées par les termes « énergies vertes » ou « énergies propres », par abus de langage. En effet, si les énergies renouvelables ont bien souvent des avantages écologiques, elles ne sont pas pour autant « vertes » ou « propres » dans le sens où elles ont aussi des conséquences environnementales importantes.

  • GRANDES FAMILLES DES ENERGIES RENOUVELABLES.
  1. L’énergie solaire

C’est une source d’énergie qui dépend du soleil. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité à partir de panneaux photovoltaïques ou des centrales solaires thermiques, grâce à la lumière du soleil captée par des panneaux solaires.

 Le soleil, bien que distant de plus de 150millions de kilomètres de nous, demeure notre plus grande source d’énergie même si elle est intermittente.

C’est une énergie propre qui n’émet aucun gaz à effet de serre et sa matière première, le soleil, est disponible partout dans le monde, gratuite et inépuisable. Les 03 éléments sont nécessaires à une installation photovoltaïque : des panneaux solaires, un onduleur et un compteur.

Photo1 : énergie solaire

 

2. L’énergie éolienne

C’est une source d’énergie qui dépend du vent. Le soleil chauffe inégalement la Terre, ce qui crée des zones de températures et de pression atmosphérique différentes tout autour du globe. De ces différences de pression naissent des mouvements d’air, appelés vent. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité dans des éoliennes, appelées aussi aérogénérateurs, grâce à la force du vent. Une éolienne est composée de 04 parties : Le mât, l’hélice, la nacelle qui contient l’alternateur producteur d’électricité et les lignes électriques qui évacuent et transportent l’énergie électrique. Il existe deux types d’éoliennes : les éoliennes terrestres et maritimes. La différence entre les deux est qu’en mer le vent est beaucoup plus régulier et fort que sur la terre environ 60%. Sa matière première, le vent, est disponible partout dans le monde et totalement gratuite.

Photo2 : énergie éolienne

3.L’énergie hydraulique

Il permet de fabriquer de l’électricité, dans les centrales hydroélectriques, grâce à la force de l’eau. Cette force dépend soit de la hauteur de la chute d’eau (centrales de haute ou moyenne chute), soit du débit des fleuves et des rivières. L’énergie hydraulique dépend du cycle de l’eau. Sous l’action du soleil, l’eau des océans et de la terre s’évapore. Elle se condense en nuages qui se déplacent avec le vent. La baisse de température au-dessus des continents provoque des précipitations qui alimentent l’eau des lacs, des rivières et des océans.

Une centrale hydraulique est composée de 3 parties : Le barrage qui retient l’eau, la centrale qui produit l’électricité, les lignes électriques qui évacuent et transportent l’énergie électrique.

C’est une énergie qui n’émet pas de gaz à effet de serre, elle est utilisable rapidement grâce aux grandes quantités d’eau stockée et c’est une énergie renouvelable très économique à long terme.

Photo3: énergie hydraulique

4. L’énergie géothermique

Il dépend de la chaleur de la terre. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité dans les centrales géothermiques, grâce à l’eau très chaude des nappes dans le sous-sol de la Terre. La température des roches augmente en moyenne de1°C tous les 30 m de profondeur. En certains points du globe, en particulier dans les régions volcaniques, qui correspondent à des intrusions de magma dans la croûte terrestre, cela peut aller jusqu’à 100 °C par 100m.Une centrale géothermique est composée de 3 parties : la pompe, l’usine qui produit l’électricité, les lignes électriques qui la transportent.

Photo4: énergie géothermique

5. La biomasse

L’énergie issue de la biomasse est une source d’énergie renouvelable qui dépend de la matière vivante végétale et animale. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité grâce à la chaleur dégagée par la combustion de ces matières (bois (principal matière utilisé), végétaux, ordures ménagère), dans ce cas, Les matériaux brule dans une chambre de combustion et dégage de la chaleur. Cette chaleur transforme l’eau d’une chaudière en vapeur. Cette vapeur fait tourner une turbine qui entraine un alternateur qui produit du courant. On peut aussi obtenir du biogaz ou du biocarburant issu de la fermentation de ces matières, dans des centrales biomasses.

  • AVANTAGES DES L’ENERGIES RENOUVELABLES

Le fait qu’elles ne soient théoriquement pas épuisables comme les énergies fossiles, les énergies renouvelables ont des avantages sur le plan écologique. Par exemple, l’électricité produite à partir de sources de production d’énergie renouvelable émet très peu de CO2 notamment lorsqu’on la compare aux énergies fossiles comme le charbon. Pour cette raison, les énergies renouvelables sont notamment un vecteur privilégié de la lutte contre le réchauffement climatique.

Elles offrent des opportunités majeures et durables en termes de création d’emploi et de nouveaux métiers (recherche, ingénierie, fabrication, installation, entretien, exploitation…).

En France en 2020, les énergies renouvelables couvrent 13,1% de l’énergie primaire consommée. Elle représente par ailleurs environ 25% de la production d’électricité. La première source d’énergies renouvelables en France reste l’hydroélectricité qui représente 13.1% de l’électricité consommée, suivi par l’éolien (8.8%), le solaire (2.8%%) et la biomasse (1.7%).

Ces dernières années, les énergies renouvelables (l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l’énergie marine, l’hydraulique, l’hydrogène « vert » ou renouvelable ou encore la biomasse) se sont développées partout dans le monde. Sur le papier l’idée paraît excellente : contrairement aux centrales à charbon, une éolienne ou un panneau solaire produisent de l’électricité sans émettre de CO2. Il suffit que le vent fasse tourner l’hélice ou que le soleil atteigne le panneau. Ainsi, si l’on prend en compte l’ensemble du cycle de vie d’une source de production d’électricité d’origine éolienne (de sa fabrication à sa fin de vie), elle génèrera environ 11 g de CO2 par kWh d’électricité produite, contre plus de 800 pour une centrale à charbon.

De même, du gaz produit à partir de déchets végétaux permettrait en théorie de dégager moins de CO2 et moins de pollutions.

 

Mots clés : énergies renouvelables, biomasse, éolienne, géothermique, hydraulique, solaire.

  • Références
  • Azizi Amina, « modélisation optimisation d’un système de production d’énergie photovoltaïque avec un système de stockage hybride », thèse des sciences de l’ingéniorat, université BADJI MOKHTAR-ANNABA, 2019, p.122
  • https://youmatter.world consulté le 03 mars 2023.
06 Avr 2023

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LE PROTOCOLE DE KYOTO

Adoptée en 1992 au Sommet de Rio, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est le premier instrument international portant sur les changements climatiques. Cette convention mène en 1997 à l’adoption du Protocole de Kyoto, un traité qui cherche à mettre en œuvre de manière plus précise et contraignante les principes affirmés dans la Convention. Il est signé en 1997 lors de la COP3, comme protocole additionnel et première application contraignante à la Convention sur le climat de 1992. Il entre en vigueur en 2005, suite à sa ratification par la Russie. Il prévoit des engagements différenciés selon les pays, sur le principe d’une responsabilité historique distincte entre pays industrialisés et pays en développement.

Figure 1 : Frise chronologique des négociations climatiques ; CDC climat recherche 2014

Objectif du protocole

Son objectif principal est de réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés et des pays en voie de développement avec une émission importante ; il vise spécifiquement la lutte contre le changement climatique, susciter une prise de conscience planétaire et mettre en place un cadre international sur les GES. Il vise principalement à réduire les six GES :

  • Le dioxyde de carbone
  • Le méthane
  • L’oxyde nitreux
  • L’hydrofluorocarbone
  • L’hydrocarbure perfluoré
  • L’hexafluorure de soufre

Les enjeux

Enjeux environnemental Les scientifiques ont pu établir que les températures moyennes allaient continuer à augmenter au fil du siècle. Les plus pessimistes parlent d’une hausse de près de 6 °C entre 1990 et 2100. Or, les effets d’un tel bouleversement climatique pourraient être dramatiques. Outre la fonte des glaces provoquant la montée du niveau de la mer, le réchauffement peut entraîner une désertification, des inondations, la disparition d’espèces ou la prolifération de maladies. Le protocole de Kyoto raisonne comme une prise de conscience quasi collective de l’urgence d’agir en faveur de l’environnement.

Enjeux économique et politique : Certaines privilégient les négociations entre États, dans le cadre de grands accords internationaux et globaux (type protocole de Kyoto) ou de politiques régionales (Union européenne), d’autres parient plutôt sur les mécanismes de diffusion issus d’initiatives locales ou régionales. Certaines misent davantage sur les réglementations et les taxations, d’autres sur les mécanismes de marchés, les régulations judiciaires et l’investissement en R&D. Avec, bien souvent, des approches mixtes et superposées. D’autre part, il est aussi une forme de reconnaissance de la responsabilité des pays industrialisés dans le changement climatique en exonérant les pays en développement. Les premiers sont d’ailleurs invités à participer au financement de projets propres sur les terres des seconds dans le cas où ils ne remplissent pas leurs objectifs.

 

Mécanismes prévues dans le protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto crée trois mécanisme flexibles fondés sur le marché qui ont un potentiel d’aider les pays à réduire le cout de réalisation de leurs objectifs de réduction de leurs émissions. Ces mécanismes :

Les mécanismes de développement propres (MDP) : permet la mise en place de projet de réduction des émissions contribuant au développement durable dans les pays en développement et générant « des réductions certifiées d’émission » qui peuvent ensuite être revendues à d’autres pays ayant un objectifs Kyoto.

Source : étude CO2 et Energie

Mécanisme de mise en œuvre conjointe (MOC) : permet aux pays avec un objectif Kyoto d’acheter des crédits carbones provenant de projet de réduction d’émissions d’autres pays ayant un objectif Kyoto.

L’échange de droit d’émission ou un marché de permis d’émission : qui offre aux pays avec un objectif Kyoto la possibilité de vendre entre eux une partie de leur émissions allouées ; une partie qui réalise un plus grand effort de réduction par rapport à ce qui était prévu peut donc vendre le surplus. A contrario, les parties qui émettent plus que leur part négociée, car leur efforts nationaux ne sont pas suffisant, peuvent acheter à des droits supplémentaires.  

Ces mécanismes de marché sont conçus pour aider les pays qui ont un objectif Kyoto à atteindre leurs objectifs d’émission par l’achat de crédit d’émission ou crédit carbone. Chaque crédit carbone équivaut à la réduction d’une tonne de CO2. Ils servent aussi a encouragé le secteur privé à contribuer aux efforts de réduction, faciliter la participation des pays en développement et stimuler le développement durable, le transfert des technologies et les investissements dans ces pays

Le protocole de KYOTO au Cameroun

Après avoir ratifié en 1989, la Convention de Vienne portant sur l’interdiction des substances appauvrissant la couche d’ozone, le Cameroun a signé en 1994 la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Et puis en 2002, il a également adhéré au protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Pour mettre en pratique les recommandations de tous ces accords, le gouvernement camerounais a pris un certain nombre de mesures visant à interdire l’utilisation des gaz aggravant l’effet de serre. L’une de ces mesures concerne les gaz utilisés dans de nombreux appareils ménagers comme les frigos, les congélateurs et les climatiseurs, des gaz qui sont donc en principe interdits.

Mots clés : protocole de Kyoto, convention, changement climatique, gaz à effet de serre, climat, conférence des parties, carbone, crédit carbone

 

 

 

Reference bibliographique

  • BE/ mécanisme de flexibilité : échanges d’émissions et MOC/MDP ; janvier 2023.
  • ORG/ mécanisme du protocole de KYOTO ; climat et atmosphère.
  • CGSpace/ Cameroun ; hiatus entre les mesures officielles visant à réduire l’utilisation des GES aggravant l’effet de serre utilisés dans les appareils ménagers et la réalité du terrain
  • INFO/ protocole de Kyoto : les objectifs des pays signataires, bilan et enjeux
  • Le développement durable, approches géographiques/ le protocole de Kyoto et la réduction des GES ; publié en novembre 2006 ; par DANIEL Lagare, SYLVANIE Tabarly