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06 Jan 2023

Catastrophe écologique à Lagdo : prise en otage de la retenue d’eau du Lac par une marée des Jacinthes d’eau.

C’est quoi la jacinthe d’eau ?

Pour notre bonne gouverne, nous devons savoir que : originaire du bassin de l’Amazone, la jacinthe d’eau a été introduite dans de nombreuses régions du monde comme plante ornementale dans les étangs en raison de sa beauté. De son nom scientifique, Eichhornia crassipes, La plante est une herbe vivace aquatique (Eichhornia crassipes) qui appartient à la famille Pontedericeae, étroitement liée à la liliacées (lis famille). A maturité, la plante se compose de longues racines pendantes, rhizomes, des feuilles, des inflorescences et grappes de fruits. C’est une plante aquatique qui peut vivre et se reproduire soit flottant librement à la surface des eaux douces ou peut être ancrée dans la boue.

 

Clauses de la réunion de crise tenue

L’arrivée de la jacinthe d’eau sous forme d’une marée voire une dense colonie d’innombrables herbes vivaces a été constatée par les riverains et les pêcheurs le samedi 5 novembre 2022 dans le lac de Lagdo. Cette situation inédite cristallise toutes les attentions de part et d’autre et au-delà dudit Arrondissement. Suite à cet odieux événement et sous haute instruction diligentée par Mr Le Préfet du Département de la Bénoué, s’est tenue le jeudi 10 novembre 2022 et aux environs de 10 heures, et dans les locaux de la sous-préfecture de Lagdo, une réunion de crise. Ont pris part à cette importante assise: le Sous-préfet en sa qualité de Président de la commission, le 1er Adjoint au Maire, le Délégué départemental de l’Environnement (MINEPDEN) comme secrétaire des séances, son homologue de l’Eau et Energie (MINEE), cadres techniques de la Mission d’Etudes (MEADEN) et de COOP-CA REDD , le Régional Enéo, le Directeur du Barrage hydraulique, le Chef de la marine (MINDEF), le Représentant du Lamido de Garoua, les Représentants des pêcheurs et autres autorités de la ville de Lagdo.

Au terme de ces échanges fructueux en salle d’une durée d’environ deux heures et dans le sillage de faire face à ce phénomène inquiétant, les résolutions urgentes suivantes consignées par un procès-verbal ont été prises. Il en ressort que : le MINEPDED a déjà transféré à la Commune de Lagdo les ressources afin de lutter contre les plantes envahissantes autour du lac, y compris les jacinthes d’eau sur la retenue d’eau dans le cadre d’un projet éponyme. La MEADEN a assuré qu’elle pourrait mettre à contribution des engins (tractopelle et 03 tracteurs) pour les actions immédiates. Et le Sous-préfet de mobiliser les riverains autour du lac et les pêcheurs pour la collecte de ces plantes aquatiques afin de les valoriser et de détruire certaines dans des sites identifiés.

Le DDEE exaltant la plante
Ici, la centrale hydro-électrique de Lagdo bien envahie par cette herbe.

Afin de faire un diagnostic réel de ces désastres et de peser l’ampleur des dégâts, nous avons effectué une descente sur le terrain, notamment sur le barrage hydro-électrique, au débarcadère et précisément au lieudit « monument » dans le but d’apprécier de proximité l’ampleur des dégâts du phénomène. A notre arrivée à l’entrée du lac et, dans le versant Nord situé à l’entrée gauche, nous constatons la présence d’une pelouse verdoyante de « jacinthe d’eau » qui a complètement envahie la surface de l’eau. À droite, sur le lit du fleuve, un tapis vert s’étend jusqu’à environ 300 à 500 mètres de là. « Depuis que le barrage existe, on n’a jamais vu une chose pareille. Heureusement pour nous, cet événement inédit n’a pas encore eu d’impact sur la production de l’énergie électrique », s’exclame le responsable de la centrale hydraulique. Et dans une interview accordée par le Hardo de Riao, village riverain du lac, déclare-t-il : « ces plantes aquatiques qui se développent très vite sur l’eau et le sol ont été observées pour la première fois le 5 novembre 2022. Comme un mystère, on les a vues venir et envahir notre lac. Jamais pareille catastrophe constatée chez nous, est-ce un signe de la fin des temps ? ». Des cris de détresse par ci et là, certains affirment que ces herbes boivent énormément d’eau ; par conséquent, le lac risque de tarir, s’inquiète une autorité municipale de la ville.

 

A l’issu de cette descente, nous avons constaté une forte colonie de ces plantes aquatiques au niveau de la retenue d’eau. « C’est une catastrophe environnementale », retorque un membre de la commission de crise et « l’éradication de cette espèce végétale est au-delà des solutions locales », poursuivit-il. Au su de ces observations, il est urgent qu’une action urgente conjointe soit menée par les administrations ci-après : MINAT, MEADEN, MINEE, MINEPDED, MINDEF, MINEPIA, la Centrale hydraulique et la Commune de Lagdo. Et les embarcations manuelles s’avèrent nulles et sans effet en cette circonstance.

Photos : les membres de la commission de crise sur le terrain découvrent les dégâts causés par ces plantes aquatiques.
Photos : les membres de la commission de crise sur le terrain découvrent les dégâts causés par ces plantes aquatiques.

Inquiétudes et menaces

La présence de la jacinthe d’eau est considérée comme une menace sur plusieurs plans et les inquiétudes foisonnent. « Notre inquiétude, c’est que
l’accumulation des plantes derrière les ouvrages du barrage peut causer des dégâts qu’on ignore. Cette plante absorbe beaucoup d’eau et peut atteindre jusqu’à 6m de hauteur, ce qui peut diminuer la quantité d’eau dans le barrage
», a souligné Abakachi Abicho, PCA de COOP-CA REDD arborant en cette circonstance son mentor de Délégué départemental de l’Eau et de l’Energie de la Bénoué. Pour son homologue en charge de l’environnement, c’est une situation de catastrophe environnementale du moment où la jacinthe, ajoute-t-il, est une plante envahissante ayant une évolution de 5 à 6 jours et qui est venue brusquement avec une grande ampleur. « Elle a cette caractéristique de se reproduire rapidement. Elle asphyxie l’eau et peut perturber les installations du barrage et la reproduction du poisson. C’est un obstacle au niveau du barrage. Elle peut influencer la mobilité/déplacement des pêcheurs et des piroguiers. Il faut donc agir rapidement en les dégageant », a indiqué Manou Godje, délégué départemental de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable de la Bénoué. Ainsi, elles constituent de graves obstacles à la navigation fluviale car elles peuvent causer d’énormes perturbations des pêcheurs et communautés riveraines, à l’instar de celles du village nommé madagascar vers le marché de poissons de Djipmordé et la ville de Lagdo.

Mesures urgentes à prendre : Revalorisation de ces herbes vivaces et Plaidoyer

Au moment où la jacinthe d’eau est considérée comme une menace pour l’environnement, la production de l’énergie électrique et la reproduction du poisson, elle est en même temps courtisée pour ses vertus dans d’autres domaines de la vie de l’homme. « Ces plantes peuvent être utiles ailleurs. On peut transformer en objet d’art, fabriquer des papiers, des fourrages pour le bétail », a confié Manou Godjé. Dans les différents laquets situés de part et d’autre dans la ville de Lagdo, la présence de la jacinthe sur les abords n’est pas nouvelle. C’est ainsi que la Coopérative d’action au reboisement et développement durable (COOP-CA REDD) a été sélectionnée par la commune dans le but de transformer ces plantes en compost. « Il y a eu un Appel d’offres qui a été lancée par la commune pour la fabrication du compost à base des jacinthes d’eau. Nous avons été retenus comme prestataire dans les villages de Ouro Kessoum, Madagascar, etc. Nous nous préparons à planifier nos activités pour la mise en œuvre de ce projet. C’est ainsi que nous avons été invités à prendre part à cette réunion de crise dans le but de présenter nos expertises sur la valorisation des jacinthes d’eau », explique Dominique Joseph MONGLO, cadre d’appui technique de la coopérative. Sur ce, à l’instar de la

collaboration entre le MINEPDED et la Commune de Lagdo, d’autres acteurs de développement locaux, nationaux et internationaux sont vivement sollicités afin de sauver la vie aquatique et socio-économique autour de la retenue d’eau de Lagdo qui est à l’agonie. L’exemple de cette collaboration est à suivre du moment où le budget mis en place pour l’exécution du projet « fabrication du compost » est comme une goutte d’eau jeter dans la mer. Au vu de cette colonisation des jacinthes d’eau dans le lac, la contribution de tous et de chacun est très attendue pour que vive à jamais notre retenue d’eau de Lagdo.

 

Pour la rédaction, MONGLO Dominique Joseph (cadre à COOP-CA REDD) assisté de MAIDAWE Nadège (Stagiaire).

25 Juil 2022
LES GAZ A EFFET DE SERRE

LES GAZ A EFFET DE SERRE

Les gaz à effet de serre (GES) ont un rôle essentiel dans la régulation du climat. Sans eux, la température moyenne sur Terre serait de -18 °C au lieu de +14 °C et la vie n’existerait peut-être pas.  Toutefois, depuis le XIXe siècle, Lhomme a considérablement accru la quantité de GES présent dans l’atmosphère. En conséquence, l’équilibre climatique naturel est modifié et le climat se réajuste par un réchauffement de la surface terrestre.

Qu’est-ce que l’effet de serre

L’effet de serre est un processus naturel résultant de l’influence de l’atmosphère sur les différences flux thermique contribuant aux températures de notre planète la terre. L’effet de serre s’est popularisée dans le cadre de la vulgarisation du réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre qui absorbent une partie du rayonnement thermique infrarouge émit par la surface et réémettent ce rayonnement dans toutes les directions. Les principaux gaz sont la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux aussi appelé protoxyde d’azote(N2O) et l’ozone(O3) et les chlorofluorures de carbone (CFC). Qu’elles sont donc les causes et conséquences de ce phénomène ? Notre travail consistera donc dans un premier temps à donner les causes des gaz à effet de serre, et dans un deuxième temps de donner les conséquences de ce gaz et en fin donné les solutions pour les réduire.

I-CAUSES

Les activités humaines sont à l’origine de l’accroissement du phénomène que l’on nomme “effet de serre”. L’effet de serre est déséquilibré par notre besoin massif en énergie. La population humaine et les activités industrielles ne cessent de s’accroître. L’atmosphère est dès lors de plus en plus concentrée en gaz à effet de serre. L’activité anthropique est la principale cause du réchauffement climatique. On peut citer entre autre les émissions de :

  • Dioxyde de carbone : ce gaz provient principalement des foyers industriels, des ménages et des trafics routiers. Il résulte essentiellement de la combustion des énergies fossiles et du changement d’utilisation des sols (agriculture et la déforestation). Il est surtout issu du secteur de transports (combustion de carburants), de l’industrie (utilisation d’énergies fossiles) et des habitats (utilisation d’énergie pour le chauffage, l’éclairage,). Il est émis à chaque fois qu’il y’a une combution.la concentration de CO2 dans l’aire depuis 1850 à augmenter de 30% le CO2 présent dans l’atmosphère reste environs de 100 à 200ans mais la durée du séjour est variable.
  • Méthane: ce gaz provient des élevages de bovins de bovins, des décharges publiques et par la fermentation des marais. Il est émis lors de la dégradation microbienne de substances organiques en milieux anaérobie. Il est libéré dans l’atmosphère quand la matière organique se décompose dans des environnements avec de faible niveaux d’oxygène. Il contribue fortement à l’effet de serre tandis que sa durée de vie dans l’atmosphère est de l’ordre de la décennie.

La concentration en méthane dans l’aire va plus que doublée depuis 1850.

Il a un effet de serre 30 fois plus puissant que le CO2.

Le méthane reste environ de 12 ans dans l’aire avant de disparaitre.

  • Oxyde nitreux : il provient d’épandages d’engrais sur les surfaces agricoles. Il est également produit naturellement par les océans, par les bactéries dans le sol et par les déchets d’origine animale. Il est retrouvé lors des processus de dégradations microbiennes dans le sol et dans les eaux. Il reste 150 environs dans l’aire.
  • Ozone: l’ozone est un gaz proche du sol qui est un polluant secondaire qui forme à partir d’oxydes d’azote et des composée organiques volatils sous l’action de la lumière du soleil. Il provient des trafics, des industries et de l’artisanat.
  • Chlorofluorures de carbones : Ces gaz sont émis lors de l’utilisation et de l’élimination incorrectes de produits contenants des CFC.

II-LES CONSEQUENCES

Si l’on ne réduit pas les émissions de gaz à effet de serre, la température sur Terre augmentera de 4 ° par rapport à l’ère préindustrielle d’ici la fin du siècle, entrainant des impacts telle que :

  • Des évènements métrologiques extrêmes
  • Les vagues de chaleur seront plus fréquentes, les vagues de froid moins fréquentes sur la majeure partie de la planète.
  • Les fortes pluies risquent de provoquer des inondations poussant les populations à fuir leur domicile, et détruisant les habitations et la baisse de rendement des récoltes.
  • Fonte des glaces
  • Le volume global des glaciers, à l’exception de l’Antarctique, devrait baisser de 15 à 55 %
  • Les populations humaines seraient évidemment touchées par le réchauffement climatique, la hausse du niveau de la mer entrainant la disparition d’importantes métropoles et de vastes portions de terre et qui provoquera la migration des populations, mais aussi la modification des courants océaniques
  • Biodiversité

Risque accrus d’extinction pour de nombreuses espèces (animales ou végétales) qui ne pourront pas se déplacer assez vite pour s’adapter. 20 à 30% des espèces animales et végétales sont menacées d’extinction en cas de hausse des températures de 1,5 à 2,5° par rapport aux 20 dernières années du XXe siècle. La hausse des températures provoque la prolifération des insectes propageant des maladies infectieuses, qui survivent mieux dans des milieux chauds et humides.

  • Impact socio-économiques
  • La sécurité alimentaire sera affectée notamment dans les régions dépendant de la pêche.
  • Baisse des rendements céréaliers (blé, riz, maïs) dans les régions tempérées et tropicales.
  • Baisse des ressources d’eau potable dans les régions subtropicales sèches
  • Une malnutrition accrue, un nombre plus important des décès, les maladies et les accidents
  • L’aggravation des conséquences des maladies diarrhéiques et la multiplication des affection cardio-respiratoires liées aux longues périodes de canicules associées à une dégradation de la qualité de l’air

 

  • Risque accrus dus aux inondations, glissement de terrain tempête
  • Hausse des déplacements de population.
  • Risques de conflits accrus pour l’accès aux ressources.

 III. SOLUTIONS                              

L’effet de serre, lié aux activités humaines, a déjà provoqué une augmentation de la température de 1°C environ par rapport à l’ère industrielle. Certains changements climatiques sont déjà visibles mais leurs impacts sont encore faibles. C’est pourquoi il est impératif d’agir vite et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Plus le changement climatique sera important, plus l’équilibre de nos écosystèmes sera menacé.  Les Meilleure solution pour réduire les gaz à effet de   serre sont entre autre :                                         

 

  • La foret, un puits de carbones naturels à exploiter :En croissant, les végétaux absorbent le gaz carbonique (CO2) pour fabriquer de la matière organique(et relâchent de l’oxygène lors du processus).Les forêts sont à ce titre un gigantesque « puits de carbones naturels ».On estime aujourd’hui qu’un quart environ des émissions humaines de CO2 sont ainsi absorbées par la végétation .le bois peut d’ailleurs être considérer comme une énergie renouvelable ,tant que la croissance de nouveaux arbres compense les émissions liées à sa combustion. La reforestation peut même permettre des piéger des grandes quantités de carbone supplémentaires
  • La lutte contre la déforestation permet-elle d’éviter de relâcher les grandes quantités des carbones qui y étaient stockées La lutte contre les changements climatiques ne se limite pas uniquement à la réduction des combustibles fossiles pour la production d’Energie ou le transport. Dans son plus récent ouvrage, Drawdown, le réputé écologiste américain      Paul Hawken propose 80 solutions scientifiques pour les diminuer les gaz à effet de serre, validées par 70 chercheurs. Parmi toutes ces solutions, celle qui vient en tête de liste en termes de gain pour contrer le réchauffement climatique est :
  • La compensation carbone: elle consiste à contrebalancer ses propres émissions de CO2 par le financement de projets de réductions d’autres émissions ou de séquestration de Carbonne. Elle est un des outils disponibles pour atteindre la neutralité carbone dans le cadre de l’atténuation du réchauffement climatique.
  • L’économie circulaire : nous pouvons à notre échelle modifier nos modes de consommation pour lutter contre le réchauffement climatique. En s’appuyant sur le principe des 3 R : Réduire, Réutiliser et Recycler
  • Privilégier des transports écologiques comme la marche, le vélo, le vélo électrique ou les transports en commun à la voiture pur réduire les émissions de gaz à effet de serre

En somme, il était question pour nous de donner les causes, conséquences et proposer quelques solutions. Par ailleurs l’inaction coutera très cher en 2100, selon le rapport Stern, si rien n’est fait, le réchauffement climatique coutera 5500 Milliards d’euros, soit plus que les deux guerres mondiales et la récession des années 30 réunies.

BIBLIOGRAPHIE ET SITE INTERNET :

4e rapport du GIEC (groupement sur l’évolution du climat)

Numéro spécial de sciences et vie sur le climat paru en 2007.

Site du réseau action climat France (ensemble d’origine) des questions réponses sur l’impact des changements climatiques : www.rac-f.org

Site sur le ministère du l’écologie : http:// WWW.developpement-durable.gouv.fr

20 Juil 2022

Fiche Technique : Culture bio de l’oignon, une filière rentable et durable.

L’oignon est une plante (liliacée) potagère du genre ail, dont le bulbe, d’une saveur et d’une odeur fortes et piquantes, est très employé en cuisine ; le bulbe lui-même. (L’oignon est une plante bisannuelle bulbeuse très anciennement cultivée.)

L’oignon est principalement cultivé pour la production d’un bulbe sec destiné à la consommation humaine. Le bulbe entier est utilisé frais, dès la récolte ou après quelques mois de conservation, comme condiment et pour faire des sauces. Il est consommé cru en salade ou cuit en mélange avec d’autres légumes. D’autres parties de la plante sont utilisées : les feuilles, récoltées vertes, fraîches ou séchées, et les lampes florales avant épanouissement de l’ombelle.

Culture d’oignon

L’oignon se développe bien en zone tropicale sèche de basse altitude, plus précisément en climat sahélien. La température optimale préférée varie entre 10°C et 37°C, avec une pluviométrie moyenne comprise entre 600 et 800 mm pendant le cycle de culture. Le pH convenable est proche de la neutralité (6,5 à 7,8). Au Cameroun, la culture d’oignon est assez sollicitée par les agriculteurs des régions de l’Extrême-Nord et du Nord du pays, les deux principaux bassins de production au Cameroun.

Comment Cultiver l’oignon bio

L’aménagement du terrain s’effectue 1 mois avant la mise en place définitive. Elle se traduit par le défrichage du site, le nettoyage, le labour. Le labour se fait en formant les billons ou des planches. Incorporer si possible 20 à 30 tonnes de fumier bien décomposé par hectare.

Confectionner des planches de 1 m de largeur et 10-20 cm de hauteur et de longueur variable si vous aller irriguer par aspersion, ou des billons de 10 à 20 cm de hauteur si vous allez pratiquer une irrigation par gravitation. Les billons ou les planches seront séparés entre elles de 50 cm. Pour réussir dans la culture de l’oignon, voici pour vous une fiche technique qui pourra vous aidez à vous lancer dans cette spéculation.

Cycle de croissance de l’oignon
  1. Préparation du sol

Commencer la préparation du sol environ 1 mois avant la date présumée pour la mise en place définitive. Les opérations sont les suivantes : 

  • Défrichage et nettoyage : défricher le site, entasser et brûler localement les branchages ;
  • Labour : labourer en formant des casiers, des billons ou des planches, et en veillant à ce que la profondeur de labour ou la hauteur des planches soit d’environ 15 à 30 cm. Si le sol est trop tassé, le bulbe se formera mal. Si le sol est trop humide, il peut provoquer le pourrissement du bulbe.

 

  1. Les semis

Il y a trois modes de semis de l’oignon : 

  • Le semis direct, qui se fait de novembre à mi-décembre : rendement légèrement moins élevé ;
  • Le semis en pépinière, entre novembre et décembre : rendement moyen ;

Le semis à partir des bulbilles : rendements plus élevés, mais avec plus de contraintes, car les bulbilles (petits oignons) sont d’abord récoltées, conservées et ensuite replantées.

Astuce ! Ne pas cultiver l’oignon sur une parcelle qui vient de recevoir l’oignon. Le meilleur précédent cultural est une céréale.

Différentes variétés d’oignon

Les oignons bruns : Les oignons bruns ont la peau brune et une chair crémeuse, et ont plus de goût que les oignons blancs. Les oignons bruns se conservent bien.

Les oignons rouges : Les oignons rouges sont assez doux pour se manger crus dans les salades et les sandwichs, mais on les utilise également souvent dans les plats cuisinés. Leur chair est d’un rouge violacé, et on les appelle parfois oignons espagnols ou à salade. Les oignons rouges sont plus épicés que l’oignon espagnol à peau blanche ou jaune proprement dit, qui a une saveur encore plus douce.

Les ciboules : Les ciboules ou oignons verts sont des oignons non matures avec un bulbe semi-développé ou non formé. On peut les trancher finement et les servir crus en salade ou comme garniture pour les aliments chauds. Ils sont aussi bons cuisinés et on en ajoute souvent dans les sautés et autres plats asiatiques. Les ciboules sont aussi appelés oignons verts ou oignons d’hiver.

Les échalotes : Les échalotes poussent en grappes, de la même manière que l’ail. Leur peau est légère et brune, et leur chair est blanche ou violacée. Les échalotes ont une saveur délicate, mais distincte et délicieuse, qui définit de nombreuses sauces et plats braisés français. L’échalote ne doit pas être confondue avec l’oignon vert, auquel certains cuisiniers se réfèrent à tort en tant qu’échalotes.

Les oignons doux : Les oignons doux comme le vidalia, le wallawalla ou le maui sweet ont la peau blanche ou beige et sont généralement plus gros et parfois plus plats que les oignons jaunes classiques. On les consomme crus dans les salades et les sandwichs, ils sont également bons cuits au barbecue.

Les oignons blancs : Les oignons blancs ont la peau et la chair blanches, et sont plus doux que les oignons jaunes. Ils sont adaptés pour les salades ainsi que pour la cuisson.

Les oignons jaunes : Les oignons jaunes sont une forme pâle des oignons bruns avec la peau brun-jaunâtre et une chair blanche crémeuse., Ce sont les oignons les plus populaires en cuisine. Leur saveur varie de piquante à presque sucrée, et ils supportent la cuisson longue parfois nécessaire pour les soupes et les ragoûts.

  1. Pépinière

Les plantes qui passent par la pépinière arrivent à maturité légèrement plus tôt que celles qui ont été mises en place directement. Les opérations à effectuer pour la mise en place de la pépinière sont : 

  • Confection de casiers dont la largeur est comprise entre 1,2 et 1,5 m. cette largeur est de 2,5 m et la hauteur de 10 à 15 cm ;
  • Apport de fumier (bouse de chèvre, mouton ou bœuf) bien décomposé auquel on ajoutera 2 kg/are (100 m2 ou 10 m x 10 m) de l’engrais 20-10-10.

Il faut semer en pépinière en octobre –décembre. Le séjour en pépinière est de 4 à 6 semaines. Le semis en pépinière se fait soit à la volée, soit en ligne. S’il fait en ligne (ce qui est préférable), il faut semer dans des microsillons parallèles, distantes de 5 cm, tracés à l’aide d’un bâton de la taille d’un bic, et à une profondeur de 1 cm. Recouvrir de sable ou de terre fine et tasser fermement. 

Arroser 1 fois/jour.

Il faut environ 5 g de semences pour une surface de 1m2. Or, il faut une surface de pépinière de 100 m2 pour ensemencer 1 ha d’oignons, soit 500g de semences à l’origine.

Cinq semaines plus tard, les bulbilles seront prêtes à être repiquées en champ. La quantité de bulbilles qu’il faut pour 1 ha d’oignons est de 3 à 5 kg.

Eviter des pépinières trop denses en démariant à la levée pour permettre aux plants d’être vigoureux.

  1. Repiquage

Procéder au repiquage après environ un mois de séjour en pépinière, quand le plant a déjà 10 à 15 cm. En saison sèche, il faut repiquer entre les mois d’octobre et novembre, pour que la récolte se fasse avant la fin de la saison sèche.

L’oignon de saison sèche se cultive entre les mois d’octobre et avril. Cette saison s’est étalée sur 7 mois et pendant ce temps, le paysan ne pourra cultiver l’oignon qu’une seule fois sur le même terrain. C’est à lui d caler son cycle à sa convenance.

Pour repiquer :

  • Arroser abondamment les casiers avant de procéder à l’extraction des plants;
  • Eviter de casser les feuilles ou d’écraser les plants;
  • Exposer ensuite les plants au soleil pendant quelques temps;
  • Au cas où la pépinière est loin du champ, arranger les plants dans un carton, les couvrir avec un sac de jute mouillé;
  • Il est parfois nécessaire d’arroser les casiers en pépinière avant d’arracher les plants;
  • Un ombrage est nécessaire pour diminuer l’évapotranspiration des jeunes plants (perte d’eau pendant les heures chaudes). Supprimer l’ombrage progressivement 10 à 14 jours après le semis. 

Quelle est la densité de semis ?

500 000 à 700 000 plants/ha. Cette densité est obtenue avec les écartements suivants : 

  • Lignes jumelées distantes de 15 centimètres ;
  • Espacement entre 2 plants : 10 centimètres ;

Pour semer en direct dans le champ, il faut le faire en novembre- mi-décembre.

Durée du cycle : le cycle végétatif varie de 3 mois à 3 mois et demi après le repiquage soit 4 mois et demi à 5 mois de la pépinière à la récolte. Pendant la saison sèche qui va d’octobre à mai dans les zones sahéliennes, le paysan peut faire une seule culture en calant son cycle sur 4 à 5 mois. Une culture de saison des pluies est également possible.

  1. Entretien 
  • Irriguer une fois par semaine s’il y a un besoin d’apport en eau. Il est parfois préférable de faire une irrigation tous les quatre jours ;
  • Désherber chaque fois que cela s’avère nécessaire car le feuillage de l’oignon couvre mal le sol. Faire attention de ne pas blesser les bulbes au cours du désherbage ;
  • Arrêter l’irrigation environ 10 à 15 jours avant la récolte.

NB : Ne surtout pas utiliser de désherbage chimique dans le cadre de la production biologique.

  1. Fertilisation

Nous vous recommandons d’utiliser du compost en lieu et place d’urée ou de tout autre engrais chimique. Les apports d’urée augmentent légèrement les rendements mais les bulbes produits ne se conservent pas longtemps. Contrairement à la production biologique où les bulbes se conserverait plus longtemps pour attendre la meilleure période de vente. Pour plus de détaille sur ce point, veillez nous laisser un message et nous mettrons à votre disposition la documentation nécessaire.

  1. Protection phytosanitaire

En cas d’attaque de champignons, les feuilles présentent des taches blanches ou jaunes et en cas d’attaque des mouches et autres insectes, on remarque leurs piqûres ou des taches sur les feuilles. Nous préconisons l’utilisation d’insecticide respectueux de l’environnement.

  1. Récolte

Récolter entre 3 mois à 3 mois et demi après le repiquage, quand les feuilles jaunissent ou quand les feuilles se courbent au niveau du collet (Voir cycle de croissance de l’oignon plus haut).

Pour ce qui est de la récolte proprement dite, plusieurs techniques s’offrent à nous.

  1. Il faut arrêter l’irrigation environ 10 à 15 jours avant la récolte pour les zones sableuse tel que les départements du Mayo Sava, le Diamaré ;
  2. Il faut irriguer un à deux jours avant la récolte pour des terre mixte (sablà-argileuse)

 3. Il faut inonder la parcelle pour ramollir la terre 12h avant la récolte pour des sols argileux à l’instar du bassin agricole de Makary dans le Département Logone et Chari.

Comment récolter ?

  • Soulever le bulbe de terre ;
  • Après la sortie de terre, laisser les bulbes se ressuyer ;
  • Couper les feuilles à 2 cm au-dessus du bulbe ;
  • Conserver les bulbes dans un endroit aéré ;
  • Ne pas blesser le bulbe, évité de faire de gros tas (risque de chocs);
  • Ne pas couvrir les tas;
  • Stocker sous un arbre ou sous un hangar

Quels sont les rendements ?

10 à 20 tonnes en moyenne à l’hectare en milieu paysan. Ces rendements peuvent, dans des conditions de bonne conduite de la culture et avec des variétés meilleures, atteindre 40 à 70 tonnes à l’hectare.

  1. Conservation 

 La conservation de l’oignon pose d’énormes problèmes. 

  • Les oignons se conservent dans un local sec, aéré, et en couches superposées. Il faut effectuer des passages réguliers pour éliminer les bulbes pourries ou détériorées ;
  • La durée de conservation varie entre 4 à 8 mois selon les variétés. En conservation artisanale, on peut atteindre 5 à 6 mois ;

 

16 Juil 2022

Fléau des déchets plastiques sur l’environnement : Cas de la ville de Kousseri

De nos jours le problème qui se pose dans nos sociétés est celui de la gestion des déchets plastiques qui polluent l’environnement. La quantité de déchets plastiques dans les villes augmente au fur et à mesure que la population augmente et les produits en plastique jetables s’accumulent avec le temps.

Léger, résistant, abordable, on estime que plus de 10 tonnes de plastique sont produites chaque seconde pour être réutilisées massivement dans toutes les industries du monde, bien souvent à travers des produits à usage unique. Or, le plastique bénéficie d’une longue durée de vie et ne disparaît jamais totalement du milieu dans lequel il est jeté. Il se retrouve abandonné dans nos villes, en pleine nature et jusqu’au fond des océans où plus des deux tiers de nos déchets finissent par atterrir. L’équivalent de plusieurs millions de tonnes par an.

Sous forme d’ordures visibles ou de microparticules au fil de sa lente dégradation, la pollution plastique fait peser d’importantes menaces sur les habitats terrestres, aquatiques et sur la vie sauvage qui s’y est établie que ce soit par ingestion, enchevêtrement ou exposition aux produits chimiques contenus dans le matériau. Des produits qui arrivent à terme jusqu’à l’Homme, par le biais de la chaîne alimentaire.

La ville de Kousseri en est le parfait exemple de cette nuisance, elle est la ville de la région de l’Extrême-Nord la plus polluée par les déchets plastiques qui sont bon marché et largement disponibles. Les populations jettent fréquemment les articles quand ils arrivent à leur fin de vie utile et même avant ce qui provoque la pollution de l’environnement par les déchets plastiques. Ces produits faits de plastique ne se décomposent pas rapidement et libèrent une quantité incroyable de toxines dans l’air s’ils sont brulés, ce qui crée de nombreux effets négatifs sur l’environnement et la santé humaine.

1-Tas des déchets plastiques
  • LES IMPACTS DES DECHETS PLASTIQUES

Les conséquences de la pollution plastique sont à la fois d’ordre sanitaire et  environnemental.

1- Les conséquences du plastique sur la santé

Côté santé, des études ont mis en évidence la présence de microparticules de plastique dans des échantillons d’eau potable prélevés un peu partout à travers le monde. Des microparticules qui se frayent également un chemin jusqu’à nos assiettes par le biais des animaux que nous consommons ou des produits chimiques utilisés lors de la fabrication de nos emballages. Ils favorisent l’apparition de certains cancers et de diminuer la fertilité, parmi de nombreux autres risques.

2- Consequences sur l’environnement : l’eau, sol et l’air

Plusieurs espèces animales meurent, se blessent ou développent des maladies en ingérant ou s’enchevêtrant dans les déchets plastiques, les écosystèmes marins sont également dégradés ou détruits. Une fois le plastique dans l’eau, il se décompose en très petits morceaux qui polluent et qu’on ne peut pas récupérer. Des milliers d’oiseaux et animaux marins les confondent avec de la nourriture, et s’étranglent ou s’empoisonnent avec. De minuscules morceaux de plastiques ingérés par les animaux les empêchent de grandir et se reproduire normalement.

            Les déchets plastiques misent en décharge engendrent la dégradation des paysages (occupation des sols, pollution des déchets visuels et olfactifs). Lorsque les plastiques sont déversés, ils interagissent avec l’eau et forment des produits chimiques dangereux. Le vent transporte également les matières plastiques d’un endroit à l’autre ce qui augmente la quantité de déchet plastiques parfois de manières invisible.

2-Polltion de l’air et de sol par les dechets plastiques
3-pollution de l’eau
  • SOLUTIONS AU FLEAU DES DECHETS PLASTIQUES : VALORISATION DES DECHETS PLASTIQUES EN PAVES

Vu l’état de la ville et la quantité des déchets plastiques qui s’y trouve, la ville de Kousseri dans la région de l’Extrême-Nord va abriter une unité de transformation des déchets plastiques en pavés écologiques, dans le cadre du Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac), soutenu à hauteur de 170 millions de dollars (103,2 milliards FCFA) par la Banque mondiale. Selon le communiqué signé par Abicho Mahamat, coordonnateur national du Prolac, publié dans le journal Cameroon Tribune du lundi 18 avril 2022, la mise en œuvre du projet va connaitre plusieurs préalables. Il s’agit notamment de la formation des jeunes de la ville de Kousseri sur les techniques de collecte et de valorisation des déchets plastiques en pavés écologiques.

Le projet envisage l’organisation des campagnes de collectes des déchets plastiques en vue de réduire « significativement » en quantité ces déchets dans la ville et susciter auprès des populations un changement de comportement en matière d’utilisation desdits déchets. L’on prévoit aussi la sensibilisation des populations localisées autour des immondices.

4-Implantation de l’usine de production du pavé écologique dans la ville de Kousseri
5- Pavés écologique

Quelques définitions des mots clés à retenir

  • Pavé écologique: c’est un mélange de plastiques récupérés et d’autres composants, notamment le ciment, le sable. Le pavé écologique ou paveco, peut être utilisé pour les sols avec le même avantage que le béton, à moindre cout, tout en ayant un impact environnemental positif ;
  • Déchets : selon la loi du 15 juillet 1975, le déchet est tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit, ou généralement tout bien meuble abandonné ou que le détenteur destine à l’abandon ;
  •  
  • Valorisation: elle peut être définie comme l’ensemble des opérations dont le but consiste à donner une nouvelle valeur a des objets usés ;
  • Écosystèmes: un ensemble formé par une communauté d’être vivant en interaction avec son environnement. Les composants de l’écosystème développent un dense réseau de dépendances, d’échanges d’énergie, d’information et la matière permettant le maintien et le développement de la vie.
  • Environnement : c’est l’ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins, ou encore ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines.
14 Juil 2022
Le Neem de son nom scientifique « Azadirachta indica »

Le Neem de son nom scientifique « Azadirachta indica », couramment appelé « Gagné », élu arbre du 21e siècle par l’ONU. Voici pourquoi !

Le Neem est un arbre issu de la famille des acajous. Il est aussi nommé l’arbre miracle, l’arbre universel, l’arbre sacré. Il a été surnommé par l’Organisation des Nation Unies « l’arbre du 21e siècle ». Cet arbre qui soigne presque toutes les maladies est présent dans presque toute les Régions du Cameroun. Utilisé en Inde depuis des millénaires, l’Azadirachta indica qui signifie littéralement « arbre libre » ou margousier est maintenant connu dans le monde entier pour ses vertus médicinales. Ses nombreuses propriétés bienfaisantes lui confèrent une place importante dans l’Ayurvéda (l’Ayurveda est un type ancien de guérison et de médicine traditionnelle. La médicine ayurvédique met l’accent sur l’harmonie et l’équilibre de l’esprit, de l’âme, de l’environnement et du cosmos). En inde, il est considéré comme « arbre sacré » et « la panacée dans toutes maladies ».

Le neem (Azadirachta indica) est un arbre très prisé dans tout le Sahel, et non sans raison. C’est un arbre qui ne pousse qu’en région chaude à températures moyennes annuelles de 21-32 °C. L’espèce est connue pour sa résistance à la sécheresse. Il peut tolérer des températures très élevées mais ne tolère pas une température inférieure à 4 °C. Normalement, il se développe dans les régions où les conditions sont sub-arides à sub-humides, avec des précipitations annuelles de 400–1 200 mm. Il peut se développer dans les régions avec une pluviométrie annuelle inférieure à 400 mm, mais dans ces cas, il dépend en grande partie du niveau de l’eau souterraine.

Riche en azadirachtine, l’huile extraite des graines est aussi utilisée comme vermifuge, mais présente une toxicité importante chez l’humain. Cette huile, appelée huile de neem et obtenue après une pression à froid des graines, présente la particularité d’être très chargée. Il convient de procéder à une clarification, pour espérer obtenir un produit d’une qualité acceptable.

I- LES BIENFAITS DU NEEM

  • Dans le domaine agricole

L’usage du neem dans le domaine agricole est d’une efficacité remarquable en qualité d’insecticide. L’huile de neem est un produit naturel ayant une action extrêmement toxique et non mutagène sur les insectes, mais inoffensif pour les animaux à sang chaud et les hommes. Les substances actives, qui éliminent radicalement les larves de moustiques, se dégradent par ailleurs rapidement sous l’action des rayons du soleil, il est un agent efficace pour combattre les insectes ravageurs dans les arbres. Utilisée en pulvérisation, l’huile est obtenue à partir du fruit de l’arbre. Les plantations de neem forment des brise-vent qui protègent les cultures de mil, de sorgho et d’autres végétaux contre les vents du désert. C’est pourquoi notre organisation promeut sa plantation à travers ses nombreuses campagnes de sensibilisation et de reboisement à l’instar de l’opération un élève, un arbre.

  • Dans le domaine de la médecine traditionnelle

L’Afrique souffre depuis longtemps du fléau du paludisme. Les vertus du neem sont un allié de taille qui permet de lutter contre plusieurs maladies, à travers l’élaboration du sirop de neem administré aux enfants. Et dans la pharmacopée traditionnelle, ce sont les feuilles de l’arbre que les populations locales font bouillir dans l’eau. Ces infusions font ainsi office de nivaquine. Les feuilles peuvent être utilisées comme antiseptique. Il renforce les cheveux et favorise sa croissance, les feuilles sont excellentes pour les soins de la peau, il contient un haut niveau d’antioxydants qui aident à protéger la peau contre les dommages environnementaux et le vieillissement. Les graines et l’huile sont utilisées comme moyen de contraception ou comme abortif. Chez les enfants, l’huile de neem est toxique et peut conduire à la mort. L’huile contient de l’acide gras et de la vitamine E qui est absorbée facilement par la peau, elle contribue à rajeunir les cellules de la peau et à restaurer son élasticité. Excellent exfoliant, l’huile de Neem resserre les pores et élimine les impuretés lorsqu’elle est utilisée comme masque, c’est un excellent guérisseur des infections fongiques de la peau.

 

 

 

Jus de Neem
Huile de Neem

Traditionnellement, les petits bâtons du neem sont mâchés pour nettoyer les dents. Ces bâtons du neem constituent en réalité des brousses a dent aux nombreux vertus médicinales. Cela permet de réduire la plaque dentaire, les dentistes reconnaissent que l’usage des petits rameaux de neem pour brosser les dents est efficace dans la prévention des maladies parodontales. C’est cette tige qui sert généralement de cuire dent dans le grand nord et vous laisse une agréable sensation dans la bouche.

Comme produit cosmétique, le neem a des vertus hydratantes, nourrissantes, régénérantes, émollientes et restructurantes. C’est un produit de beauté très prisé en inde, son pays d’origine. Il calme toutes les démangeaisons provoquées par des piqures d’insectes ou des mycoses. La poudre de feuilles de neem fait partie de la composition de nombreuses crèmes pour le visage et le corps.

Crème du neem
Feuille et fruit du neem

3-Sur le plan alimentaire

Les pousses tendres et les fleurs de l’arbre de neem sont consommées comme un légume en Inde. Un plat appelé “Veppampoo charu”, utilisant la fleur de neem, est préparé dans le Tamil Nadu. Au Bengale occidental, les jeunes feuilles de neem sont frites dans l’huile avec de petits morceaux d’aubergine (brinjal). Le plat est souvent le premier élément lors d’un repas bengali et sert d’apéritif. Il est consommé avec du riz. Fraîches, les feuilles au goût amer sont utilisées dans la cuisine cambodgienne en salade “nhoam sdaw”.

Fleur de Neem

II- LES EFFETS SECONDAIRES DU NEEM

Bien que le neem est un arbre miraculeux, ses suppléments sont probablement toxiques lorsqu’ils sont pris par voie orale à court terme pour les adultes, mais ne doivent pas être utilisé chez les enfants en excès. Le neem peut augmenter l’activité du système immunitaire ; il est essentiel que les personnes atteintes de maladies auto-immunes (telles que la sclérose en plaques, le lupus et la polyarthrite rhumatoïde) fassent preuve de prudence lorsqu’elles utilisent du neem. Les personnes qui prennent des médicaments contre le diabète doivent consulter leur médecin avant d’utiliser du neem. Comme le neem peut réduire le taux de sucre dans le sang, l’utilisation du neem en combinaison avec des médicaments contre le diabète peut faire chuter le taux de sucre dans le sang à des niveaux dangereusement bas.

11 Juil 2022
COP, "sommet de la dernière chance" ? De quoi s’agit-il ? de le COP 1 à la COP 26, que retenir ? CCNUCC - UNFCCC

COP, « sommet de la dernière chance » ? De quoi s’agit-il ? de le COP 1 à la COP 26, que retenir ? CCNUCC – UNFCCC

La conférence des parties (COP) également appelée conférence des Etats signataires, est un terme générique qui désigne l’organe suprême de certaines conventions internationales. Elle est composée de tous les Etats membres de la conférence et vérifie la bonne application des objectifs des conventions internationales adoptées. La COP est une grande conférence internationale sur le climat qui réunit les Etats engagés depuis 1992 par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). COP signifie « Conference of parties », les « parties » étant les signataires de la Convention (195 pays + l’Union européenne). Dans le domaine de l’environnement, il existe ainsi 3 COP, nées de 3 conventions signées à l’issue du “Sommet de la Terre” de Rio en 1992 : la COP sur la biodiversité, la COP sur la lutte contre la désertification et la COP sur les changements climatiques qui est la plus importante des trois. Prévue par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992, la COP sur les changements climatiques se réunit tous les ans depuis 1995 jusqu’à nos jours.

OBJECTIFS DE LA COP

Alertés depuis le premier rapport du GIEC (1990) de l’incidence de l’activité humaine sur le réchauffement de la planète, les États se donnent pour objectif, dès la première COP, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Chaque réunion annuelle donne alors lieu à un état des progrès réalisés dans la baisse des émissions et éventuellement à la signature de nouveaux accords plus ambitieux. Les objectifs principaux seront la création d’un système mondial de taxe sur le carbone, la fin de la dépendance au charbon, l’élimination progressive des combustibles fossiles et la fin des investissements dans l’économie grise (économie informelle). L’organisateur officiel est l’ONU, mais la conférence se tient dans un pays différent chaque année. Les COP sont nées lors du sommet de la Terre de Rio. En 1992, plus de 178 pays se rencontrent à Rio de Janeiro pour la conférence décennale de l’ONU sur l’environnement et le développement. Des avancées significatives sont ainsi faites, comme la signature de la Déclaration de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement qui donne une définition “officielle” du développement durable. Dans cette déclaration est présente une convention sur le climat qui appuie la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de minimiser l’impact humain sur le changement climatique. La machine est donc alors lancée, chaque année les pays ayant signés la convention sur le climat du sommet de Rio se retrouveront pour trouver des solutions concrètes pour lutter contre le changement climatique : c’est la fameuse “conférence des parties” qui prendra place chaque année dans une ville différente. Des acteurs non gouvernementaux y prendront aussi place (ONG, entreprises, villes, citoyens etc.) afin de représenter au mieux la société qui doit lutter contre le changement climatique.

HISTORIQUE DES CONFERENCES DES PARTIES (COP)

Depuis 1995, plus d’une centaine de pays du monde entier se réunissent chaque année lors des Conférences des Parties pour parler du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique. Du fait de la complexité du sujet et des enjeux qui se cachent derrière, c’est un processus long où se mêlent des problématiques environnementales, économiques, sociales et diplomatiques.

La Conférence de Berlin de 1995 sur les changements climatiques, ou COP1, est la première Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nations Unies pour le Climat. Elle s’est tenue du 28mars au 7avril à Berlin en Allemagne, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Elle fixe pour chaque pays ou région des objectifs chiffrés en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de réductions correspondantes à atteindre. Cet engagement chiffré passe une série de mesures et d’engagements politiques.

La deuxième COP s’est déroulée à Genève en 1996. Elle a eu lieu juste après la publication du deuxième rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), qui renforce les charges sur le rôle des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Il y est déclaré et admis que : “les changements climatiques représentent un danger pour l’humanité”.

En 1997, la conférence des parties se déroule à Kyoto au Japon, pour sa troisième année. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un protocole contraignant visant à encadrer les émissions de CO2 de plus d’une centaine de pays est élaboré. Les objectifs sont chiffrés : réduire de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre planétaires d’ici 2020 en se servant de l’année 1990 comme référence. Pour l’Union européenne, cet objectif se traduit par une baisse totale de ses émissions de 8%. Des mécanismes de flexibilité sont aussi étudiés afin de pouvoir aider les pays signataires à développer le maximum de pistes afin de réduire leurs propres émissions. Ils mèneront à la création des mécanismes de développement propre (MDP) et à la mise en œuvre conjointe (MOC). Pour que le protocole de Kyoto puisse rentrer réellement en vigueur, il fallait au moins que 55 pays ratifient le traité. Ce sera chose faite en 2002 lorsque l’Islande s’engagera à réduire ses émissions. En clair, il aura fallu attendre 5 ans pour mettre en œuvre ce protocole ! Il sera officiellement ratifié en 2005 lors de la COP11 à Montréal. Ces huit années entre 1997 et 2005 ont été à l’origine de négociations très fortes et de clarification de la mise en œuvre de ce protocole : mise en place de la méthodologie de comptabilité, des marchés d’émissions, des mécanismes de fond propre, du système d’observation et de gouvernance, etc. La grande déception du protocole de Kyoto vient du fait que les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre du monde n’aient pas ratifié ce traité : les États-Unis et la Chine. De la même manière, le Canada se retirera du protocole de Kyoto en 2011.

La Conférence de Buenos Aires de 1998 sur les changements climatiques est la quatrième conférence des Parties qui s’est tenue du 02 au 14 novembre au centre des expositions en Argentine, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)

La conférence de Bonn de 1999 sur les changements climatiques, ou COP 5, est la cinquième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue le 25 octobre à Bonn en Allemagne, réunissant les pays signataires de la CCNUCC.

La conférence de La Haye de 2000 sur les changements climatiques, ou COP 6, est la sixième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue du 13 au 25 novembre à La Haye aux Pays-Bas, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Marrakech de 2001 sur les changements climatiques ou COP 7, a eu lieu du 29 octobre au 10 novembre 2001 au Maroc. C’est la septième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de New Delhi de 2002 sur les changements climatiques ou COP 8, est la huitième Conférences des parties qui a eu lieu du 23 octobre au 01er novembre 2002 en Inde.

La Conférence de Milan de 2003 sur les changements climatiques ou COP 9, est la neuvième Conférence des parties. Elle s’est tenue du 01er au 13 décembre 2003 en Italie.

La Conférence de Buenos Aires de 2004 sur les changements climatiques ou COP 10, a eu lieu du 06 décembre au 17 décembre 2004 en Argentine. C’est la dixième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Montréal de 2005 sur les changements climatiques ou COP 11, est la 11ème Conférence des parties qui s’est tenue du 28 novembre au 09 décembre au Canada.

La Conférence de Nairobi de 2006 sur les changements climatiques ou COP 12, s’est tenue du 06 au 17 décembre 2006 au Kenya. Elle constitue la 12ème Conférence des parties.

La conférence de Bali est la 13ème conférence des parties sur le changement climatique ou COP 13. Elle s’est tenue du 03 décembre 2007 en Indonésie, réunissant près de 189 Etats signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Poznań est la 14ème Conférence des parties ou COP 14, organisée sous l’égide des Nation unies, avait pour objectif de poursuivre la mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies et du Protocole de Kyoto sur les Changements Climatiques. Organisées du 01er au 12 décembre 2008 dans la ville polonaise de Poznań.

La conférence de Copenhague a été la 15e conférence des parties ou COP 15, de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague au Danemark du 07 au 18 décembre 2009.

La Conférence des parties à la convention sur les changements climatiques de Cancún s’est tenue dans l’Etat mexicain du Quintana Roo, du 29 novembre au 10 décembre 2010. C’est la 16e conférence des parties ou COP 16.

La Conférence de Durban sur les changements climatiques, d’abord tenue à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 09 décembre 2011, puis prolongée jusqu’au 11 décembre pour espérer trouver un accord. C’est la 17e Conférence des parties ou COP 17.

La 18ème conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ou COP 18, s’est déroulée du 26 novembre au 07 décembre 2012 au Centre National de Convention du Qatar, à Doha.

La Conférence de Varsovie de 2013 est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Pologne entre le 11 et le 23 novembre 2013. Elle est la 19ème des conférences annuelles de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Lima de 2014 sur les changements climatiques est la 20ème conférence des parties ou COP 20, qui s’est tenue du 01er décembre au 12 décembre 2014 au Pérou.

La conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 au Bourget en France, est à la fois la 21ème conférence des parties et la 11ème conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Chaque année, les participants de cette conférence se réunissent pour décider des mesures à mettre en place, dans le but de limiter le réchauffement climatique.

La conférence de Marrakech de 2016 sur les changements climatiques est à la fois la 22ème conférence des parties à la Convention-Cadre des Nation Unies sur les Changements Climatiques, et la 12ème conférence des parties Siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Elle s’est tenue du 07 au 18 novembre 2016 au Maroc.

La Conférence de Bonn de 2017 sur le climat est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Allemagne en novembre 2017. Elle est la 23ème des Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui s’est tenue du 06 au 17 novembre 2017 en Allemagne.

La 24ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Katowice en Pologne du 02 au 14 décembre 2018.

La Conférence de Madrid de 2019 sur les changements climatiques est la conférence internationale qui s’est tenue du 02 au 14 décembre 2019 en Espagne. Présidée par le gouvernement chilien, elle constitue la 25ème Conférence des parties ou COP 19.

La 26ème conférence annuelle des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Glasgow du 01er au 12 novembre 2021 au Royaume-Uni.

La Conférence de Charm-El-Cheikh de 2022 sur les changements climatiques est une conférence internationale des Nations Unies qui devrait se dérouler du 07 au 18 novembre 2022 à Charm-El-Cheikl en bord de Mer rouge en Egypte. Elle sera la 27ème Conférence des parties et réunira les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La conférence des parties (COP) également appelée conférence des Etats signataires, est un terme générique qui désigne l’organe suprême de certaines conventions internationales. Elle est composée de tous les Etats membres de la conférence et vérifie la bonne application des objectifs des conventions internationales adoptées. La COP est une grande conférence internationale sur le climat qui réunit les Etats engagés depuis 1992 par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). COP signifie « Conference of parties », les « parties » étant les signataires de la Convention (195 pays + l’Union européenne). Dans le domaine de l’environnement, il existe ainsi 3 COP, nées de 3 conventions signées à l’issue du “Sommet de la Terre” de Rio en 1992 : la COP sur la biodiversité, la COP sur la lutte contre la désertification et la COP sur les changements climatiques qui est la plus importante des trois. Prévue par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992, la COP sur les changements climatiques se réunit tous les ans depuis 1995 jusqu’à nos jours.

OBJECTIFS DE LA COP

Alertés depuis le premier rapport du GIEC (1990) de l’incidence de l’activité humaine sur le réchauffement de la planète, les États se donnent pour objectif, dès la première COP, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Chaque réunion annuelle donne alors lieu à un état des progrès réalisés dans la baisse des émissions et éventuellement à la signature de nouveaux accords plus ambitieux. Les objectifs principaux seront la création d’un système mondial de taxe sur le carbone, la fin de la dépendance au charbon, l’élimination progressive des combustibles fossiles et la fin des investissements dans l’économie grise (économie informelle). L’organisateur officiel est l’ONU, mais la conférence se tient dans un pays différent chaque année. Les COP sont nées lors du sommet de la Terre de Rio. En 1992, plus de 178 pays se rencontrent à Rio de Janeiro pour la conférence décennale de l’ONU sur l’environnement et le développement. Des avancées significatives sont ainsi faites, comme la signature de la Déclaration de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement qui donne une définition “officielle” du développement durable. Dans cette déclaration est présente une convention sur le climat qui appuie la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de minimiser l’impact humain sur le changement climatique. La machine est donc alors lancée, chaque année les pays ayant signés la convention sur le climat du sommet de Rio se retrouveront pour trouver des solutions concrètes pour lutter contre le changement climatique : c’est la fameuse “conférence des parties” qui prendra place chaque année dans une ville différente. Des acteurs non gouvernementaux y prendront aussi place (ONG, entreprises, villes, citoyens etc.) afin de représenter au mieux la société qui doit lutter contre le changement climatique.

HISTORIQUE DES CONFERENCES DES PARTIES (COP)

Depuis 1995, plus d’une centaine de pays du monde entier se réunissent chaque année lors des Conférences des Parties pour parler du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique. Du fait de la complexité du sujet et des enjeux qui se cachent derrière, c’est un processus long où se mêlent des problématiques environnementales, économiques, sociales et diplomatiques.

La Conférence de Berlin de 1995 sur les changements climatiques, ou COP1, est la première Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nations Unies pour le Climat. Elle s’est tenue du 28mars au 7avril à Berlin en Allemagne, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Elle fixe pour chaque pays ou région des objectifs chiffrés en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de réductions correspondantes à atteindre. Cet engagement chiffré passe une série de mesures et d’engagements politiques.

La deuxième COP s’est déroulée à Genève en 1996. Elle a eu lieu juste après la publication du deuxième rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), qui renforce les charges sur le rôle des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Il y est déclaré et admis que : “les changements climatiques représentent un danger pour l’humanité”.

En 1997, la conférence des parties se déroule à Kyoto au Japon, pour sa troisième année. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un protocole contraignant visant à encadrer les émissions de CO2 de plus d’une centaine de pays est élaboré. Les objectifs sont chiffrés : réduire de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre planétaires d’ici 2020 en se servant de l’année 1990 comme référence. Pour l’Union européenne, cet objectif se traduit par une baisse totale de ses émissions de 8%. Des mécanismes de flexibilité sont aussi étudiés afin de pouvoir aider les pays signataires à développer le maximum de pistes afin de réduire leurs propres émissions. Ils mèneront à la création des mécanismes de développement propre (MDP) et à la mise en œuvre conjointe (MOC). Pour que le protocole de Kyoto puisse rentrer réellement en vigueur, il fallait au moins que 55 pays ratifient le traité. Ce sera chose faite en 2002 lorsque l’Islande s’engagera à réduire ses émissions. En clair, il aura fallu attendre 5 ans pour mettre en œuvre ce protocole ! Il sera officiellement ratifié en 2005 lors de la COP11 à Montréal. Ces huit années entre 1997 et 2005 ont été à l’origine de négociations très fortes et de clarification de la mise en œuvre de ce protocole : mise en place de la méthodologie de comptabilité, des marchés d’émissions, des mécanismes de fond propre, du système d’observation et de gouvernance, etc. La grande déception du protocole de Kyoto vient du fait que les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre du monde n’aient pas ratifié ce traité : les États-Unis et la Chine. De la même manière, le Canada se retirera du protocole de Kyoto en 2011.

La Conférence de Buenos Aires de 1998 sur les changements climatiques est la quatrième conférence des Parties qui s’est tenue du 02 au 14 novembre au centre des expositions en Argentine, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC)

La conférence de Bonn de 1999 sur les changements climatiques, ou COP 5, est la cinquième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue le 25 octobre à Bonn en Allemagne, réunissant les pays signataires de la CCNUCC.

La conférence de La Haye de 2000 sur les changements climatiques, ou COP 6, est la sixième Conférence des parties organisée par l’Organisation des Nation unies pour le climat. Elle s’est tenue du 13 au 25 novembre à La Haye aux Pays-Bas, réunissant les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Marrakech de 2001 sur les changements climatiques ou COP 7, a eu lieu du 29 octobre au 10 novembre 2001 au Maroc. C’est la septième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de New Delhi de 2002 sur les changements climatiques ou COP 8, est la huitième Conférences des parties qui a eu lieu du 23 octobre au 01er novembre 2002 en Inde.

La Conférence de Milan de 2003 sur les changements climatiques ou COP 9, est la neuvième Conférence des parties. Elle s’est tenue du 01er au 13 décembre 2003 en Italie.

La Conférence de Buenos Aires de 2004 sur les changements climatiques ou COP 10, a eu lieu du 06 décembre au 17 décembre 2004 en Argentine. C’est la dixième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Montréal de 2005 sur les changements climatiques ou COP 11, est la 11ème Conférence des parties qui s’est tenue du 28 novembre au 09 décembre au Canada.

La Conférence de Nairobi de 2006 sur les changements climatiques ou COP 12, s’est tenue du 06 au 17 décembre 2006 au Kenya. Elle constitue la 12ème Conférence des parties.

La conférence de Bali est la 13ème conférence des parties sur le changement climatique ou COP 13. Elle s’est tenue du 03 décembre 2007 en Indonésie, réunissant près de 189 Etats signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Poznań est la 14ème Conférence des parties ou COP 14, organisée sous l’égide des Nation unies, avait pour objectif de poursuivre la mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies et du Protocole de Kyoto sur les Changements Climatiques. Organisées du 01er au 12 décembre 2008 dans la ville polonaise de Poznań.

La conférence de Copenhague a été la 15e conférence des parties ou COP 15, de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Elle s’est tenue à Copenhague au Danemark du 07 au 18 décembre 2009.

La Conférence des parties à la convention sur les changements climatiques de Cancún s’est tenue dans l’Etat mexicain du Quintana Roo, du 29 novembre au 10 décembre 2010. C’est la 16e conférence des parties ou COP 16.

La Conférence de Durban sur les changements climatiques, d’abord tenue à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 09 décembre 2011, puis prolongée jusqu’au 11 décembre pour espérer trouver un accord. C’est la 17e Conférence des parties ou COP 17.

La 18ème conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ou COP 18, s’est déroulée du 26 novembre au 07 décembre 2012 au Centre National de Convention du Qatar, à Doha.

La Conférence de Varsovie de 2013 est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Pologne entre le 11 et le 23 novembre 2013. Elle est la 19ème des conférences annuelles de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La Conférence de Lima de 2014 sur les changements climatiques est la 20ème conférence des parties ou COP 20, qui s’est tenue du 01er décembre au 12 décembre 2014 au Pérou.

La conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 au Bourget en France, est à la fois la 21ème conférence des parties et la 11ème conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Chaque année, les participants de cette conférence se réunissent pour décider des mesures à mettre en place, dans le but de limiter le réchauffement climatique.

La conférence de Marrakech de 2016 sur les changements climatiques est à la fois la 22ème conférence des parties à la Convention-Cadre des Nation Unies sur les Changements Climatiques, et la 12ème conférence des parties Siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto. Elle s’est tenue du 07 au 18 novembre 2016 au Maroc.

La Conférence de Bonn de 2017 sur le climat est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu en Allemagne en novembre 2017. Elle est la 23ème des Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui s’est tenue du 06 au 17 novembre 2017 en Allemagne.

La 24ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Katowice en Pologne du 02 au 14 décembre 2018.

La Conférence de Madrid de 2019 sur les changements climatiques est la conférence internationale qui s’est tenue du 02 au 14 décembre 2019 en Espagne. Présidée par le gouvernement chilien, elle constitue la 25ème Conférence des parties ou COP 19.

La 26ème conférence annuelle des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est tenue à Glasgow du 01er au 12 novembre 2021 au Royaume-Uni.

La Conférence de Charm-El-Cheikh de 2022 sur les changements climatiques est une conférence internationale des Nations Unies qui devrait se dérouler du 07 au 18 novembre 2022 à Charm-El-Cheikl en bord de Mer rouge en Egypte. Elle sera la 27ème Conférence des parties et réunira les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

LES CONFERENCES DE PARTIES QUI ONT MARQUE L’HISTOIRE

Toutes les COP n’ont pas des retentissements médiatiques comparables. La plupart se contente « seulement » de mettre en œuvre les modalités décidées lors des conférences déterminantes. Parmi celles-ci figure la COP3 de 1997, avec à la clé le fameux Protocole de Kyoto. Il s’agit pour la première fois d’imposer des efforts aux parties signataires de la Conférence-Cadre de Rio, en l’occurrence de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. La première réelle inquiétude ou du moins intérêt collectif sérieux pour la planète se concrétise en 1972 avec le Sommet de la Terre à Stockholm. Le choix de la capitale de la Suède n’est pas anodin, ce pays étant l’un des premiers à mettre en place dans les années 60 un vaste programme politique de développement durable, la Suède étant par ailleurs considérée de nos jours comme la nation la plus « verte » du monde, selon le « Global Green Index Economy ».

Cependant, en plein âge d’or du pétrole, les temps ne sont guère aux soucis écologiques. Il faut attendre 1992 et le troisième Sommet de la Terre de Rio pour voir bouger les lignes. La protection de l’environnement et le développement durable sont désormais considérés comme incontournables pour l’avenir de l’Homme et de la planète. 196 nations dont tous les membres de la Communauté Européenne ratifient la Convention-Cadre issue du Sommet de la Terre de Rio, qui implique de se réunir chaque année afin de maintenir les efforts. Ces grandes réunions annuelles sont dénommées «Conférences des Parties » (Conference of Parties), les fameuses COP. Les États-Unis sont deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Tout l’intérêt des COP suivantes est de parvenir à imposer un texte juridiquement contraignant ; c’est le grand enjeu de la COP 15 de Copenhague de 2009, déjà jugée à l’époque comme décisive pour l’avenir de la planète, et d’une importante résonnance médiatique. Hélas, encore une fois, la montagne d’espoir de Copenhague accouche d’une petite souris, n’imposant aucune contrainte juridique. Les participants se séparent sur de vagues promesses de recherches d’énergies nouvelles, et sur le désir de ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2° à l’horizon 2100.

En décembre 2015, la COP 21 de Paris représente la revanche de la COP 15 de Copenhague, et surtout le dernier espoir de parvenir à éviter le pire. Un accord international sur le climat, juridiquement contraignant, est enfin atteint et acté en 2016, en tant qu’Accords de Paris. Ceux-ci prévoient de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°, de limiter les rejets de gaz à effet de serre en vue de parvenir à la neutralité carbone, et notamment d’accorder une aide de 100 milliards de dollars par an aux pays en voie de développement. Les attentes pour la COP21 ont été très fortes, en effet cette conférence a permis de conclure à un accord historique permettant de remplacer le prolongement du protocole de Kyoto, et ce dès 2020. La COP21 a été pour beaucoup un « moment historique » grâce à la signature de l’Accord de Paris. Celui-ci entérine que la communauté internationale fera tout son possible pour contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de +2°C, voire le limiter à +1,5°C. Pour atteindre cet objectif très ambitieux, tous les États se sont engagés à publier leurs propres objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ils sont aujourd’hui accessibles sur le site des Nations Unies. Si on additionne l’ensemble des contributions nationales, il apparaît que le réchauffement climatique devrait être de +3,5°C en 2100, ce qui reste encore loin de l’objectif fixé. L’enjeu de l’après COP21 est donc d’engager pleinement les entreprises, collectivités et citoyens dans des actions de réduction. Par ailleurs, d’autres mécanismes seront discutés au cours des prochaines COP, comme la mise en place d’un prix du carbone ou d’un fonds vert pour le climat. Le 5ème rapport du GIEC, paru en novembre 2014, affirme avec certitude que l’être humain est responsable du changement climatique. Le rapport « special » du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1.5°C, paru le 6 octobre 2018, est alarmant, et appelle à un changement radical. Mobiliser toute la planète est donc une étape nécessaire pour lutter contre le changement climatique.

Que retenir ?

En définitive, la COP est un évènement qui se répète chaque année généralement vers la fin du mois de novembre. Elle est fortement médiatisées et réunit souvent près de 30000 personnes et s’effectue sur deux semaines. C’est l’occasion pour les Etats de faire le point sur leur action en faveur du climat et de discuter de ce qui devrait être fait pour éviter un dérèglement majeur du système climatique. Compte tenu de la nature globale du problème des changements climatiques, l’intérêt de ces rencontres est a priori évident. On le sait, les changements climatiques sont causés par l’accumulation de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Or, comme ces gaz à effet de serre peuvent être émis de n’importe où, une lutte efficace contre le dérèglement du climat suppose de développer des stratégies universelles. D’où la nécessité que la communauté internationale se réunisse pour définir de telles stratégies.

LES CONFERENCES DE PARTIES QUI ONT MARQUE L’HISTOIRE

Toutes les COP n’ont pas des retentissements médiatiques comparables. La plupart se contente « seulement » de mettre en œuvre les modalités décidées lors des conférences déterminantes. Parmi celles-ci figure la COP3 de 1997, avec à la clé le fameux Protocole de Kyoto. Il s’agit pour la première fois d’imposer des efforts aux parties signataires de la Conférence-Cadre de Rio, en l’occurrence de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. La première réelle inquiétude ou du moins intérêt collectif sérieux pour la planète se concrétise en 1972 avec le Sommet de la Terre à Stockholm. Le choix de la capitale de la Suède n’est pas anodin, ce pays étant l’un des premiers à mettre en place dans les années 60 un vaste programme politique de développement durable, la Suède étant par ailleurs considérée de nos jours comme la nation la plus « verte » du monde, selon le « Global Green Index Economy ».

Cependant, en plein âge d’or du pétrole, les temps ne sont guère aux soucis écologiques. Il faut attendre 1992 et le troisième Sommet de la Terre de Rio pour voir bouger les lignes. La protection de l’environnement et le développement durable sont désormais considérés comme incontournables pour l’avenir de l’Homme et de la planète. 196 nations dont tous les membres de la Communauté Européenne ratifient la Convention-Cadre issue du Sommet de la Terre de Rio, qui implique de se réunir chaque année afin de maintenir les efforts. Ces grandes réunions annuelles sont dénommées «Conférences des Parties » (Conference of Parties), les fameuses COP. Les États-Unis sont deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Tout l’intérêt des COP suivantes est de parvenir à imposer un texte juridiquement contraignant ; c’est le grand enjeu de la COP 15 de Copenhague de 2009, déjà jugée à l’époque comme décisive pour l’avenir de la planète, et d’une importante résonnance médiatique. Hélas, encore une fois, la montagne d’espoir de Copenhague accouche d’une petite souris, n’imposant aucune contrainte juridique. Les participants se séparent sur de vagues promesses de recherches d’énergies nouvelles, et sur le désir de ne pas dépasser un réchauffement de plus de 2° à l’horizon 2100.

En décembre 2015, la COP 21 de Paris représente la revanche de la COP 15 de Copenhague, et surtout le dernier espoir de parvenir à éviter le pire. Un accord international sur le climat, juridiquement contraignant, est enfin atteint et acté en 2016, en tant qu’Accords de Paris. Ceux-ci prévoient de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°, de limiter les rejets de gaz à effet de serre en vue de parvenir à la neutralité carbone, et notamment d’accorder une aide de 100 milliards de dollars par an aux pays en voie de développement. Les attentes pour la COP21 ont été très fortes, en effet cette conférence a permis de conclure à un accord historique permettant de remplacer le prolongement du protocole de Kyoto, et ce dès 2020. La COP21 a été pour beaucoup un « moment historique » grâce à la signature de l’Accord de Paris. Celui-ci entérine que la communauté internationale fera tout son possible pour contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de +2°C, voire le limiter à +1,5°C. Pour atteindre cet objectif très ambitieux, tous les États se sont engagés à publier leurs propres objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ils sont aujourd’hui accessibles sur le site des Nations Unies. Si on additionne l’ensemble des contributions nationales, il apparaît que le réchauffement climatique devrait être de +3,5°C en 2100, ce qui reste encore loin de l’objectif fixé. L’enjeu de l’après COP21 est donc d’engager pleinement les entreprises, collectivités et citoyens dans des actions de réduction. Par ailleurs, d’autres mécanismes seront discutés au cours des prochaines COP, comme la mise en place d’un prix du carbone ou d’un fonds vert pour le climat. Le 5ème rapport du GIEC, paru en novembre 2014, affirme avec certitude que l’être humain est responsable du changement climatique. Le rapport « special » du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1.5°C, paru le 6 octobre 2018, est alarmant, et appelle à un changement radical. Mobiliser toute la planète est donc une étape nécessaire pour lutter contre le changement climatique.

Que retenir ?

En définitive, la COP est un évènement qui se répète chaque année généralement vers la fin du mois de novembre. Elle est fortement médiatisées et réunit souvent près de 30000 personnes et s’effectue sur deux semaines. C’est l’occasion pour les Etats de faire le point sur leur action en faveur du climat et de discuter de ce qui devrait être fait pour éviter un dérèglement majeur du système climatique. Compte tenu de la nature globale du problème des changements climatiques, l’intérêt de ces rencontres est a priori évident. On le sait, les changements climatiques sont causés par l’accumulation de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Or, comme ces gaz à effet de serre peuvent être émis de n’importe où, une lutte efficace contre le dérèglement du climat suppose de développer des stratégies universelles. D’où la nécessité que la communauté internationale se réunisse pour définir de telles stratégies. Notre organisation à eu la recommandation du MINEPDED pour intégrer cette institution comme ONG œuvrant dans la lutte contre le changement climatique.

Par BENTOU TEPONDO Josephine, Environementaliste

08 Juin 2022

Le polyter : solution idoine pour une agriculture durable en zone désertique

        « L’agriculture mondiale va devoir relever un défi colossal, produire près de 50% de nourriture en plus d’ici 2030 et doubler la production à l’horizon 2050 » alertais l’OCDE en 2010. Selon l’organisation de coopération et de développement économique, il faudra ‘‘probablement y parvenir avec moins d’eau’’ car 70% de consommation mondiale d’eau est faite par l’agriculture. C’est avec ce défi planétaire à l’esprit que Philippe Ouaki Di Giorno, agronome et chercheur passionné a inventé un procédé appelé « polyter » qui pourrait littéralement sauver la planète en remédiant aux pénuries d’eaux dans les pays du sud et du gaspillage dans les pays du nord. Surnommé le ‘‘magicien du Gers’’, Philippe Ouaki a développé une technologie agricole de rupture il y a 25ans qui permet de végétaliser les déserts, cultiver les terres les plus capricieuses et économiser l’eau. Cette technologie pourrait être une solution efficace pour la lutte contre le réchauffement climatique, la désertification, la sècheresse, le stress hydrique, mais surtout pour révolutionner l’agriculture dans les régions chaudes et désertiques du monde. 

Le polyter, qu’est-ce que c’est ?

         Le polyter est un hydro rétenteur fertilisant organique qui se présente sous forme des petits granulés provenant de la chimie organique. Au contact de l’eau, il a la faculté d’absorber jusqu’à 300 fois le poids initial de chaque graines d’une façon spectaculaire et la transformer en solide. Pour stopper la désertification en restaurant les terres dégradées, la technologie polyter pourrait être un atout considérable car elle a de nombreux avantages environnementaux, agricoles et économiques. Il permet d’économiser plus de 50% d’eau et des produits de fertilisations car, lorsqu’une plante est arrosée, elle absorbe seulement 20% de l’eau mais avec le polyter, 97% de l’eau arrosée est retenu par celle-ci. Le polyter contient des oligo-éléments organique et du polyacrylate de potassium qui augmentent la richesse du sol et améliore sa structure. Il permet aux plantes de résister contre les intempéries du climat, contre les maladies et les ravageurs. Le polyter augmente la surface de la racine donc la plante est plus résistante et possède plus de ressources et de surface utile. Il enrichit la structure du sol en favorisant le développement des organismes indispensable pour une terre saine.

Le polyter favorise une précocité du développement de la plante et dont du fruit.  La plante au contact du polyter va donc absorber un maximum de capacité en eau pour le garder en terme de garde-manger disponible. Pendant la période où nous ne pouvons pas apporter d’eau aux plantes, le polyter va créer un tampon qui va permettre aux plantes de ne pas vivre le stress hydrique et restituer tout ce qu’il contient à la plante. Il permet à la plante d’avoir en sa disponibilité tout l’eau nécessaire pour pouvoir croitre et se développer.

Rôle du polyter

        La particularité du polyter est qu’il se greffe aux racines et fait partie de la plante étant donné qu’il est pratiquement organique, il y a donc greffage naturel entre la racine et le polyter. L’élément le plus important est que à l’intérieur du polyter, il y a une vraie quantité d’engrais, de fertilisant équilibré qui sont fait spécifiquement pour nourrir la plante et le développement racinaire. Pour avoir des belles plantes, il faut un développement racinaire fort, important et en profondeur. Le polyter permet un rendement de 50 à 300 % sur certaines cultures, il est devenu une matière réactive qui permet réellement de faire pousser les plantes beaucoup plus vite naturellement. Ultra-absorbant comme des éponges au contact de l’eau, il permet de retenir et de stocker le liquide. Le polyter fusionne ensuite avec la racine qui se développe plus vite en profondeur. La plante a comme un baluchon en eau, en fertilisant et en garde-manger. Grâce à cela, la moindre problématique de variation de température, d’apport d’eau ou non n’affecte pas la plante. Le polyter est considéré comme un antidote pour les problèmes de sécurité alimentaire dans le monde, l’antidote au niveau des problèmes de règlement climatique, de reforestation, de stabilisation du climat et du sol.

Les régions septentrionales du Cameroun traversent actuellement une importante période de sécheresse et de désertification. L’eau se fait de plus en plus rare, les barrages enregistrent le taux de remplissage historiquement bas.  La nappe phréatique s’affaisse dans ce contexte, l’optimisation et la sauvegarde de l’eau dans le processus de production agricole devient une nécessité. Le nombre de la population ne cesse de croitre et les ressources naturelle s’épuisent chaque jour. L’avancée du désert menace les deux régions du Nord et de l’Extrême- Nord du pays, le climat devient de plus en plus aride et le sol pauvre. Le polyter pourrait donc résoudre ces problèmes environnementaux et agricoles du septentrion en assurant la sécurité alimentaire, en augmentant les surfaces arables, en diminuant les apports en eaux et en fertilisants, favorisant la germination et le développement végétal. Les plantes pourront ainsi bien se développer malgré les intempéries du climat et le manque d’eaux. Le polyter peut être utilisé dans les cultures vivrières, dans la production agro-industrielle et fruitière ainsi que dans le reboisement. Le polyter pourrait ainsi stopper l’avancement du désert en favorisant le reboisement et booster la production dans les zones non fertiles et désertes tout en restaurant la stabilité du sol et l’équilibre écologique.

         Face à tous ces problèmes environnementaux qui menacent les régions du septentrion, la Société Coopérative avec Conseil d’Administration pour le Reboisement et le Développement Durable (COOP CA-REDD) a pris les choses en main pour expérimenter cette précieuse technologie polyter afin de lutter contre la désertification. Le président de la COOP CA-REDD Mr ABAKACHI ABICHO était personnellement sur le terrain pour planter des arbres fruitiers dans un verger en utilisant le polyter. Etant donné que les arbres mettent beaucoup de temps à pousser, l’utilisation du polyter permet d’avoir des bons résultats en peu de temps. Les arbres vont donc avoir à leur disposition toutes les ressources dont ils ont besoin pour un bon démarrage, puis croitre rapidement et se développer harmonieusement.

Comment utiliser le polyter?

 Juste une pincée de polyter introduit dans un litre d’eau, suffit pour fertiliser une plante. Apres avoir creusé une fosse et ajouter de l’eau pour humidifier le sol sec, le polyter gonflé a été disposé autour des racines avant d’être couvert par la terre. En grandissant, ces granulés s’accrochent aux racines et pompent l’eau qu’ils contiennent. Ainsi 97% de l’eau versé sur les plantes seront absorbé et on aura quasiment aucune perte en eau et les plantes se développeront rapidement sans problèmes. Les plantes ne craignent plus les changements climatiques et se développent sans stress hydrique avec une production florale et fruitière beaucoup plus importante.

 

Rapporté par: BENTOU TEPONDO Josephine, Environementaliste

18 Mar 2022

Les effets néfastes des engrais dans le Grand Nord Cameroun

 

Tout le monde est d’accord sur la façon dont l’agriculture évolue en fonction des tendances démographiques et économiques. La population mondiale atteindra probablement quelques 8 milliards d’individus aux environs de 2030, et deux personnes sur trois vivront alors en milieu urbain. La croissance des revenus s’accompagnera d’un accroissement de la demande alimentaire tel que la production vivrière devra augmenter d’environ 60 pour cent dans les trois prochaines décennies.

Les engrais sont de plus en plus populaires car ils favorisent la croissance des plantes et augmentent le rendement. Mais quels sont les dangers d’une utilisation excessive d’engrais ? Saviez-vous qu’une trop grande fertilisation pourrait causer aux plantes une « brûlure d’engrais » ?

 

Cet article met en exergue quatre effets négatifs de l’utilisation d’engrais sans connaître les besoins en éléments nutritifs dans le Grand Nord Cameroun

1-Pas de rendement optimal dû à une sous-fertilisation ou une fertilisation excessive

 

Des analyses de sol avant d’appliquer des engrais sont recommandées afin de déterminer l’état des sols et les besoins en nutriments. Ce n’est qu’alors que vous connaissez le type et la quantité d’engrais dont vous avez besoin. Si vous appliquez de l’engrais sans savoir ce dont votre sol a besoin, vous risquez d’utiliser trop peu d’engrais (sous-fertilisation) et de ne pas atteindre un rendement optimal. 

Si vous appliquez trop d’engrais (trop d’engrais) ou que vous l’appliquez au mauvais moment, il y a un risque de
« brûlure d’engrais » – brûlure du feuillage de la plante àla suite de l’excès de sels d’azote. L’utilisation abusive d’engrais peut endommager les cultures et entraîner une perte de rendement.

2-Gaspiller de l’argent sur les engrais dont votre sol n’a pas besoin

Si vous ne savez pas quels éléments nutritifs sont déjà présents dans votre sol, vous pouvez utiliser des engrais qui contiennent des éléments nutritifs déjà abondant dans votre sol. C’est simplement un gaspillage d’argent. L’engrais excessif n’améliorera pas votre rendement et pourrait avoir un effet négatif sur l’environnement.

3-Gaspillage de ressources limitées

Les nutriments tels que le phosphore et le potassium présents dans les engrais minéraux sont des ressources limitées. Le phosphore, par exemple, est extrait de gisements de phosphates inégalement répartis dans le monde. Le terme « pic de phosphore » est utilisé pour décrire le moment où nous atteignons le taux de production global maximal de phosphore. 

Selon les chercheurs, le pic de phosphore sera atteint vers 2030, tandis que les réserves de phosphore devraient être épuisées dans les 100 prochaines années. Par conséquent, nous devons être plus efficaces dans notre utilisation des engrais à base de phosphore afin d’éviter une pénurie future.

                                                                                                                      Source………..

4-Causer des dommages environnementaux dus à une fertilisation excessive

L’analyse du sol fournit une recommandation d’engrais et permet aux agriculteurs d’appliquer le bon engrais et la bonne quantité qui sera utilisée par les plantes. Cela minimise les chances d’appliquer des quantités excessives d’engrais et les dommages environnementaux résultants. 

Par exemple, un excès d’engrais riches en azote pourrait s’écouler du champ dans les plans d’eau (rivières, lacs, lagunes…), entraînant un excès d’éléments nutritifs dans l’eau et une croissance rapide de la vie végétale (un processus connu sous le nom d’eutrophisation) avec des effets néfastes sur la qualité de l’eau.

Que peuvent faire les agriculteurs pour empêcher cela?

La popularité des engrais augmente en raison de la nécessité de nourrir la population croissante de la planète. Cependant, les dangers de leur surutilisation sont souvent négligés. Chez AgroCares, nous encourageons l’utilisation responsable des engrais et la gestion durable des sols. Comme indiqué ci-dessus, tester votre sol et connaître ses besoins en éléments nutritifs avant d’appliquer toute fertilisation est le meilleur moyen d’éviter de trop fertiliser votre sol et de gaspiller votre argent dans des enrichisseurs de sol inutiles.

 

 

                                                                                      Rédigé par ZARA ABBA et IYA IBRAHIM 

27 Nov 2021
Test de Brulure du Charbon Bio

Fabrication de Charbon Bio : la Coop-CA REDD expérimente ses premiers prototypes

Au lendemain des crises pétrolières des années 1970, des efforts ont été réalisés dans les pays développés pour la valorisation de la biomasse végétale. Celle-ci, à défaut de les remplacer devait venir en aide aux sources d’énergie fossile (charbon, pétrole, gaz). Des technologies nouvelles ont été développées dans ce sens (Charbon Bio, biocombustible, culture énergétique…).

Dans les grands centres urbains, la demande en bois de chauffe devient de plus en plus importante du fait des facteurs tels que la croissance démographique, un faible revenu, des couts élevé des substituts comme le gaz et ceci oblige la population à utiliser le bois-énergie pour ses besoins.  Au Cameroun le bois-énergie et le charbon de bois représenterais un peu plus de 80% de la consommation totale d’énergie aussi bien à usage domestique qu’industriel.

En effet, l’utilisation intensive de cette ressource pour subvenir au besoin de la population met en péril les forêts, entrainant ainsi des lourdes conséquences sur les écosystèmes. Cette pression associée au faible revenu des populations et à l’explosion démographique entraine une réduction des superficies des forêts. En plus de la pression humaine sur l’environnement, les industries par l’utilisation des combustibles fossiles rejettent une quantité importante des huiles usager et d’émission des fumées qui contribuent à la pollution des nappes d’eau, de l’atmosphère et au réchauffement climatiques.

Au regard des enjeux du développement durable, il est plus que jamais nécessaire de trouver une solution économique et social viable au problème du bois-énergie par la valorisation des résidus agricoles. C’est dans cette perspective que la COOP CA REDD, en collaboration avec le Département des Sciences Environnementale de l’Ecole Nationale Supérieur Polytechnique de l’Université de Maroua, s’inscrit dans un travail dont l’objectif générale est la valorisation du son de riz pour la fabrication du charbon bio. Il s’agit spécifiquement de présenter les différents procédés de fabrication du charbon bio, de déterminer le liant le plus adapté pour la fabrication du charbon bio, et de tester le pouvoir énergétique de chaque type de charbon à base du son de riz.

Matière Première

Les activités agricoles telles que la culture de riz, du coton génèrent d’important déchet. Dans les zones rizicoles telles que Yagoua dans la mayo Danay, la Semry ainsi que d’autre acteurs de la filière comme la Coopérative TPA produisent par an des tonnes des déchets issus du décorticage de riz. Ces déchets qui sont jusqu’à lors problématique peuvent faire l’objet d’une valorisation pour la fabrication des briquettes de charbon. Le son de riz carbonisé est ensuite associé au liant pour faciliter le compactage. Nous avons testé trois types de liant à savoir, l’argile, la bouse de vache et le grewia sp.

 

 

 

Il en ressort de cette expérience que l’argile, à un certain pourcentage, donne des meilleurs résultats. La carbonisation prend en moyen 6 heures du temps et la température est comprise entre 70 et 450°. Il ressort des différentes comparaisons que les briquettes de charbon se consument moins vite par rapport au charbon de bois et a un temps de brulure plus longue, bien que ces briquettes produisent plus de cendre. Ces cendres sont en cours d’analyse pour déterminer leur pouvoir fertilisant.

Carbonisateur
Intrants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi donc, d’après l’équipe ayant conduit cette expérience, le son de riz pourrait produire du charbon bio qui servira comme combustible alternative dans les ménages. L’utilisation de charbon bio pourrait réduire la quantité de déchet et en même temps réduire la pression sur le couvert végétal.

Charbon Bio
Séchage des briquettes
Test de Brulure du Charbon Bio
Test de Brulure du Charbon Bio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les briquettes ayant été produites et testé, on en conclu que le son de riz pourrait faire l’objet d’une valorisation énergétique plus importante à travers la fabrication de charbon vert si les moyens nécessaires sont mis en jeu.

24 Nov 2021
Coop-CA REDD en action

Coop-CA REDD en Action

Coop-CA REDD en action: Travaux de reboisement d’un espace du bassin versant de la Bénoué à Karewa dans la Commune de Ngong, Département de la Bénoué dans la Région du Nord sous financement gouvernemental à travers le MINEPDED.

Coop-CA REDD en action: Dans le cadre de la lutte contre la désertification et les effets du changement climatique, le Gouvernement de la République du Cameroun, par le biais de la Commune de Ngong, sous financement du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable ont mis sur pied un programme de reboisement de certains sites à écologie fragile dans ladite Commune. C’est dans ce cadre que la Coop-CA REDD a réalisé un projet relatif aux


travaux de reboisement d’un espace du bassin versant de la Bénoué à Karewa dans la Commune de Ngong, Département de la Bénoué dans la Région du Nord. Une aubaine pour la coopérative, qui n’a pas hésité à mettre en œuvre son savoir-faire pour la bonne exécution de ce projet. 5260 arbres d’Acacia Nilotica, d’Acacia Sénégal et d’Azadirachta Indica ont ainsi été plantés sur une zone longue de 1,5 km et large de 30 m soit une superficie de 4,5 ha et en cours d’entretient par la coopérative.


Coop-CA REDD en Action