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11 Avr 2023

LE KARITE

INTRODUCTION

Le karité (de nom scientifique Vitellaria paradoxa, est une espèce d’arbre du genre Vitellaria, famille des Sapotaceae. C’est un arbre des savanes de l’Afrique de l’Ouest et du centre. Cet arbre à croissance lente peut vivre plusieurs siècles. En Afrique centrale, au Cameroun, le Karité se retrouve beaucoup plus dans le grand Nord du pays ; plus précisément dans la région de la Bénoué. L’Arbre à beurre est un arbre tropical non rustique qui se complaît sous des températures moyennes annuelles entre 25 à 29°C, saison sèche marquée sur 5 à 8 mois. Néanmoins, des études menées par le CIRAD tentent de démontrer et de confirmer la rusticité de cette espèce. Originaire des savanes arborées d’Afrique, le Karité s’adapte à une large gamme de sols drainés à texture aérée comme les sols argileux, argilo-sableux, sableux, caillouteux et latéritiques pouvant se cultiver en pleine terre, en bac en plein soleil, plante d’intérieur avec une exposition au soleil. Mais, il présente une préférence aux sols moyennement humides, profonds, riches en matière organique.

DESCRIPTION DU KARITÉ

Tableau : classification de l’arbre Karité

Le Karité est un arbre fortement ramifié de 10 à 15 m de haut au houppier dense de près de 3 à 6 m d’envergure. Une écorce épaisse de couleur grise recouvre le tronc de 1,5 m de diamètre. Avec l’âge, des fissures horizontales et verticales recouvrent le tronc laticifère. L’Arbre à beurre repose sur un pivot racinaire de 90 cm mais les ramifications horizontales peuvent aller jusqu’à 20 m. Le feuillage caduc se compose de feuilles oblongues de 20 cm de long et de 7 cm de large. Les feuilles vert luisant au bord agréablement ondulé se regroupent en bouquets terminaux denses. A la naissance, les feuilles se recouvrent de fins poils et présentent une teinte rougeâtre. Les feuilles renferment également du latex, tout comme les rameaux.  Les fleurs apparaissent en saison sèche et ce, avant le feuillage. La floraison apparaît au bout de 15 ans de culture. La floraison laisse place par la suite à des grappes de baies ovoïdes vert sombre à brun. Les baies de 10 à 57 grammes renferment une pulpe comestible entourant une amande ou 2 amandes dures blanchâtres. Une coque mince protège les amandes oléagineuses, faites de 55% de matières grasses. Notons que le Karité produit en moyenne 20 kg de fruits par an et le pic de production se trouve vers 50 à 100 ans.

MODE DE PLANTATION

La plantation du Karité se fait majoritairement en début des saisons de pluie et sur un sol préalablement labouré et amendé. Le repiquage des plants en motte s’adapte aux sols silico-argileux et les plants à racines nues seraient plus adaptés au sol sableux. Pour des cultures en pot, on conseille le recours à un pot large et profond, le karité supportant mal les transplantations. Arbre facile d’entretien, le Karité ne requiert qu’un arrosage régulier pendant la phase de croissance. Des désherbages réguliers à raison de 3 fois par an peuvent être également nécessaires.

PARTIES UTILISEES ET PRODUIT DERIVES

Noix ou graines (fruits). Le karité est surtout utilisé en beurre, notamment en cosmétique. Le beurre est extrait de la plante (arbre). Hydratant, émollient, anti-inflammatoire, cicatrisant. Indications.  Peau sèche, acné, coups de soleil, plaies, eczéma (une étude publiée en 2009 s’est montrée favorable), dermatite de contact, vergeture, irritation des couches (érythème fessier).

 

 

Tableau : formes, vertus et bienfaits du karité

Photo : beurre de karité
Forme vertus thérapeutiques Les bienfaits
Pommade, Crème, Beurre Shampoing, Savon
Le karité est un arbre de la famille des sapotacées. Il peut atteindre une hauteur de 10 à 12 m. Les fleurs du karité de couleur jaune vert permettent la production d’un miel au goût très prononcé. Les racines du karité permettraient de soigner le cancer du foie et de soulager les douleurs d’estomac. Les feuilles du karité sont recommandées en cas de ballonnements, de conjonctivite ou de trachome. Le fruit du karité, de couleur verte et de 4 à 8 cm de long, serait antivenimeux et anti-diarrhéique. L’écorce serait antitussive.
Le beurre de karité soigne les problèmes de peau Le beurre de karité, un ami contre les effets du temps sur la peau Il Calme le feu du rasage Excellent pour les cheveux Idéal après le sport Protection contre le soleil Permet de lutter contre les vergetures de la grossesse Il prend soin de la poitrine pendant l’allaitement Il permet de soigner la peau de bébé

INTERETS ET UTILISATIONS DU KARITE

Le Karité se cultive particulièrement pour ses amandes oléagineuses, issues des noix de Karité, qui produisent le fameux beurre de Karité auquel on attribue multiples usages et vertus.

En cuisine, il vient en substitution du beurre de cacao et intègre différentes préparations comme : les biscuits, le chocolat, le cacao et les margarines. Autrefois, on l’utilisait également comme combustible et comme encaustique.

Considéré comme antioxydant, le beurre de Karité sert de matière première pour divers produits cosmétiques. Pour ses propriétés anti-inflammatoires et antimicrobiennes, le beurre de Karité s’ajoute à différentes pommades de traitement de l’eczéma et du psoriasis.

La médecine attribue également diverses vertus médicinales à l’Arbre à beurre. L’infusion des feuilles soulage les maux de tête et vient en substitution du collyre pour traiter les infections oculaires. L’écorce moulue quant-à-elle démontre une efficacité certaine contre la dysenterie. La population locale apprécie également la pulpe des fruits verts pour sa forte teneur en vitamine C.

Cet arbre centenaire se classe parmi les espèces menacées selon l’UICN. Son bois résistant aux termites s’utilise en construction et en menuiserie et il produit également du charbon de qualité. Dans leur pays d’origine, les plants de Karité servent de plante-hôte aux chenilles Cirina butyrospermi que la population déguste crues, séchées ou frites.

En régions tempérées, il constitue une belle plante d’intérieur avec ses feuilles ondulées, luisantes.

11 Avr 2023

LA CONVENTION DE RAMSAR ET L’IMPORTANCE DE LA ZONE HUMIDE

PRESENTATION DE LA CONVENTION

La Convention de Ramsar, plus couramment appelée Convention sur les zones humides, est un traité intergouvernemental servant de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Négocié par des pays et des ONG, le traité a été adopté dans la ville iranienne de Ramsar, en 1971, et est entré en vigueur en 1975.

C’est le seul traité mondial du domaine de l’environnement qui porte sur un écosystème particulier et les pays membres de la Convention couvrent toutes les régions géographiques de la planète.

OBJECTIF ET MISSION

La Convention de Ramsar a comme objectif la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier.

Sa mission est « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier ».

Les zones humides sont parmi les écosystèmes les plus divers et les plus productifs. Elles fournissent des services essentiels et toute notre eau douce. Toutefois, elles continuent d’être dégradées et transformées pour d’autres usages.

 

DEFINITION DE LA ZONE HUMIDE

La Convention a adopté une large définition des zones humides comprenant tous les lacs et cours d’eau, les aquifères souterrains, les marécages et marais, les prairies humides, les tourbières, les oasis, les estuaires, les deltas et étendues intertidales, les mangroves et autres zones côtières, les récifs coralliens et tous les sites artificiels tels que les étangs de pisciculture, les rizières, les retenues (les réservoirs) et les marais salés.

LES PRINCIPAUX ELEMENTS DE LA CONVENTION

Les Parties contractantes sont tenues de :

  • Désigner au moins un site en tant que site Ramsar et en assurer la bonne gestion ;
  • Progresser vers l’utilisation rationnelle de toutes leurs zones humides au moyen d’une planification nationale de l’utilisation des terres, de politiques et de lois appropriées, de mesures de gestion et de la sensibilisation du public ;
  • Coopérer au plan international en ce qui concerne les zones humides transfrontalières, les systèmes de zones humides partagées, les espèces partagées et les projets de développement pouvant affecter les zones humides.

RESULTATS ATTENDUS

  • L’utilisation rationnelle de toutes les zones humides, y compris une gestion plus participative des zones humides et des décisions en matière de conservation prises en connaissant l’importance des services écosystémiques fournis par les zones humides.
  • La création et le soutien d’un réseau international de zones humides d’importance nationale.
  • L’établissement de partenariats efficaces avec d’autres conventions, organismes internationaux et autres Parties à la Convention.

 

La Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau engage ses 167 signataires à :

  • Tenir compte de la conservation des zones humides dans leurs plans d’aménagement du territoire,
  • Inscrire des sites sur la liste Ramsar et s’engager à les préserver (en 2013, la liste contenait plus de 2130 sites),
  • Préserver toutes les zones humides, qu’elles soient inscrites ou non sur la liste de Ramsar,
  • Soutenir la recherche et la formation dans le domaine des zones humides,
  • Coopérer avec les autres pays pour préserver ou restaurer les zones humides frontalières.
  • La France a signé la convention Ramsar, en 1971, elle est suivie par le Ministère chargé de l’environnement. En 2014, 43 sites Ramsar étaient recensés en France métropolitaine et d’outre-mer.

Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts… et c’est très grave. Pour protéger la planète, le geste réflexe est de planter des arbres. Mais il y a un autre écosystème vital qui se meurt trois fois plus vite et dans l’indifférence : les zones humides.

RESUME

La Convention de Ramsar était la première des conventions mondiales modernes de conservation lorsqu’elle fut adoptée, et elle constitue de nos jours un accord multilatéral en matière d’environnement actif et très reconnu. Elle a pour mission d’assurer l’exploitation judicieuse de toutes les zones humides par l’intermédiaire d’initiatives locales et nationales, ainsi que par la collaboration internationale, afin de contribuer à une exploitation durable dans le monde. Le Canada a entériné la Convention en 1981 et est réputé pour ses contributions aux programmes de la Convention, tels que l’élaboration de politiques, l’évaluation des progra mmes, la conservation des tourbières et du carbone, la restauration des prairies et des zones humides, la mesure de la valeur économique, les enjeux d’atténuation et d’autres sujets.

LES CONVENTIONS INTERNATIONAL AU CAMEROUN

La Convention de Ramsar est un traité international sur la conservation et la gestion durable des zones humides. La Convention est entrée en vigueur au Cameroun le 20 juillet 2006. Depuis lors, le pays compte 7 sites Ramsar. Les données de cette couche ont été téléchargées à partir du site Ramsar (www.ramsar.org) et les limites ont été scannées à partir de cartes topographiques et d’images satellitaires. Par conséquent, les limites présentées sont des approximations de l’état des locaux – les informations sont essentiellement de nature indicative.

Tableau : liste des sites Ramsar au Cameroun

Source : wikipedia.org

 

Mots clés : convention ; Ramsar ; zone humide, biodiversité ; habitats des oiseaux.

 

Reference bibliographique

 

  • org/Cameroun »[archive], Convention de Ramsar
  • Zones humides importantes à l’échelle internationale : Convention de Ramsar/ Convention sur les zones humides d’importance internationale, en particulier en tant qu’habitat de la sauvagine (Ramsar)/Biodiversité et écosystèmes/ Février 2022 ; A10 FR
  • 2023 Association Secrétariat MedWet | Tour du Valat, Le Sambuc | 13200 Arles | France | Tel : +33 (0) 4 90 97 06 78 | info@medwet.or
11 Avr 2023

LA GOMME ARABIQUE : UN POTENTIEL EN OR DU SAHEL

  • HISTORIQUE SUR LA GOMME ARABIQUE

La gomme arabique est un exsudat de sève solidifié, produit naturellement ou à la suite d’une incision, sur le tronc et au pied d’arbres de la famille des acacias, elle est certainement la plus ancienne et la plus connue des gommes. Elle est comestible, également à usage médicinal, artisanal et aujourd’hui industriel.

Les Egyptiens la connaissaient sous le nom de kami. Son utilisation pour le bandage des momies remonterait à 2 650 avant JC. Les Hottentots de l’Afrique australe pouvaient survivre plusieurs jours sans rien ingérer d’autre que des gommes. La médecine traditionnelle fait grand cas de ces gommes, utilisées comme calmant et agent adoucissant. Le manuscrit d’Ebers, un papyrus médical rédigé vers 1550, propose l’emploi de la gomme arabique comme moyen de contraception en association avec des dattes.

Les Européens, Français et Anglais, ont découvert la gomme arabique sur les côtes sénégalaises et mauritaniennes au 15ème siècle. Au 18ème siècle, une « guerre de la gomme sanglante et acharnée » permet à la France d’obtenir le monopole de son commerce sur la côte ouest africaine.

Photo1 : gomme arabique récolté
Photo2 : gomme arabique sur branche
  • LES BIENS FAITS DE LA GOMME ARABIQUE

Les peuplements de gommier améliorent la fertilité des sols (par la fixation d’azote réalisée par les nodosités du système racinaire en surface et en profondeur), d’où la pratique des cultures dans ces peuplements. Par ailleurs, ils protègent le sol contre les érosions éolienne et hydrique. Ils réduisent enfin la vitesse des vents dominants, protégeant ainsi les jeunes semis et les plantes tendres contre leurs effets néfastes (desséchement et abrasion des feuilles par le sable porté par ces vents), améliorant ainsi la résilience des systèmes de culture.

La gomme arabique est un polysaccharide acide se présentant sous la forme de sels de potassium, de magnésium et de calcium. On le trouve dans le commerce sous de poudre ou de cristaux jaune pâle. Ce produit est inodore, soluble dans l’eau et insoluble dans l’alcool. Cette gomme sert essentiellement dans l’industrie alimentaire en tant qu’additif alimentaire. Du fait de sa solubilité élevée dans l’eau et sa basse viscosité, la gomme arabique est utilisée en tant qu’émulsifiant, stabilisant, épaississant ou encore adhésif.

De même, elle est utilisée dans des boissons, la confiserie, les produits laitiers et bien d’autres. La gomme arabique permet entre autres d’empêcher l’agglomération dans les sodas (ingrédient majeur de Coca-Cola et Pepsi).

La gomme arabique est également employée dans l’industrie pharmaceutique (pâtes de gomme et enrobage de médicament). On en trouve dans la composition des gouttes et des sirops antitussifs.

Dans la cosmétique, on l’utilise en tant qu’agent adhésif dans la préparation de poudres et des masques faciaux et elle assure l’onctuosité des lotions. Dans l’industrie, la gomme arabique est utilisée comme colle, comme colloïde protecteur et agent de conservation des encres. Elle sert à la sensibilisation des plaques lithographiques, au revêtement de certains papiers spéciaux et au raidissement de tissus.

En métallurgie, on s’en sert pour l’enrobage anticorrosif des métaux. Elle est également

employée dans la fabrication d’allumettes et de céramiques.

  • LES PRODUITS ISSUS DE LA GOMME ARABIQUE

Mots clés : Gomme arabique, désertification, sol, fertilité, émulsifiant, stabilisant, épaississant, adhésif.

Références :

  • SEINY-BOUKAR, P. BOUMARD (éditeurs scientifiques), 2010. Actes du colloque « Savanes africaines en développement : innover pour durer », 20-23 avril 2009, Garoua, Cameroun. Prasac, N’Djaména, Tchad ; Cirad, Montpellier, France, cédérom
  • GOMME ARABIQUE – Un profil de produit de base par INFOCOMM », s. d., 15.
07 Avr 2023

LES ENERGIES RENOUVELABLES ET NOUVELLES

ENERGIES RENOUVELABLES: AVANTAGES ÉCOLOGIQUES POUR LE FUTUR

Aujourd’hui, nous avons besoin de beaucoup d’énergie pour satisfaire notre mode de vie. Mais la majorité des énergies utilisées actuellement sont des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Leur quantité est limitée et leur combustion augmente les émissions de gaz à effet de serre. L’augmentation de ces gaz dans l’atmosphère est responsable du réchauffement planétaire. C’est pourquoi il est utile d’économiser l’énergie et d’utiliser des énergies plus propres pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.

  • Qu’est-ce qu’une énergie renouvelable ?

Les énergies renouvelables désignent un ensemble de moyens de produire de l’énergie à partir de sources ou de ressources théoriquement illimitées, disponibles sans limite de temps ou reconstituables plus rapidement qu’elles ne sont consommées.

On parle généralement des énergies renouvelables par opposition aux énergies tirées des combustibles fossiles dont les stocks sont limités et non renouvelables à l’échelle du temps humain : charbon, pétrole, gaz naturel… Au contraire, les énergies renouvelables sont produites à partir de sources comme les rayons du soleil, ou le vent, qui sont théoriquement illimitées à l’échelle humaine.

Les énergies renouvelables sont également parfois désignées par les termes « énergies vertes » ou « énergies propres », par abus de langage. En effet, si les énergies renouvelables ont bien souvent des avantages écologiques, elles ne sont pas pour autant « vertes » ou « propres » dans le sens où elles ont aussi des conséquences environnementales importantes.

  • GRANDES FAMILLES DES ENERGIES RENOUVELABLES.
  1. L’énergie solaire

C’est une source d’énergie qui dépend du soleil. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité à partir de panneaux photovoltaïques ou des centrales solaires thermiques, grâce à la lumière du soleil captée par des panneaux solaires.

 Le soleil, bien que distant de plus de 150millions de kilomètres de nous, demeure notre plus grande source d’énergie même si elle est intermittente.

C’est une énergie propre qui n’émet aucun gaz à effet de serre et sa matière première, le soleil, est disponible partout dans le monde, gratuite et inépuisable. Les 03 éléments sont nécessaires à une installation photovoltaïque : des panneaux solaires, un onduleur et un compteur.

Photo1 : énergie solaire

 

2. L’énergie éolienne

C’est une source d’énergie qui dépend du vent. Le soleil chauffe inégalement la Terre, ce qui crée des zones de températures et de pression atmosphérique différentes tout autour du globe. De ces différences de pression naissent des mouvements d’air, appelés vent. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité dans des éoliennes, appelées aussi aérogénérateurs, grâce à la force du vent. Une éolienne est composée de 04 parties : Le mât, l’hélice, la nacelle qui contient l’alternateur producteur d’électricité et les lignes électriques qui évacuent et transportent l’énergie électrique. Il existe deux types d’éoliennes : les éoliennes terrestres et maritimes. La différence entre les deux est qu’en mer le vent est beaucoup plus régulier et fort que sur la terre environ 60%. Sa matière première, le vent, est disponible partout dans le monde et totalement gratuite.

Photo2 : énergie éolienne

3.L’énergie hydraulique

Il permet de fabriquer de l’électricité, dans les centrales hydroélectriques, grâce à la force de l’eau. Cette force dépend soit de la hauteur de la chute d’eau (centrales de haute ou moyenne chute), soit du débit des fleuves et des rivières. L’énergie hydraulique dépend du cycle de l’eau. Sous l’action du soleil, l’eau des océans et de la terre s’évapore. Elle se condense en nuages qui se déplacent avec le vent. La baisse de température au-dessus des continents provoque des précipitations qui alimentent l’eau des lacs, des rivières et des océans.

Une centrale hydraulique est composée de 3 parties : Le barrage qui retient l’eau, la centrale qui produit l’électricité, les lignes électriques qui évacuent et transportent l’énergie électrique.

C’est une énergie qui n’émet pas de gaz à effet de serre, elle est utilisable rapidement grâce aux grandes quantités d’eau stockée et c’est une énergie renouvelable très économique à long terme.

Photo3: énergie hydraulique

4. L’énergie géothermique

Il dépend de la chaleur de la terre. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité dans les centrales géothermiques, grâce à l’eau très chaude des nappes dans le sous-sol de la Terre. La température des roches augmente en moyenne de1°C tous les 30 m de profondeur. En certains points du globe, en particulier dans les régions volcaniques, qui correspondent à des intrusions de magma dans la croûte terrestre, cela peut aller jusqu’à 100 °C par 100m.Une centrale géothermique est composée de 3 parties : la pompe, l’usine qui produit l’électricité, les lignes électriques qui la transportent.

Photo4: énergie géothermique

5. La biomasse

L’énergie issue de la biomasse est une source d’énergie renouvelable qui dépend de la matière vivante végétale et animale. Cette énergie permet de fabriquer de l’électricité grâce à la chaleur dégagée par la combustion de ces matières (bois (principal matière utilisé), végétaux, ordures ménagère), dans ce cas, Les matériaux brule dans une chambre de combustion et dégage de la chaleur. Cette chaleur transforme l’eau d’une chaudière en vapeur. Cette vapeur fait tourner une turbine qui entraine un alternateur qui produit du courant. On peut aussi obtenir du biogaz ou du biocarburant issu de la fermentation de ces matières, dans des centrales biomasses.

  • AVANTAGES DES L’ENERGIES RENOUVELABLES

Le fait qu’elles ne soient théoriquement pas épuisables comme les énergies fossiles, les énergies renouvelables ont des avantages sur le plan écologique. Par exemple, l’électricité produite à partir de sources de production d’énergie renouvelable émet très peu de CO2 notamment lorsqu’on la compare aux énergies fossiles comme le charbon. Pour cette raison, les énergies renouvelables sont notamment un vecteur privilégié de la lutte contre le réchauffement climatique.

Elles offrent des opportunités majeures et durables en termes de création d’emploi et de nouveaux métiers (recherche, ingénierie, fabrication, installation, entretien, exploitation…).

En France en 2020, les énergies renouvelables couvrent 13,1% de l’énergie primaire consommée. Elle représente par ailleurs environ 25% de la production d’électricité. La première source d’énergies renouvelables en France reste l’hydroélectricité qui représente 13.1% de l’électricité consommée, suivi par l’éolien (8.8%), le solaire (2.8%%) et la biomasse (1.7%).

Ces dernières années, les énergies renouvelables (l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l’énergie marine, l’hydraulique, l’hydrogène « vert » ou renouvelable ou encore la biomasse) se sont développées partout dans le monde. Sur le papier l’idée paraît excellente : contrairement aux centrales à charbon, une éolienne ou un panneau solaire produisent de l’électricité sans émettre de CO2. Il suffit que le vent fasse tourner l’hélice ou que le soleil atteigne le panneau. Ainsi, si l’on prend en compte l’ensemble du cycle de vie d’une source de production d’électricité d’origine éolienne (de sa fabrication à sa fin de vie), elle génèrera environ 11 g de CO2 par kWh d’électricité produite, contre plus de 800 pour une centrale à charbon.

De même, du gaz produit à partir de déchets végétaux permettrait en théorie de dégager moins de CO2 et moins de pollutions.

 

Mots clés : énergies renouvelables, biomasse, éolienne, géothermique, hydraulique, solaire.

  • Références
  • Azizi Amina, « modélisation optimisation d’un système de production d’énergie photovoltaïque avec un système de stockage hybride », thèse des sciences de l’ingéniorat, université BADJI MOKHTAR-ANNABA, 2019, p.122
  • https://youmatter.world consulté le 03 mars 2023.
06 Avr 2023

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LE PROTOCOLE DE KYOTO

Adoptée en 1992 au Sommet de Rio, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est le premier instrument international portant sur les changements climatiques. Cette convention mène en 1997 à l’adoption du Protocole de Kyoto, un traité qui cherche à mettre en œuvre de manière plus précise et contraignante les principes affirmés dans la Convention. Il est signé en 1997 lors de la COP3, comme protocole additionnel et première application contraignante à la Convention sur le climat de 1992. Il entre en vigueur en 2005, suite à sa ratification par la Russie. Il prévoit des engagements différenciés selon les pays, sur le principe d’une responsabilité historique distincte entre pays industrialisés et pays en développement.

Figure 1 : Frise chronologique des négociations climatiques ; CDC climat recherche 2014

Objectif du protocole

Son objectif principal est de réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés et des pays en voie de développement avec une émission importante ; il vise spécifiquement la lutte contre le changement climatique, susciter une prise de conscience planétaire et mettre en place un cadre international sur les GES. Il vise principalement à réduire les six GES :

  • Le dioxyde de carbone
  • Le méthane
  • L’oxyde nitreux
  • L’hydrofluorocarbone
  • L’hydrocarbure perfluoré
  • L’hexafluorure de soufre

Les enjeux

Enjeux environnemental Les scientifiques ont pu établir que les températures moyennes allaient continuer à augmenter au fil du siècle. Les plus pessimistes parlent d’une hausse de près de 6 °C entre 1990 et 2100. Or, les effets d’un tel bouleversement climatique pourraient être dramatiques. Outre la fonte des glaces provoquant la montée du niveau de la mer, le réchauffement peut entraîner une désertification, des inondations, la disparition d’espèces ou la prolifération de maladies. Le protocole de Kyoto raisonne comme une prise de conscience quasi collective de l’urgence d’agir en faveur de l’environnement.

Enjeux économique et politique : Certaines privilégient les négociations entre États, dans le cadre de grands accords internationaux et globaux (type protocole de Kyoto) ou de politiques régionales (Union européenne), d’autres parient plutôt sur les mécanismes de diffusion issus d’initiatives locales ou régionales. Certaines misent davantage sur les réglementations et les taxations, d’autres sur les mécanismes de marchés, les régulations judiciaires et l’investissement en R&D. Avec, bien souvent, des approches mixtes et superposées. D’autre part, il est aussi une forme de reconnaissance de la responsabilité des pays industrialisés dans le changement climatique en exonérant les pays en développement. Les premiers sont d’ailleurs invités à participer au financement de projets propres sur les terres des seconds dans le cas où ils ne remplissent pas leurs objectifs.

 

Mécanismes prévues dans le protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto crée trois mécanisme flexibles fondés sur le marché qui ont un potentiel d’aider les pays à réduire le cout de réalisation de leurs objectifs de réduction de leurs émissions. Ces mécanismes :

Les mécanismes de développement propres (MDP) : permet la mise en place de projet de réduction des émissions contribuant au développement durable dans les pays en développement et générant « des réductions certifiées d’émission » qui peuvent ensuite être revendues à d’autres pays ayant un objectifs Kyoto.

Source : étude CO2 et Energie

Mécanisme de mise en œuvre conjointe (MOC) : permet aux pays avec un objectif Kyoto d’acheter des crédits carbones provenant de projet de réduction d’émissions d’autres pays ayant un objectif Kyoto.

L’échange de droit d’émission ou un marché de permis d’émission : qui offre aux pays avec un objectif Kyoto la possibilité de vendre entre eux une partie de leur émissions allouées ; une partie qui réalise un plus grand effort de réduction par rapport à ce qui était prévu peut donc vendre le surplus. A contrario, les parties qui émettent plus que leur part négociée, car leur efforts nationaux ne sont pas suffisant, peuvent acheter à des droits supplémentaires.  

Ces mécanismes de marché sont conçus pour aider les pays qui ont un objectif Kyoto à atteindre leurs objectifs d’émission par l’achat de crédit d’émission ou crédit carbone. Chaque crédit carbone équivaut à la réduction d’une tonne de CO2. Ils servent aussi a encouragé le secteur privé à contribuer aux efforts de réduction, faciliter la participation des pays en développement et stimuler le développement durable, le transfert des technologies et les investissements dans ces pays

Le protocole de KYOTO au Cameroun

Après avoir ratifié en 1989, la Convention de Vienne portant sur l’interdiction des substances appauvrissant la couche d’ozone, le Cameroun a signé en 1994 la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Et puis en 2002, il a également adhéré au protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Pour mettre en pratique les recommandations de tous ces accords, le gouvernement camerounais a pris un certain nombre de mesures visant à interdire l’utilisation des gaz aggravant l’effet de serre. L’une de ces mesures concerne les gaz utilisés dans de nombreux appareils ménagers comme les frigos, les congélateurs et les climatiseurs, des gaz qui sont donc en principe interdits.

Mots clés : protocole de Kyoto, convention, changement climatique, gaz à effet de serre, climat, conférence des parties, carbone, crédit carbone

 

 

 

Reference bibliographique

  • BE/ mécanisme de flexibilité : échanges d’émissions et MOC/MDP ; janvier 2023.
  • ORG/ mécanisme du protocole de KYOTO ; climat et atmosphère.
  • CGSpace/ Cameroun ; hiatus entre les mesures officielles visant à réduire l’utilisation des GES aggravant l’effet de serre utilisés dans les appareils ménagers et la réalité du terrain
  • INFO/ protocole de Kyoto : les objectifs des pays signataires, bilan et enjeux
  • Le développement durable, approches géographiques/ le protocole de Kyoto et la réduction des GES ; publié en novembre 2006 ; par DANIEL Lagare, SYLVANIE Tabarly
06 Avr 2023

AGRICULTURE SOUS SERRE : une solution aux changements climatiques

DESCRIPTION

L’agriculture sous serre consiste principalement à faire pousser des plantes ou des cultures dans une structure avec des murs et un toit principalement en matériau transparent. L’intérieur d’une serre exposée au soleil est nettement plus chaud que la température extérieure, protégeant ses plantes des conditions extrêmes. Et offrant la possibilité de se développer toute l’année dans des conditions difficiles. La culture sous serre encore appelée serriculture désigne la pratique  qui consiste à cultiver des cultures maraichères ou en horticulture à l’intérieur d’une serre dans des conditions thermométriques, hygrométrique et photopériodiques adaptées et contrôlées. La construction d’une serre a pour objectif de créer un microclimat favorable différent de celui qui se trouve à l’extérieur.

ADAPTATION DE L’AGRICULTURE SOUS SERRE AU CONTEXTE CLIMATIQUE DE L’EXTREME NORD

Au Nord-Cameroun à l’instar de l’Afrique soudano sahélienne, les sécheresses et la forte pression démographique, ont favorisé l’afflux des agriculteurs et la sédentarisation des éleveurs sur des zones plus humides et moins saturées de la région. Aujourd’hui, dans ces zones, les agriculteurs font face à la baisse continue des rendements agricoles et les éleveurs, aux difficultés d’alimentation du bétail.

L’agriculture sous serre est une technique moderne de production inexploitée par de nombreux agriculteurs au Cameroun. Grâce à la culture sous serre, les agriculteurs peuvent indéniablement tripler leurs rendements et avoir de bénéfices énormes. Elle va contribuer à limiter la pollinisation, limiter l’effet des vents sur les cultures, favoriser et créer un microclimat idéal. Le changement des dates de semis et de récoltes, des méthodes de labeur et de rotations culturales va contribuer à une augmentation de revenus. Cette serre peut abriter des cultures maraîchères telles que tomate, poivron jaune et rouge, piment concombre, aubergine. L’agriculture sous serre n’a pas besoin d’un grand espace pour avoir un bon rendement. Cette méthode requière moins d’eau et de terres que l’agriculture conventionnelle. L’ONG anglaise Kik House Trust a doté l’IRAD de Maroua d’une serre en date du 10 Novembre 2020 pour accroitre la production agricole et de mettre sur pied des expériences mieux contrôlées. 

Pour pallier au problème climatique nous proposerons que chaque serre doive être équipée d’un dispositif d’irrigation goutte à goutte pour éviter le gaspillage et contrôler l’écoulement des eaux. Par ces temps pluvieux à l’Extrême-Nord du Cameroun allant de mois de juin à septembre, les plants sont à l’abri des pluies torrentielles et ne perturbe aucunement la croissance de ces plants. Nous noterons également l’allongement du climat favorable d’une culture, ce qui permettra d’étaler votre récolte sur une grande durée et de semer précocement pour repiquer en extérieur   indépendamment de la saison à laquelle vous vous trouvez : contre saison ou saison favorable et de récolter.

AVANTAGES DE L’AGRICULTURE SOUS SERRE

 

  • Augmentation de la production et maximiser les profits

L’agriculture sous serre peut augmenter la production agricole car vous pouvez créer les conditions climatiques optimales nécessaires à la croissance des plantes et faire pousser plus de plantes par pied carré que de cultiver des cultures en plein champ.

  • Minimiser les risques de production

Le fait de se trouver dans un espace clos empêche les cultures de subir des dommages dus à des événements climatiques extrêmes tels que des augmentations soudaines ou des baisses de température. Il peut également éloigner les cultures des oiseaux et autres animaux susceptibles de nuire aux cultures.

  • Prévention des maladies et des ravageurs

Les serres peuvent prévenir des problèmes tels que les ravageurs et fournir un meilleur contrôle contre d’autres maladies. L’espace clos peut être limité au seul personnel essentiel, et moins de personnes entrantes et sortant signifient moins de risque d’amener des éléments indésirables à proximité des cultures. Cela vous permet également d’isoler les problèmes en cas de survenance. Éloigner les plantes malades ou infectées du reste des cultures peut sauver votre récolte.

  • Croissance toute l’année

Une serre est un espace climatisé relativement indépendant, permettant la croissance des cultures toute l’année au lieu de simplement de façon saisonnière. Même dans le froid hivernal ou la chaleur estivale intense, des cultures de haute qualité peuvent être cultivées, à condition que vous disposiez de la technologie nécessaire pour créer le bon climat à l’intérieur de la serre.

  • Technologie de serre

La technologie requise pour créer des environnements à température contrôlée à l’intérieur des serres contribue également aux avantages de l’agriculture sous serre. La technologie des serres crée des conditions environnementales idéales pour les plantes ou les cultures, ainsi que l’automatisation. Bien qu’il soit principalement utilisé pour protéger les plantes des conditions climatiques défavorables, il a évolué pour fournir des rendements accrus et des coûts de main-d’œuvre et de ressources réduits à l’aide de capteurs pour surveiller les conditions et d’automatiser pour effectuer des tâches subalternes basées sur les données.

Des avantages, mais également quelques inconvénients à savoir :

Le coût lié à la construction d’une serre c’est l’un des principaux inconvénients d’une serre. Mais pas vraiment, car vous pouvez toujours commencer avec une serre de superficie moyenne et sur le long terme avoir plusieurs serres de grande superficie sans oublier que vous allez pouvoir amortir le coût de la construction de la serre avec le rendement de vos cultures qui sera booster grâce à l’utilisation cette dernière.

Une pratique à maitriser comme nous l’avons dit plus haut, la serre a beaucoup d’avantages et elle est assez séduisante. Mais ne pensez pas qu’il suffit d’une baguette magique pour avoir des kilogrammes de légumes. Cultiver sous serre demande un savoir -faire qui peut venir avec du temps et de l’expérience d’où la nécessite de faire appel à un professionnel du domaine pour avoir des prérequis.

QUELQUES VARIETES DE CLTURES SOUS SERRE

Mots clés : agriculture, serre, serriculture, adaptation, production, culture.

REFERENCES

-HorticNews, 2 Avril 2021, culture sous serre définition et avantages

-Voix du paysan, 5octobre 2020, Cameroun : l’agriculture sous serre

-Agriculture au Cameroun, 13 mars 2020, investir dans la culture sous serre : conseils, avantages et inconvénients

Sticky
02 Avr 2023
Abeilles et Biodiversité

Les abeilles, maillon essentiel dans la chaîne de la biodiversité

ABEILLES ET BIODIVERSITE : les liaisons vertueuses

Les abeilles, petites par leur taille, sont grandes de par leur rôle dans la biodiversité. Elles assurent la quasi-totalité de la pollinisation, celle de 80 % des espèces de plantes. La pollinisation est essentielle à notre alimentation, c’est grâce à elle que les plantes et les arbres fruitiers se renouvellent, précise l’apiculteur. C’est en toute innocence que l’abeille accomplit cette tâche vitale pour l’humanité lorsqu’elle butine de fleur en fleur. En récupérant le nectar d’une fleur, elle se charge de pollen qu’elle balaie dans son déplacement vers une autre fleur grâce à un système de brosses situées dans ses petites pattes. Et cela jusqu’à son retour à la ruche où elle dépose le nectar indispensable à la reine pour nourrir ses larves. Quant aux grains de pollen disséminés au sol, ils procurent les gamètes qui permettent aux plantes de se reproduire. Le taux d’extinction des abeilles est de 100 à 1000 fois supérieur à la normale, selon les régions et les variétés. Un danger pour les êtres humains, tant ces gardiennes de la biodiversité sont indispensables à la vie sur terre. Année, le 20 mai 2022, pour attirer l’attention de tous sur le rôle clé que jouent les pollinisateurs, l’ONU célèbre la Journée mondiale des abeilles. La pollinisation est un processus fondamental car de lui dépendent la reproduction de près de 90% des plantes sauvages à fleurs du monde, ainsi que 75% des cultures vivrières.

ROLE PRIMORDIAL DES ABEILLES DANS LA BIODIVERSITE

Les abeilles sont considérées comme les gardiennes de la biodiversité et des écosystèmes. Elles jouent un rôle important dans la réalisation des Objectifs du développement durable en luttant contre la faim (ODD 2), fournissant des emplois décents dans l’agriculture et dans d’autres secteurs (ODD 8) et en promouvant la biodiversité (ODD 15). Selon la FAO, 84% des récoltes mondiales destinées à la consommation humaine dépendent des abeilles ou d’autres insectes pour leur pollinisation en vue d’accroître leurs rendements et leur qualité. Au-delà d’être nécessaire pour notre alimentation, les abeilles pollinisent plus de 170 000 variétés de plantes permettant à tout notre écosystème d’exister. Il est donc crucial de surveiller leur déclin et de freiner la perte de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes. Les abeilles ne sont pas les seuls pollinisateurs. Il y a aussi les oiseaux comme les colibris et quarante autres espèces sauvages. Et puis il y a l’éolien. Le vent est en effet le vecteur principal pour 10 % des plantes notamment des céréales (riz, maïs, sorgho, mil, orge, …). Les plantes, partout dans le monde, dépendent des pollinisateurs, les insectes, les oiseaux et même les chauves-souris, qui transportent le pollen de la partie mâle de la fleur (anthère) à la partie femelle de la fleur (stigmate). Le transfert de pollen induit la fertilisation, qui produit des graines et des fruits. Environ les 3/4 de toutes les plantes à fleurs de la planète dépendent des pollinisateurs pour produire des semences et des fruits. En fait, une bouchée sur trois des aliments que nous mangeons nécessite la pollinisation.

UNE ESPÈCE EN VOIE DE DISPARITION MASSIVE

L’activité humaine impacte grandement les abeilles et les autres pollinisateurs. Le taux d’extinction des abeilles est de 100 à 1000 fois supérieur à la normale. Les pratiques agricoles intensives, la monoculture, le recours aux pesticides, le changement d’affectation des terres figurent parmi les principales menaces pesant sur les abeilles et les autres pollinisateurs. Le nombre des petites ouvrières est en déclin depuis le milieu des années 1990. Chaque année, l’abeille domestique, élevée par les apiculteurs, subit une perte de 5 à 10 %. L’abeille sauvage, quant à elle, vit dans la nature en plus petite communauté. Selon une étude, 40 % des espèces d’abeilles sauvages seraient en voie de disparition. L’élevage des abeilles au Cameroun actuellement traverse une zone de turbulence. Des apiculteurs expérimentés ont constaté que leurs ruches étaient attaquées par des varroas. Ces acariens, qui collent aux abeilles comme des poux infestent progressivement les ruchers, avec pour conséquence directe l’affaiblissement et le mot de nombreuses colonies d’abeilles.

De nombreux facteurs sont en cause à savoir :

  • Les maladies  

Dans les années 1980, est venu d’Asie le Varroa, un acarien parasite qui se fixe sur l’abeille et suce son sang. Les abeilles asiatiques savent très bien s’en defender mais pas les abeilles domestiques européennes.

  • Les prédateurs  

Le frelon asiatique est l’ennemi n°1 des abeilles. « Il stationne devant la ruche pour prendre à l’abeille la protéine dont il se nourrit ». Il crée un stress chez l’abeille qui reste collée à la ruche. Cette dernière finit par mourir de faim, on peut perdre des ruches à cause de ce prédateur.

  • Les pesticides

 Ils perturbent ce qui sert de GPS aux abeilles. Désorientées, elles ne retrouvent plus leur ruche. Lorsque l’abeille butane une fleur traitée par les pesticides, elle meurt avant d’avoir pu retourner a la ruche.

La survie et le développement des abeilles sont aussi menacé par le changement climatique.Les effets des changements climatiques comme la hausse des températures, la multiplication des sécheresses, les inondations et les perturbations des saisons de floraison ont des effets désastreux sur la pérennité des abeilles et des pollinisateurs. L’ONU souhaite promouvoir une action coordonnée à l’échelle mondiale pour sauvegarder les pollinisateurs sauvages et domestiques et encourager l’utilisation durable des services de pollinisation.

LES CONSÉQUENCES DE LA DISPARITION DES ABEILLES

Une biodiversité végétale et animale menacée

Indispensables pour la pollinisation (reproduction) des fleurs et végétaux, les abeilles jouent un rôle très important dans notre écosystème. 35% de la production mondiale de nourriture dépend de la pollinisation. 80% de nos espèces végétales ont également recours à la pollinisation pour leur survie, leur reproduction et leur évolution. La disparition progressive des abeilles pose donc de graves problèmes de biodiversité des plantes et des fleurs présentes sur notre territoire, mais également des problèmes économiques.

Une hausse des prix de certains aliments

De nombreux aliments comme les fruits, les légumes, les épices ou encore le cacao dépendent de la pollinisation. Une diminution de la production de ces denrées entraînerait donc une inflation des prix et certaines carences pour les populations les plus modestes.

DES SOLUTIONS EXISTENT

Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, la préservation des habitats des abeilles et l’adoption de pratiques agricoles plus durables sont essentielles pour la sauvegarde de ces espèces. Recourir aux connaissances indigènes et locales et éviter l’utilisation de pesticides sont des manières d’agir durablement pour la survie des abeilles

Individuellement nous pouvons tous agir. Pour cela, nous pouvons privilégier  des produits issus d’agricultures biologiques locaux dès que possible ou choisir des plantes favorables aux pollinisateurs. Parrainer une ruche ou protéger les nids sauvages sont aussi des actions positives pour l’environnement et la biodiversité. Au vu des sécheresses, laisser un récipient propre avec de l’eau sera également grandement apprécié par les abeilles.

Les actions doivent aussi venir des gouvernements sur l’ensemble de la planète. L’ONU et ses États membres doivent renforcer la participation des communautés locales et autochtones dans la prise de décision et accroître la collaboration mondiale pour surveiller et évaluer la situation.

Rappelons-nous de cette citation d’Albert Einstein : « Si les abeilles disparaissaient de la surface du globe, l’humanité n’aurait plus que quatre ans à vivre. » Protéger les abeilles, c’est aussi agir pour la biodiversité

Pour participer à la préservation de la biodiversité et à la sauvegarde des abeilles en créant de nouvelles ruches.

 

Références

https://www.lepetitmarseillais.com

https://www.fao.org

https://www.mediaterre.org

10 Fév 2023

LE CAMPÊCHE (Haematoxylum campechianum)

DESCRIPTION

Le campêche, appelé « Bois de campêche » à l’origine, doit son nom au port mexicain de Campeche d’où il était embarqué pour l’exportation. C’est arbre tropical appartenant à la famille des « fabaceae », il peut atteindre 15m de haut. Il a un tronc anfractueux, une écorce grise et des rameaux épineux. Son bois dur et lourd, est de couleur sombre : «Haematoxylum » signifiant bois de sang. Le campêche pousse plus difficilement dans les zones proches des mangroves. Ses racines ne supportant pas l’humidité du sous-sol, boueux en permanence, s’étalent sur une mince couche de terre meuble d’une vingtaine de centimètres environ. Compte tenu des difficultés à couper les racines enfouies, c’est dans cette zone que le prélèvement est le plus aisé.

IMPORTANCE DU CAMPÊCHE

La principale utilisation de cette espèce était la teinture. On extrayait du bois de cœur un composé, l’hématoxyline (ou plus précisément sa forme oxydée, l’hématéine, représentant 10 % du bois), d’abord faiblement coloré mais devenant rouge vif par exposition à l’oxygène de l’air et aux bases alcalines présentes dans le bois. Le bois est pesant et dur ; résistant et élastique il dégage une odeur agréable ; ce bois est excellent pour le chauffage et peut faire des beaux murs. Le colorant formé, l’hématéine, est employé pour teindre la laine, la soie, le coton etc. En variant les produits de mordançage, le campêche permet d’obtenir des teintes allant du bleu au rouge, soit beaucoup de violets et de mauves, ainsi que des gris et de superbes noirs. Les soutanes par exemple pouvaient être teintes en noir grâce à cette espèce.

LES DIFFERENTS AVANTAGES DU CAMPÊCHE

  • Colorant et encre

Plus tard l’hématoxyline est devenu le colorant naturel le plus important en histologie. Les colorations de routine utilisent un ou plusieurs colorants différents : hématéine seule, l’hématéine-éosine (coloration HE), l’hématéine-éosine-safran (coloration HES), hématéine-phloxine-safran (coloration HPS), ou encore hématéine-orange G-éosine (coloration PAP). Les enfants utilisaient dans la première moitié du XXe siècle de la décoction de bois de campêche comme encre sympathique : un message tracé avec cette encre était presque invisible, mais devenait très lisible après passage d’un fer à repasser chaud.

Poudre campêche

colorant campêche
  • Charbon et bois d’œuvre

Autrefois, le bois du campêche était aussi utilisé pour fabriquer du charbon de bois, très réputé encore de nos jours.  Son bois est aussi utilisé pour fabriquer des meubles, des traverses de chemin de fer, des poteaux de soutènement et certaines pièces de bateau Apiculture
et Horticulture

  • Apiculture et Horticulture

Ses fleurs très mellifères sont appréciées des apiculteurs. Le miel monofloral de fleurs de campêche est ambré, doux et souple en bouche. Cet arbre épineux lorsqu’il est planté en alignement serré fournit de belles haies impénétrables, défensive et délicieusement odorantes au moment de la floraison. La haie défensive a pour objectif principal d’empêcher toute intrusion dans une propriété, celle-ci forme une haie infranchissable. Cette plante possède des épines rigides. C’est le meilleur moyen pour d’empêcher tant les animaux que les éventuels humains de s’infiltrer dans une propriété. Constitue un obstacle intéressant contre les menaces extérieures. Avec leurs épines, les plantes peuvent blesser et égratigner les intrus.

  • Médecine

Le campêche a aussi été utilisé dans de nombreux pays pour ses vertus médicinales telles que : digestives , toniques, anti diarrhéique, anti inflammatoires, bactéricides, traitement de la dysenterie, anti anémiques. Aux Petites Antilles, on le prescrit comme fébrifuge (en buvant des décoctions de feuilles plusieurs fois par jour) ou comme hémostatique et cicatrisant (en appliquant le jus des feuilles écrasées sur des plaies puis en badigeonnant l’eau  de macération des feuilles).

LES DIFFERENTS PRODUITS ISSUS DU CAMPÊCHE




10 Fév 2023

LE BAMBOU : Une plante d’avenir, Qualifié “d’or vert”

  • ORIGINE DU BAMBOU

Le bambou est originaire de la chine mais il a colonisé le Japon depuis plusieurs millénaires. Son aire de répartition s’étend du 40° parallèle Sud au 40° parallèle Nord de l’équateur. Dans les forêts tropicales, il peut pousser jusqu’à 3000m d’altitude.

Les bambous (Bambusa arundinasea) sont des plantes monocotylédones appartenant à la famille des Poaceae (graminées), sous-famille des Bambusoideae. On recense environ 80 genres et plus de 1300 espèces. Ils se distinguent des autres graminées par leur port arborescent et leurs tiges ligneuses souvent de grande longueur, et sont répartis dans la classification botanique en deux tribus : les Bambuseae, originaires des régions tropicales et subtropicales, et les Arundinarieae, originaires des régions tempérées. Ils sont caractérisés notamment par leurs tiges formées d’un chaume, généralement creux, lignifié, à la croissance très rapide. Les bambous se sont adaptés à de nombreux climats (tropicaux, subtropicaux, et tempérés) et sont présents naturellement dans tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Il existe une troisième tribu de Bambusoideae, celle des Olyreae, qui rassemble des bambous herbacés, originaires des régions tropicales d’Amérique latine.

  • LES BIENS FAITS DU BAMBOU

Sur le plan environnemental : Avec son système racinaire très dense, il permet le maintien des sols en luttant contre l’érosion. C’est dans ce sens que la COOP-CA REDD en partenariat avec la commune de Lagdo sous financement MINEPDED, ont exécuté un projet sur la restauration des berges du fleuve Bénoué. Il s’agit du reboisement sur cinq (05) hectares de berges par des plants de bambous. Les bambous jouent également un rôle de rafraîchissement bioclimatique en gagnant entre -3°C à -8°C en zone tempérée et entre -10°C à -20 °C en zone tropicale ou chaude. Le bambou peut être cultivé sans pesticides ni engrais chimiques, ne nécessite pas de replantation et a un cycle de maturité moyen de 3 à 4 ans. Cette croissance rapide du bambou permet de pouvoir l’utiliser pour certains travaux en remplacement des arbustes et arbres qui mettent plus de temps à mature dans la nature et dont l’exploitation entraîne la déforestation et la dégradation de l’environnement.

Sur le plan économique : Qualifié “d’or vert” en général et de “balle d’argent” pour le design et l’architecture, le bambou présente un énorme potentiel de développement économique, de la matière première aux produits finis (UNCTAD, 2022). Sa culture peut représenter une source de revenus non négligeable.

Sur le plan social : L’INBAR et d’autres organisations intergouvernementales (CIFOR), ainsi qu’une série d’organisations non gouvernementales (ONG), ont montré empiriquement que le secteur du bambou pouvait contribuer de manière significative à l’amélioration du niveau de vie et des moyens de subsistance des populations rurales pauvres (INBAR, 2011). Ces études ont identifié des avantages mesurables à long terme de la culture, de la transformation et de la commercialisation du bambou dans des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Pourtant, le bambou reste une ressource sous-exploitée dans de nombreux pays en développement car l’activité de transformation du bambou en produit fini reste peu comprise.

  • LES PRODUITS ISSUS DU BAMBOUS

Le bambou est donc une solution pour les pays en voie de développement notamment le Cameroun qui présente un contexte économique et social marqué par une forte prévalence de la pauvreté, des revenus faibles et un taux d’inflation important.

10 Jan 2023

FOYERS AMELIORES : SOLUTION A LA REDUCTION DE CONSOMMATION DU BOIS ENERGIE

Au Cameroun en général et dans la zone sahélienne en particulier, l’effet combiné de la dépendance vis-à-vis du bois énergie et de l’accroissement de la population a engendré une supériorité importante de la demande sur l’offre. Ce déséquilibre est aujourd’hui à l’origine d’une crise à la fois environnementale, économique et sanitaire. Pour réduire cette demande et préserver les équilibres écologiques de la région, les foyers améliorés sont proposés par les États et divers organismes internationaux (Ombiono Kitoto. 2018). Dans le contexte actuel du changement climatique, il est plus judicieux de veiller à la sauvegarde des forêts, en exploitant de façon durable ses ressources. L’une des solutions est l’utilisation d’une technologie qui contribue à réduire la pression anthropique sur les forêts grâce à des foyers moins gourmands en bois « les foyers améliorés » (Ndayisenga et al. 1994). Ces foyers améliorés demeurent la stratégie indiquée à éradiquer les maladies dues à l’exposition prolongée aux fumées et réduire la quantité de combustibles usuelle. Pour faire face à ces différentes crises, la transition des ménages vers l’économie de la quantité du bois utilisé surtout en zone urbaine et périurbaine semble être une voie d’avenir dans le contexte sahélien. L’usage du foyer amélioré dans cette zone apparait comme un moyen précieux pour réduire la consommation du bois énergie, tout en protégeant le couvert forestier.

I. GENERALITES SUR LES FOYERS AMELIORES

L’utilisation des foyers améliorés est indispensable pour réduire la somme allouée à l’achat du charbon en bois et le bois énergie destiné à la cuisson. La vulgarisation des foyers améliorés dans certains pays comme le Cameroun a fait l’objet d’un outil économique stratégique toujours en vigueur pour assurer une gestion durable des ressources ligneuses. Les constats ont montré que la consommation du bois de chauffe par le foyer amélioré est plus économique que le foyer trois pierres. Depuis 1980 un programme de diffusion de foyers améliorés avait été lancé à l’extrême-Nord du Cameroun. Certains acteurs comme la GIZ-Prose, le MINFOF, et le MINEPDED ont apporté des solutions en vulgarisant dans la région des technologies de cuisson modernes telles que :

L’utilisation des foyers améliorés est indispensable pour réduire la somme allouée à l’achat du charbon en bois et le bois énergie destiné à la cuisson. La vulgarisation des foyers améliorés dans certains pays comme le Cameroun a fait l’objet d’un outil économique stratégique toujours en vigueur pour assurer une gestion durable des ressources ligneuses. Les constats ont montré que la consommation du bois de chauffe par le foyer amélioré est plus économique que le foyer trois pierres. Depuis 1980 un programme de diffusion de foyers améliorés avait été lancé à l’extrême-Nord du Cameroun. Certains acteurs comme la GIZ-Prose, le MINFOF, et le MINEPDED ont apporté des solutions en vulgarisant dans la région des technologies de cuisson modernes telles que :

I.1. Foyer mixte dit foyer céramique 

Le foyer mixte dit foyer céramique est un matériau délicat. Il nécessite un bon dosage des constituants initiaux (argile, eau, vermiculite-liant) en fonction de la terre disponible. Plusieurs métaux peuvent être utilisés pour la fabrication selon les disponibilités locales, et ont une durée de vie, un coût et une solidité variables. Ce foyer réduit 45% de combustible mais demeure fragile.

Figure1 : foyer mixte dit céramique
Figure2 : Foyer Amélioré Métallique

I.2. Foyers métalliques

Les foyers métalliques sont des foyers faits à base des tôles ; notamment appelés foyer Bangui qui est une structure métallique dont la ceinture extérieure faite à partir d’une pièce de pavé des véhicules ou tôle. Les bords sont repliés de manière à être collés sur le bas de la ceinture. Elle est percée dans la zone correspondante à la chambre de combustion afin de permettre la chute de cendres et l’entrée d’air par-dessous.

I.3. Foyer amélioré trois pierre (FA3P)

Foyer amélioré trois pierre est un fourneau de cuisson développé par La GIZ /ECO Consult qui implique étroitement les structures de la société civile dans les activités de gestion durable des ressources naturelles. Il est assemblé localement et implémenter par deux ONG que sont la GIZ et ROVENN à l’Extrême-Nord du pays dans l’optique de pallier aux problèmes de bois énergies tout en améliorant la santé des populations. Ce foyer est construit à base des matériaux locaux tels que : l’argile des termitières, la bouse de vache ou de chèvre ainsi que de la paille, le tout mélanger et laisser en phase de maturation « 4 jours à 1 semaine ». Ce système forme une conception qui maintient l’élévation de la température de l’air à chaud et une combustion normale.

Figure3 : Foyer Amélioré Trois Pierres

 

II. IMPACTS LIES A L’UTILISATION DES FOYERS AMELIORES PAR LES MENAGES

       II.1. Les atouts socio-économiques,

Sur le plan économique, les foyers améliorés permettent de limiter les dépenses ménagères liées à l’achat du bois de chauffe. Selon l’avis des experts, avec l’adoption de ce type de foyers, les ménages pourraient dépenser moins pour l’achat du bois par semaine par rapport aux foyers traditionnels. Egalement sur le plan social, l’un des avantages non négligeables serait le gain en temps et en énergie liés à la recherche du bois de chauffe.  Notons que c’est la femme qui est au centre de la collecte du bois-énergie pour l’autoconsommation dans le sahel. Cependant, elle parcourt très souvent de grandes distances pour le faire et ceci plusieurs fois par mois. Ainsi, avec les foyers améliorés, elle pourra collecter le bois une fois/semaine, au lieu de 3 à 4 fois/semaine.

II.2. Impacts sanitaires

L’utilisation des Foyers Améliorés par les ménages permet de limiter les CO2 liées à la combustion du bois. L’inhalation des fumeroles peut être à l’origine non seulement des problèmes respiratoires mais aussi des troubles visuelles. Grace aux foyers améliorés, la femme n’est plus en contact direct avec le feu, moins de fumée toxique sont émissent

  

II.3. Sur le plan environnemental

Les foyers améliorés en général sont un facteur de conservation des forêts. On estime entre 15% à 20% la réduction de la consommation du bois, avec donc un grand impact sur la préservation des ressources forestières ligneuses. Bien plus en moyenne 0.85t d’émissions de CO2/an sont ainsi limitées. Ainsi la vulgarisation des foyers améliorés auprès des populations locales rentre en droite ligne dans la vision REDD.

La vulgarisation à large échelle des foyers améliorés dans le cadre environnemental est une opportunité pour la protection et la préservation des écosystèmes et participer à l’amélioration de la santé des femmes et des enfants. La mise en place de réseaux et systèmes de commercialisation des foyers améliorés, une bonne sensibilisation des utilisateurs et une implication des systèmes et des mécanismes de financements à des conditions viables. L’utilisation généralisée des foyers améliorés contribue à freiner la dégradation des ressources forestières et participe à créer des richesses complémentaires.