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05 Mar 2022
Caractérisation écologique de la végétation des sites d’orpaillage

Caractérisation écologique de la végétation des sites d’orpaillage dans les aires protégées du Département de Mayo-Rey, Dr Oumar Mahamat Oumar

Caractérisation écologique de la végétation des sites d’orpaillage dans les aires protégées du Mayo Rey. Du 13 mai 2016 au 7 janvier 2018, une étude a été menée dans le Parc National de la Bénoué et de Bouba-Ndjidda (5 sites d’orpaillage par parc national). Elle avait pour objectif d’évaluer et minimiser les effets de la pression exercée par l’exploitation artisanale de l’or sur la végétation dans les aires protégées du département de Mayo-Rey. Les enquêtes sous forme d’interviews structurées et semi-structurées ont été menées auprès de 150 orpailleurs sur les sites d’exploitation, 300 personnes dans les villages environnants et 60 agents publics en charge de la conservation d’une part et d’autre part des parcs. Au niveau de chaque parc, des inventaires floristiques ont été réalisées dans 12 placettes de 20 x 20 m2 dans chaque site, soit 6 placettes dans la zone d’orpaillage et 6 autres placettes dans la zone témoin. Les enquêtes révèlent que la pratique d’orpaillage est motivée par des raisons variables d’un individu à l’autre.

Nous vous recommandons vivement de lire cet essaie riche d’enseignement. Suivi le lien ci-dessous pour acheter le livre qui n’est disponible qu’en ligne et vous pourrait vous le faire dédicacer.

Source : http://generis-publishing.com/book.php?title=caracterisation-ecologique-de-la-vegetation-des-sites-lorpaillage-dans-les-aires-protegees-du-departement-de-mayo-rey

27 Nov 2021
Test de Brulure du Charbon Bio

Fabrication de Charbon Bio : la Coop-CA REDD expérimente ses premiers prototypes

Au lendemain des crises pétrolières des années 1970, des efforts ont été réalisés dans les pays développés pour la valorisation de la biomasse végétale. Celle-ci, à défaut de les remplacer devait venir en aide aux sources d’énergie fossile (charbon, pétrole, gaz). Des technologies nouvelles ont été développées dans ce sens (Charbon Bio, biocombustible, culture énergétique…).

Dans les grands centres urbains, la demande en bois de chauffe devient de plus en plus importante du fait des facteurs tels que la croissance démographique, un faible revenu, des couts élevé des substituts comme le gaz et ceci oblige la population à utiliser le bois-énergie pour ses besoins.  Au Cameroun le bois-énergie et le charbon de bois représenterais un peu plus de 80% de la consommation totale d’énergie aussi bien à usage domestique qu’industriel.

En effet, l’utilisation intensive de cette ressource pour subvenir au besoin de la population met en péril les forêts, entrainant ainsi des lourdes conséquences sur les écosystèmes. Cette pression associée au faible revenu des populations et à l’explosion démographique entraine une réduction des superficies des forêts. En plus de la pression humaine sur l’environnement, les industries par l’utilisation des combustibles fossiles rejettent une quantité importante des huiles usager et d’émission des fumées qui contribuent à la pollution des nappes d’eau, de l’atmosphère et au réchauffement climatiques.

Au regard des enjeux du développement durable, il est plus que jamais nécessaire de trouver une solution économique et social viable au problème du bois-énergie par la valorisation des résidus agricoles. C’est dans cette perspective que la COOP CA REDD, en collaboration avec le Département des Sciences Environnementale de l’Ecole Nationale Supérieur Polytechnique de l’Université de Maroua, s’inscrit dans un travail dont l’objectif générale est la valorisation du son de riz pour la fabrication du charbon bio. Il s’agit spécifiquement de présenter les différents procédés de fabrication du charbon bio, de déterminer le liant le plus adapté pour la fabrication du charbon bio, et de tester le pouvoir énergétique de chaque type de charbon à base du son de riz.

Matière Première

Les activités agricoles telles que la culture de riz, du coton génèrent d’important déchet. Dans les zones rizicoles telles que Yagoua dans la mayo Danay, la Semry ainsi que d’autre acteurs de la filière comme la Coopérative TPA produisent par an des tonnes des déchets issus du décorticage de riz. Ces déchets qui sont jusqu’à lors problématique peuvent faire l’objet d’une valorisation pour la fabrication des briquettes de charbon. Le son de riz carbonisé est ensuite associé au liant pour faciliter le compactage. Nous avons testé trois types de liant à savoir, l’argile, la bouse de vache et le grewia sp.

 

 

 

Il en ressort de cette expérience que l’argile, à un certain pourcentage, donne des meilleurs résultats. La carbonisation prend en moyen 6 heures du temps et la température est comprise entre 70 et 450°. Il ressort des différentes comparaisons que les briquettes de charbon se consument moins vite par rapport au charbon de bois et a un temps de brulure plus longue, bien que ces briquettes produisent plus de cendre. Ces cendres sont en cours d’analyse pour déterminer leur pouvoir fertilisant.

Carbonisateur

Intrants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi donc, d’après l’équipe ayant conduit cette expérience, le son de riz pourrait produire du charbon bio qui servira comme combustible alternative dans les ménages. L’utilisation de charbon bio pourrait réduire la quantité de déchet et en même temps réduire la pression sur le couvert végétal.

Charbon Bio
Séchage des briquettes

Test de Brulure du Charbon Bio
Test de Brulure du Charbon Bio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les briquettes ayant été produites et testé, on en conclu que le son de riz pourrait faire l’objet d’une valorisation énergétique plus importante à travers la fabrication de charbon vert si les moyens nécessaires sont mis en jeu.

24 Nov 2021
Coop-CA REDD en action

Coop-CA REDD en Action

Coop-CA REDD en action: Travaux de reboisement d’un espace du bassin versant de la Bénoué à Karewa dans la Commune de Ngong, Département de la Bénoué dans la Région du Nord sous financement gouvernemental à travers le MINEPDED.

Coop-CA REDD en action: Dans le cadre de la lutte contre la désertification et les effets du changement climatique, le Gouvernement de la République du Cameroun, par le biais de la Commune de Ngong, sous financement du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable ont mis sur pied un programme de reboisement de certains sites à écologie fragile dans ladite Commune. C’est dans ce cadre que la Coop-CA REDD a réalisé un projet relatif aux


travaux de reboisement d’un espace du bassin versant de la Bénoué à Karewa dans la Commune de Ngong, Département de la Bénoué dans la Région du Nord. Une aubaine pour la coopérative, qui n’a pas hésité à mettre en œuvre son savoir-faire pour la bonne exécution de ce projet. 5260 arbres d’Acacia Nilotica, d’Acacia Sénégal et d’Azadirachta Indica ont ainsi été plantés sur une zone longue de 1,5 km et large de 30 m soit une superficie de 4,5 ha et en cours d’entretient par la coopérative.


Coop-CA REDD en Action

21 Oct 2021
ATLAS DES PERTES DU COUVERT FORESTIER

ATLAS DES PERTES DU COUVERT FORESTIER POUR LA PERIODE 2000-2017 : CÉRÉMONIE DE PRESENTATION ET DE DISTRIBUTION, Hotel Hilton-Yaoundé, 20 octobre 2021.

La lutte contre la déforestation reste le souci primordial des camerounais et est au cœur  de la cérémonie de ce mercredi 20 octobre 2021, en vue d’apporter des réponses aux nombreux questions que l’on se pose sur l’avancer de la déforestation et le retard du reboisement  sur la partie septentrionale du pays, le Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), Son Excellence HELE PIERRE, le Ministre des forêts et de la Faune (MINFOF,) son excellence JULES DORET NDONGO, le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) ont personnellement répondu présent à cette cérémonie et ont pris la parole pour éclairer et démontré aux participants les réels causes de ce phénomène à travers le document ATLAS DES PERTES DU COUVERT FORESTIER POUR LA PERIODE 2000-2017  (recueil des cartes géographiques) des pertes du couvert forestier au Cameroun de l’année. Au cours de cette cérémonie, la représentante de L’ambassade des États-Unis a exprimé son enchantement a partagé cette bataille sans merci engagée avec le Cameroun « Is high time to fight ».

L’ATLAS présenté par ABIOGeT donne toutes les réponses aux questions liées aux pertes du couvert forestier de l’année 2000 à 2017. Il fait en tout 88 pages et est un arbre de connaissance sur les cartes géographiques forestier du pays. Lors de cette cérémonie de nombreux problèmes concernant la déforestation en zone septentrionale ont été détectés et composent ainsi une lutte pour toutes les structures REDD+ ayant l’appui du gouvernement. La COOP-CA REDD qui a pris part à cette importante cérémonie dont la quasi-totalité des problèmes relevés font parti de ses objectifs reste focalisé sur son combat.

Par ZA

16 Oct 2021

Sauvons le Lac Tchad ! l’Assèchement : Une catastrophe humanitaire.

L’assèchement du Lac-Tchad est une véritable catastrophe humanitaire qui menace cette région du fait du tarissement de ses ressources en eau. Prévient la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) qui se préoccupe du sort des populations de cette partie centrale de l’Afrique.

En une vingtaine d’’année, le Lac Tchad, plus grand réservoir d’eau du monde, a perdu de sa superficie à plus de 90%.  Entre les changements climatiques, la désertification et la pression démographique qui ne fait qu’augmenter d’années en années, ce lac, mamelle nourricière de la plupart des populations riveraines, qui vivent essentiellement de la pêche et de l’agriculture, se meurt petit à petit.

Ce dernier est passé de 25 000 km2 en 1963, à moins de 1 500 km2 en 2001. Si le niveau de l’eau continue de baisser à son rythme actuel, le lac Tchad disparaîtra dans une vingtaine d’années, selon les prévisions climatiques de la NASA.

Des millions de personnes menacées

La région du lac Tchad abrite environs 30 millions de vies. En effet, 4 pays bordent ce Lac. Il s’agit de Tchad, du Nigéria, du Niger et du Cameroun. Ces populations vivent des activités autour du lac, notamment la pêche et l’agriculture, et souffrent de l’assèchement de ce dernier et de la détérioration des capacités de production agricole de la région. Toutes les activités socio-économiques sont affectées et la surexploitation des ressources en eau et en terre entraîne conflits et migrations. C’est le cas  actuellement dans le département du Logone et Chari au Cameroun, où, depuis le mois de juillet 2021 dernier, l’on observe des tensions entre les peuples Mousgoums et Arabes choa.

La production halieutique est nettement en baisse ces dernières années, les pâturages se sont dégradés, la biodiversité autour du Lac est presqu’inexistante. Le lac Tchad n’est plus que l’ombre de lui-même.

Face à cette situation, des acteurs communautaires, des associations, des institutions, dont la Coop-CA REDD en première ligne, se mobilisent et refusent de baisser les bras pour contrer l’assèchement du Lac-Tchad, même si en matière de riposte à ce problème, les âmes bonnes volontés, ne peuvent à elles seules, compenser l’absence de courage politique et d’investissements d’envergures. 

Si nous voulons stopper la disparition tragique du lac-Tchad et donc repousser la désertification dans le bassin  du Lac Tchad, il n’y a plus de temps à perdre, il nous faut AGIR. Et pour cela, deux grandes questions se posent.

1-     Comment  contrôler l’utilisation de l’eau et des autres ressources naturelles du bassin du lac Tchad ?

2-     Par quels moyens concevoir de nouveaux modèles de gestion adaptée de l’eau qui tiennent compte à la fois des techniques agricoles traditionnelles et de la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire des populations.

De fait, selon les experts, le tarissement des sources d’approvisionnement en eau requiert un changement radical des techniques de gestion de l’eau et un plan pour reconstituer le lac.

Les eaux provenant des deux principales sources d’approvisionnement du lac, les rivières Chari et Logone, ont nettement décru au cours des cinq  dernières décennies. Elles ne pourront à elles seules, combler le déficit en eau dans le Lac.

Mais alors, un détournement des eaux de l’Oubangui, principal affluent du fleuve Congo, ne serait-il pas la solution à notre problème ?

Par Zara Abba

15 Oct 2021
Agriculture Bio

Les succès de l’agriculture biologique

Du Bio dans nos champs.

Cameroun: les succès de l’agriculture biologique

La forte demande des produits alimentaires certifiés issus de l’Agriculture biologique sur le marché national et international a donné l’opportunité aux agriculteurs camerounais d’augmenter leurs revenus.

Depuis l’avènement des produits certifiés BIO dans le monde, de nombreux agriculteurs s’attèlent à ces nouvelles normes, et le Cameroun, n’est pas en reste.

Robert est un Camerounais âgé de 31 ans. Régulièrement, il se rend à Dzeng, un village situé à environ 60 kilomètres de la ville de Douala, la capitale économique du Cameroun pour visiter ses 30 hectares de plantations. Sur ses parcelles réservées à l’ananas, il vérifie que les plants poussent bien, enlève quelques fleurs qui seraient de trop sur certains et poursuit son inspection. «On produit à peu près 50 tonnes de fruits par an, entre l’ananas, la papaye et les fruits de la passion», explique Pierre-Calvin Picker, un ouvrier de la plantation.

Bien qu’âgé de 31 ans seulement, Robert  a déjà 10 années d’expérience dans l’agriculture biologique. «L’idée au départ c’était de faire une agriculture qui soit respectueuse de l’environnement, de la santé du consommateur et de celle du producteur», explique Picker pour justifier son choix de l’agriculture biologique.

 Depuis quelques années, l’agriculture biologique connaît une forte embellie. Selon les avis des acteurs de la filière, la demande est toujours à la hausse malgré l’absence de statistiques. Les produits biologiques du Cameroun s’exportent beaucoup plus vers l’Union Européenne.

En 2010, l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture a d’ailleurs mis sur pied un programme d’appui à 5000 producteurs d’Afrique de l’Ouest pour les aider à mieux répondre à la hausse de la demande en fruits et légumes. «Certains exportateurs d’ananas du Ghana et du Cameroun voient leurs exportations augmenter malgré la crise économique», dit  Cora Dankers, superviseur de ces projets de la FAO dans les deux pays. 

Rodrigue Bonsou est lui aussi un producteur de fruits certifiés biologiques. Il a été motivé par le succès de Calvin Picker pour se lancer à son tour dans l’agriculture biologique. Il produit les fruits de la passion à l’Ouest du Cameroun. «La production dépend aussi parfois des intempéries climatiques. Je peux produire en moyenne deux à quatre tonnes par saison», explique Bonsou. «Le fruit de la passion est très sollicité sur le marché local comme à l’international ». Grâce au programme, des groupes d’agriculteurs et des petits exportateurs ont déjà amélioré leurs compétences techniques et la qualité de leur production au Burkina Faso, au Cameroun, au Ghana, au Sénégal et en Sierra Leone, jusqu’à obtenir les certifications bio et commerce équitable.

Les producteurs reconnaissent cependant que l’agriculture biologique a beaucoup de contraintes. «En agriculture conventionnelle, on achète les produits chimiques prêts à l’emploi. En agriculture biologique, on doit fabriquer ses propres produits en se rassurant qu’ils respectent certaines normes», explique Bonsou. «J’utilise la fiente de poule comme engrais. Mais je dois toujours me rassurer que l’élevage d’où vient cette fiente n’utilise pas de produits chimiques.  «On utilise aussi des techniques de lutte biologique. C’est-à-dire qu’on ne va pas planter sur une très grande superficie uniquement la même culture.

 Au Cameroun, les marques de produit certifiés bio sont de plus en plus nombreuses sur le marché camerounais, ceci au grand bonheur des consommateurs.

Par Iya Ibrahim

05 Juin 2021
Journée mondiale de l'environnement

Journée mondiale de l’environnement | 05 juin 2021

Les aliments que nous consommons, l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, bon nombre médicaments qui sauvent des vies et le climat qui rend notre planète habitable proviennent tous de la nature.

Pourtant, la période que nous vivons est exceptionnelle. Pour prendre soin de nous-mêmes, nous devons prendre soin d’elle.

Il est temps de se réveiller. De prendre conscience. D’élever nos voix.

Il est temps de reconstruire une meilleure version de notre monde pour les êtres humains et la planète.

La Journée mondiale de l’environnement est la journée la plus célèbre de l’action environnementale. Depuis 1974, elle est célébrée chaque année le 5 juin. Elle encourage les gouvernements, les entreprises, les célébrités et les citoyens à concentrer leurs efforts sur un problème environnemental urgent.

Le thème de la Journée mondiale de l’environnement

Le thème de la Journée mondiale de l’environnement de cette année est la restauration des écosystèmes. Le Pakistan sera l’hôte mondial de cette journée. La Journée mondiale de l’environnement 2021 verra le lancement de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes.

La restauration des écosystèmes peut prendre de nombreuses formes : planter des arbres, verdir les villes, réaménager les jardins, changer les régimes alimentaires ou assainir les fleuves et les côtes. Nous sommes la génération qui peut faire la paix avec la nature. Parmi les objectifs phares de la Coop-CA REDD, y figure le reboisement.

Les événements récents comme l’envahissement du milieu des humains par la faune sauvage (Elephants, Oiseaux, Lion, Crocodile) à l’Extrême-Nord Cameroun, les feux de brousse au Brésil, aux États-Unis et en Australie ou les infestations de criquets en Afrique de l’Est, et maintenant, une pandémie mondiale, démontrent l’interdépendance des êtres humains et des réseaux de vie dans lesquels ils vivent. La nature nous envoie un message.

La communauté

Par-dessus tout, la journée mondiale de l’environnement est une plate-forme mondiale visant à susciter des changements positifs. Un changement mondial nécessite une communauté mondiale. La journée a pour but d’inciter les individus à réfléchir à leur mode de consommation, les entreprises à développer des modèles plus écologiques, les agriculteurs et les fabricants à produire de manière plus durable, les gouvernements à sauvegarder les espaces sauvages, les éducateurs à inciter les élèves à vivre en harmonie avec la Terre et les jeunes à devenir les fervents gardiens d’un avenir vert. Nous sommes tous concernés.

Les pays hôtes de la Journée mondiale de l’environnement

Chaque année, la Journée mondiale de l’environnement est accueillie par un pays différent, où se déroulent des célébrations officielles. Cette année, le Pakistan sera l’hôte mondial de cette journée. La Journée mondiale de l’environnement 2021 verra le lancement de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes.

C’est le temps de la nature

Les aliments que nous consommons, l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, bon nombre médicaments qui sauvent des vies et le climat qui rend notre planète habitable proviennent tous de la nature.

Chaque année, les plantes marines produisent plus de la moitié de l’oxygène de notre atmosphère et un arbre mature purifie notre air, absorbant 22 kilos de dioxyde de carbone, libérant de l’oxygène en échange. Malgré tous les avantages que nous apporte notre nature, nous la maltraitons toujours, c’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’une Journée mondiale de l’environnement.

L’Organisation des Nations Unies, consciente que la protection et l’amélioration de l’environnement est une question d’importance majeure qui affecte le bien-être des populations et le développement économique à travers le monde, a désigné le 5 juin comme Journée mondiale de l’environnement. La célébration de cette journée nous permet de développer les bases nécessaires pour éclairer l’opinion publique et donner aux individus, aux entreprises et aux collectivités le sens de leurs responsabilités en ce qui concerne la protection et l’amélioration de l’environnement. Depuis son lancement en 1974, cette journée est devenue une plate-forme mondiale de sensibilisation du public largement célébrée dans le monde entier.

Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction, en grande partie à cause des activités humaines. La Journée mondiale de l’environnement nous invite à repenser la manière dont nos systèmes économiques ont évolué et l’impact qu’ils ont sur l’environnement.

La biodiversité est une toile complexe et interdépendante, au sein de laquelle chaque membre joue un rôle important.

Qu’est-ce que la biodiversité et pourquoi est-ce important pour nous ?

Des écosystèmes sains, riches en biodiversité, sont essentiels à l’existence humaine. Les écosystèmes soutiennent la vie humaine de multiples façons, en purifiant l’air et l’eau, en assurant la disponibilité d’aliments nutritifs, de médicaments et de matières premières naturels tout en réduisant les catastrophes.

Cependant, nous n’avons pas pris soin de la nature. Nous sommes témoins d’invasion d’animaux de tout genre à l’Extrême-Nord Cameroun, de feux de brousse sans précédent au Brésil, en Californie et en Australie, à des invasions de criquets dans la Corne de l’Afrique, et à la destruction des coraux : les récifs meurent.

La maladie à coronavirus (COVID-19) montre que la santé de la planète est liée à notre santé. Environ 60 % de toutes les maladies infectieuses chez l’homme sont des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles nous parviennent par l’intermédiaire des animaux.

L’émergence de la COVID-19 a mis en évidence le fait que lorsque nous détruisons la biodiversité, nous détruisons le système qui soutient la vie humaine. Plus un écosystème est riche en biodiversité, plus il est difficile pour un agent pathogène de se propager rapidement ou de dominer. La perte de biodiversité offre la possibilité aux agents pathogènes de passer des animaux aux êtres humains.

En 2016, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a signalé que l’augmentation des épidémies de zoonoses dans le monde était un sujet de préoccupation : 75 % de toutes les maladies infectieuses émergentes chez l’être humain sont des zoonoses ; et ces zoonoses sont étroitement liées à la santé des écosystèmes.

La nature nous envoie un message. 

Source : Fonds des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)

Un peu d’Histoire

La Journée mondiale de l’environnement (JME) a été initiée par l’Organisation des Nations unies en 1972, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm. La JME met en avant un enjeu spécifique important différent chaque année concernant l’environnement.

Hébergée dans une ville différente, elle est célébrée le 5 juin également avec une exposition internationale durant la semaine correspondante. La lumière faite sur le pays hôte contribue à mettre en évidence les défis environnementaux auxquels celui-ci est confronté et chaque pays est invité à initier des efforts pour y remédier, l’objectif étant d’œuvrer pour le bien-être de la Terre.

Il peut s’agir d’une initiative locale, nationale ou internationale, individuelle ou collective.

Buts de la JME

L’objectif de la JME est de :

  • Donner un visage humain aux problèmes environnementaux ;
  • Amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable ;
  • Promouvoir la compréhension du fait que les communautés sont incontournables dans les changements d’attitudes en ce qui concerne les problèmes environnementaux ;
  • Défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples d’apprécier un futur plus sûr et plus prospère.

Notes et références

Par ABAKACHI ABICHO

30 Mai 2021
Balanites aegyptiaca

Le balanites, arbre roi aux nombreuses vertus et qui contribue énormément à l’économie verte qui aura complétement disparu pendant le 21e siècle

          La balanites est un des arbres roi de la savane du fait non seulement de sa robustesse et de sa capacité à résister aux conditions climatiques difficiles (rareté d’eau, température allant jusqu’à plus de 500C) mais aussi de sa polyvalence dans son utilisation. On ne jette rien de cet arbre dit-on, ses racines, son tronc, ses écorces, ses feuilles, ses fruits, ses amandes, son huile sont utilisé dans des domaines aussi divers que varié tel que des objets de la vie quotidienne, la médecine, l’alimentation, l’éducation, la pêche, la cosmétique, l’agriculture, etc… Vous découvrirez dans cet article cet incroyable arbre aux nombreuses vertus.

Le balanite aegyptiaca est un arbre épineux persistant de la famille des zygophyllacée très cultivé et apprécié dans des zones sahélienne et soudanienne d’Afrique comme le Tchad, le Sénégal, le Niger et le Cameroun, etc…  Il est connu sous des noms différents. On l’appelle : dattier égyptien, dattier du Sahel, dattier du désert, Acacia dattier, savonnier, myrobalan d’Egypte (en français), Soumo (en kotoko), idjilite (en arabe choa), Hajilij (noms communs dans différents pays Africains), tanné ; gudjadi (en fulfuldé).

C’est un arbre très épineux présent et cultivé notamment en Afrique tropicale mais persistant dans les zones sahéliennes et soudaniennes sa hauteur peut aller à 8 mètres ; il e fait remarquer très rapidement grâce à ses ramifications importantes et complexes qui lui confère les qualités d’endurance qui lui sont reconnus. Par ailleurs gratifié d’un double racinaire, la balanite aegyptiaca peut donc reposer sa confiance d’endurance sur ses racines superficielles qui s’étendent sur une distance au rayon de 20 mètres environ et de profondeur de près de 7mètres.

Fruits d’un arbre généreux.

Avec une écorce au tronc densément striée, cet arbre parsemé d’épines robustes et droites possède des feuilles alternes qui laissent entrevoir des fleurs jaune-verdâtres ; lors de sa floraison, cet arbre généreux aux nombreux vertus produit des fruits de couleur vert à jaune en forme de drupes axoïdes  (allongés de 3 à 4cm) d’un goût sucré-amer, ils sont consommés comme bonbons par les enfants et les adultes pour aspirer la pulpe .Ce dernier est largement utilisé dan la médecine car il permet le nettoyage du ventre .

Par ailleurs, après la consommation on tombe sur une amande au centre enrobé d’une coque identifiée comme une graine oléagineuse. Elle est riche en huile très exploité par les consommateurs et est généralement consommée comme grignotines ou amuse-gueule ; l’huile du savonnier aegyptiaca en Afrique remplace souvent l’huile d’arachide dans les communautés qui l’exploite le mieux, d’où elle est indiquée par les scientifiques comme une huile de table car elle semble peu stable.

Le fruit contient un concentré complexe glucide, acide linoléique, acide oléique et de vitamines très importants qui fait que l’huile du dattier du désert est exploitée en cosmétique pour les soins des cheveux et de la peau grâce à on indice de saponification élevée, cette huile est fortement utilisée dans la formulation de multiples savons. Notons également que les feuilles de cet arbre sont utilisées dans certaines localités du Cameroun comme légumes dans la mesure où elles sont consommables à condition qu’on les lave à plusieurs reprises pour atténuer le goût amer qu’elles renferment.

Pour la survie, la protection et pour mener à bout la contribution à l’économie vert des balanites aegyptiaca considéré comme espèce protégé en voie de disparition, et qui aura complétement disparu pendant le 21e siècle si rien n’est fait pour sa protection, la Coop-Ca REDD met en œuvre un processus de sensibilisation contre la destruction de ces arbres et prévoit également le lancement des enseignement, activités de plantation et l’association aux populations du Logone et Chari pour l’exploitation des produits de l’arbre en or.

Par ZARA ABBA MALDOU

30 Mai 2021
sylviculture partenariat minfof coop-ca redd

Sylviculture : un partenariat MINFOF – COOP-CA REDD à été conclu suivant lettre de partenariat N°2954/L/MINFOF/SETAT/SG/DCP/CCOOP/SE du 19 mai 2021

Le Président du Conseil d’Administration de la COOP-CA REDD a le plaisir d’informer le grand public en général et les partenaires au développement en particulier que l’organisation dont il a la charge vient d’être agréer dans la sylviculture comme partenaire du Ministère des Forêts et de la Faune suivant lettre de partenariat
N°2954/L/MINFOF/SETAT/SG/DCP/CCOOP/SE du 19 mai 2021.

Cette reconnaissance vient non seulement couronner de nombreux
efforts de la Coop-CA REDD dans la lutte contre la déforestation à travers des
évènements de sensibilisation, de reboisement et de dénonciation mais aussi, nous faire redoubler d’efforts dans notre engagement pour mener nos différentes activités avec plus de sérénité sous la supervision du MINFOF.


Par ailleurs, une cérémonie sera organisée dans les semaines à venir
pour marquer d’une pierre blanche cet important cap ainsi franchi et passer en
revue le plan d’action quinquennal 2021-2025 avec les services techniques
dudit ministère.communiqué agreement de la COOP CA REDD par le MINEPDED

 

28 Mai 2021
Crocodile de Makary

Crocodile de Makary en vidéo : La population à fait preuve de bravoure en le transportant dans son habitat naturel ce 27 mai.

Le fameux crocodile de Makary n’a pas subit le même sort que le lion qui a été abattu et depaissé. Bien que la population ait pris beaucoup de risques, c’est bien de la bravoure dont ils ont fait preuve que l’on retiendra. L’animal à été muselé, ligoté et conduit dans une mare d’eau plus loin.

Questionné sur l’animal, un membre de la Coop-CA REDD en l’occurrence Monsieur Djidda Gouskro, Technicien des eaux et forêts et Chef de poste forestier de Gazawa déclare: pour les différencier, de haut en bas sur l’image ci-dessous: le gavial avec sa mâchoire allongée, le crocodile du Nil avec une mâchoire plus courte que celle du gavial mais plus longue que l’alligator, l’alligator avec sa tête te pelle, enfin le caïman avec une plus petite mâchoire et un museau plus fin.

Bien que morphologiquement, le notre ressemble un peu au caïman, nous pensons qu’il s’agit bel et bien du crocodile du Nil. Ce sont des espèces qui sont en voie de disparition du fait des effets du changement climatique, quand nous regardons le Serbouwel d’autre fois bien peuplé par ces reptiles géant et la situation actuelle.