Bienvenue sur le site de Coop CA REDD  
|   Arbres déjà plantés 10000
15 Oct 2021
Agriculture Bio

Les succès de l’agriculture biologique

Du Bio dans nos champs.

Cameroun: les succès de l’agriculture biologique

La forte demande des produits alimentaires certifiés issus de l’Agriculture biologique sur le marché national et international a donné l’opportunité aux agriculteurs camerounais d’augmenter leurs revenus.

Depuis l’avènement des produits certifiés BIO dans le monde, de nombreux agriculteurs s’attèlent à ces nouvelles normes, et le Cameroun, n’est pas en reste.

Robert est un Camerounais âgé de 31 ans. Régulièrement, il se rend à Dzeng, un village situé à environ 60 kilomètres de la ville de Douala, la capitale économique du Cameroun pour visiter ses 30 hectares de plantations. Sur ses parcelles réservées à l’ananas, il vérifie que les plants poussent bien, enlève quelques fleurs qui seraient de trop sur certains et poursuit son inspection. «On produit à peu près 50 tonnes de fruits par an, entre l’ananas, la papaye et les fruits de la passion», explique Pierre-Calvin Picker, un ouvrier de la plantation.

Bien qu’âgé de 31 ans seulement, Robert  a déjà 10 années d’expérience dans l’agriculture biologique. «L’idée au départ c’était de faire une agriculture qui soit respectueuse de l’environnement, de la santé du consommateur et de celle du producteur», explique Picker pour justifier son choix de l’agriculture biologique.

 Depuis quelques années, l’agriculture biologique connaît une forte embellie. Selon les avis des acteurs de la filière, la demande est toujours à la hausse malgré l’absence de statistiques. Les produits biologiques du Cameroun s’exportent beaucoup plus vers l’Union Européenne.

En 2010, l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture a d’ailleurs mis sur pied un programme d’appui à 5000 producteurs d’Afrique de l’Ouest pour les aider à mieux répondre à la hausse de la demande en fruits et légumes. «Certains exportateurs d’ananas du Ghana et du Cameroun voient leurs exportations augmenter malgré la crise économique», dit  Cora Dankers, superviseur de ces projets de la FAO dans les deux pays. 

Rodrigue Bonsou est lui aussi un producteur de fruits certifiés biologiques. Il a été motivé par le succès de Calvin Picker pour se lancer à son tour dans l’agriculture biologique. Il produit les fruits de la passion à l’Ouest du Cameroun. «La production dépend aussi parfois des intempéries climatiques. Je peux produire en moyenne deux à quatre tonnes par saison», explique Bonsou. «Le fruit de la passion est très sollicité sur le marché local comme à l’international ». Grâce au programme, des groupes d’agriculteurs et des petits exportateurs ont déjà amélioré leurs compétences techniques et la qualité de leur production au Burkina Faso, au Cameroun, au Ghana, au Sénégal et en Sierra Leone, jusqu’à obtenir les certifications bio et commerce équitable.

Les producteurs reconnaissent cependant que l’agriculture biologique a beaucoup de contraintes. «En agriculture conventionnelle, on achète les produits chimiques prêts à l’emploi. En agriculture biologique, on doit fabriquer ses propres produits en se rassurant qu’ils respectent certaines normes», explique Bonsou. «J’utilise la fiente de poule comme engrais. Mais je dois toujours me rassurer que l’élevage d’où vient cette fiente n’utilise pas de produits chimiques.  «On utilise aussi des techniques de lutte biologique. C’est-à-dire qu’on ne va pas planter sur une très grande superficie uniquement la même culture.

 Au Cameroun, les marques de produit certifiés bio sont de plus en plus nombreuses sur le marché camerounais, ceci au grand bonheur des consommateurs.

Par Iya Ibrahim

24 Mai 2021
Filière anacarde : le Cameroun, un géant sur l'échiquier mondial d'ici 5 ans.

Filière anacarde : le Cameroun ambitionne à nouveau de devenir un géant sur l’échiquier mondial d’ici 5 ans.

L’anacarde est une culture de rente très peu développer au Cameroun, plus connu sous le nom de noix de cajou ou pomme de cajou, l’anacarde s’adapte aux régions ayant un climat chaud. Selon les pouvoirs publics camerounais, il s’agit d’une excellente culture de rente pouvant venir en appoint au coton qui est jusque-là l’unique produit de rente dont dépend la partie septentrionale du pays.

Pour développer cette filière, le Cameroun avec le concours de la coopération allemande s’est doté en octobre 2018 d’une stratégie nationale de développement de la chaîne de valeur de la filière anacarde avec pour objectif de créer 150.000 emplois dans la région de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua et aussi celle de l’Est en 5ans grâce à la création de 150.000 hectares d’anacardes au cours de la même période.

La stratégie prévoit également la création de 100.000 emplois direct dans la transformation de l’anacarde (décorticage, production de jus d’anacarde etc…). L’atteinte de ces objectifs est d’autant plus à la portée du Cameroun que l’institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) qui déploie depuis 3 ans un programme visant à produire 10 millions de plants en fin 2021. Cette quantité de plants apprend-on officiellement correspond à la création de 100.000 hectares de plantations dans le pays.

L’histoire de l’anacarde au Cameroun ne date pas d’aujourd’hui. Elle est considérée comme celle d’un rêve qui ne s’est jamais réalisé. En effet afin d’éviter à l’économie des trois régions septentrionales du Cameroun une dépendance au coton, l’ancien président du Cameroun Amadou Ahidjo a introduit l’anacarde dans la région du Nord. C’est ainsi qu’une campagne de reboisement est lancé dans la localité de Sanguéré non loin de Garoua. Plusieurs milliers d’hectares d’anacardiers sont alors plantés dès 1975 pratiquement au même moment qu’on introduisait la culture en côte d’ivoire.

A terme il était question parallèlement aux 100.000 hectares de plantations, de développer l’industrie de production du jus d’anacarde et de commercialiser la noix de cajou. 50 ans plus tard, seulement 6150 hectares ont effectivement été plantés et abandonné et aucune unité de transformation n’est sortie de terre. Pendant ce temps, la Côte d’Ivoire est devenue le premier producteur mondial de « l’or gri » avec en moyenne 750.000 tonnes/an de noix de cajou vendue dans le monde.

Pour mémoire, l’anacardier, de son nom scientifique anacardium occidentale est une espèce d’arbre de la famille des anacardiacées originaire d’Amérique tropicale et cultivé en zone tropicale. L’utilisation de l’anacardier est très variée car sa majeure partie est exploitable que ce soit pour son bois, ses fruits ou son amande. La noix de cajou ou amande est généralement consommée sous la forme de « grignotines » ou « amuse-gueule » les pommes sont consommées soit fraichement tombées de l’arbre soit sous forme de compote de jus de sirops ou laisser fermenter pour la production des boissons alcoolisées. Dans la médecine, l’anacarde rend également un grand service car il est largement utilisé dans le traitement de certaines maladies.

Pour se diversifier, la Société de développement du coton (SODECOTON) quant à elle veut planter 20 millions de plants d’anacarde sur une période de 5 à 6 ans. A l’horizon 2023, le Cameroun ambitionne de devenir un pays de l’anacarde en mettant en place une stratégie nationale de développement de la chaîne de valeur de la filière, une opportunité pour la croissance et la diversification de l’économie du pays.

La COOP-CA REDD ne sera pas du reste quant à l’exploitation de l’or gris pour allier lutte contre la désertification à l’économie vert.

Par ZARA ABBA MALDOU

16 Mai 2021
Droit de l'environnement

Droit de l’environnement au 21e siècle : Définition, objectifs et applications

Définition du droit environnemental

             Le droit de l’environnement est par définition le concept qui appel à la  protection et la préservation de la nature, qui incite à la lutte contre les nuisances et qui vise l’aménagement de l’espace rural, urbain et du patrimoine culturel. En terme juridique, le droit environnemental englobe des lois, décrets, arrêtés, circulaires, directives et règlements issues d’une législation et qui sont applicables à tout citoyen, ajouter à cela des normes, des lignes directrices et des recommandations édictées aux administrateurs et aux dirigeants.

L’alliance entre les sciences de la nature et les sciences juridiques ont fait ressortir le droit de l’environnement considéré comme la troisième génération des droits de l’homme. On entend donc par droit de l’environnement, le droit de protection, droit de préservation et de sauvegarde de la nature et de sa  composante, c’est la lutte contre toutes nuisances pouvant atteindre l’espace rural, urbain et le patrimoine naturel et culturel.

En définitive, nous pouvons définir le droit de l’environnement comme l’ensemble de règles juridiques ayant pour objectif d’assurer la préservation de l’environnement mondial.

le Cameroun  adopte  cette  approche  en 1996 représentée par la Loi n° 96/12 du 05 Août 1996 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement dont l’article 1 fixe le cadre juridique général de la gestion de l’environnement au Cameroun ; l’article  2 alinéa (1) stipule que l’environnement  constitue  en  République  du  Cameroun  un  patrimoine commun de la nation. Il est une partie intégrante du patrimoine universel ; l’alinéa (2)  met un accent sur Sa  protection  et  la  gestion  rationnelle  des  ressources  qu’il  offre  à  la  vie humaine  sont  d’intérêt  général.  Celles-ci  visent  en  particulier  la  géosphère,  l’hydrosphère, l’atmosphère, leur contenu matériel et immatériel, ainsi que les aspects sociaux et culturels qu’ils comprennent.

L’article 3. Stipule que Le Président de la République définit la politique nationale de l’environnement. Sa mise en œuvre incombe au Gouvernement qui l’applique, de concert avec les collectivités territoriales  décentralisées,  les  communautés  de  base  et  les  associations  de  défense  de l’environnement.

 Ainsi son contenu appelle à :

Ø  la  protection,  la  restructuration  et  la  valorisation  des  ressources naturelles,

Ø  la prévention et la lutte contre toute forme de pollution et nuisance,

Ø  l’amélioration du cadre et de la qualité de la vie.

Le droit de l’environnement et liés également à d’autres droits voisins, entre autres : Environnement et Santé, droit de l’urbanisme, Droits de l’homme.

Nous pouvons également nous intéressé aux sources du droit notamment celle internationales :

  1. Les conventions à portée universelle:elles sont souvent adoptées lors de grandes conférences et signées dans le cadre des Nations unies et de ses institutions spécialisées. Exemple : La convention sur la diversité biologique et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992, etc.
  2. Les traités régionaux:ils sont également nombreux et diversifiés ; particulièrement en Afrique, nous avons : la Convention africaine de Maputo du 11 juillet 2003 sur la conservation de la nature et des ressources naturelles qui remplace la Convention d’Alger de 1968.

Ainsi, les accords internationaux en matière d’environnement sont importants, puisqu’ils permettent à différents pays de travailler ensemble pour trouver des solutions aux enjeux environnementaux cruciaux ayant un caractère transnational ou mondial, notamment la pollution atmosphérique, les changements climatiques, la protection de la couche d’ozone et la pollution des océans.

Ajouter à cela, nous avons également les sources internes :

Droit de l'environnement

Les lois et les règlements ; La constitutionnalisation du droit de l’environnement

(depuis la conférence de Stockholm en 1972, La constitutionnalisation du droit de l’environnement est désormais réalisée dans la plupart des pays).

Autres sources de droit

La coutume ; La jurisprudence et le rôle du juge ; la doctrine ; les actes unilatéraux des États ; les actes unilatéraux des organisations internationales (ils ne sont pas identiques aux actes des États. Un acte unilatéral d’une organisation internationale devra respecter la charte constitutive de l’organisation internationale) ; les traditions religieuses (les traditions religieuses du monde entier constituent une base pour le droit de l’environnement) ; les communautés traditionnelles (ces communautés traditionnelles ont développé des savoirs pertinents pour la protection de leur environnement et de leurs ressources) ; les principes de droit de l’environnement.

Objectifs du droit environnemental

L’introduction d’une approche judiciaire dans la législation de l’environnement, a pour but le contrôle et le suivi permanent de l’impact de l’action humaine sur la nature, et d’apporter un jugement à l’égard de toutes démarche défaillante  pouvant  dégrader l’environnement et/ou la nature. Cette protection vise la réalisation d’objectifs bien déterminés, à savoir :

  • assurer à l’homme un environnement propice à sa santé et son existence.
  • Protéger  le sol, l’air, l’eau, la végétation et les animaux contre les effets néfastes de l’activité humaine.
  • Réparer les dommages causés par l’activité humaine.
  • Préserver la production et l’amélioration de la qualité de l’environnement
  • La protection de la santé des personnes.
  • L’utilisation prudente et rationnelle des ressources naturelles.
  • Promouvoir sur le plan international, pour faire face aux problèmes régionaux et planétaires environnementaux.

Application du droit de l’environnement

Depuis très longtemps déjà l’homme adopta un comportement de consommateur et d’utilisateur du bien de l’environnement, sans se soucier de l’épuisement et de la détérioration de ce dernier. Très précieux l’environnement n’a pas encore de prix équivalent, l’homme puise l’eau, l’air, le sol, l’animal et le végétal et par contre restitue les déchets, les polluants et les substances toxiques, sans aucun contrôle ni poursuite. Pour lutter contre cela, l’Etat a plusieurs alternatives, à savoir :

·         Considérer la protection de l’environnement comme un devoir de l’état et financer ce qui s’y rapporte à partir des fonds publics.

·         Prendre des mesures d’injonction, d’interdiction et d’obligation.

·         Fixer des coûts pour les biens de l’environnement, par exemple sous forme de taxes.

·         Donner des subventions et octroyer des réductions d’impôts dans le cas d’investissements concernant l’environnement.

L’instauration d’une politique protectrice de l’environnement, ne se réalisera qu’avec l’application des lois et des décrets. Ainsi la loi n° 96/12 du 05 Août 1996 de l’article 79 à 90 traite les différentes sanctions et  de la constatation des infractions qui s’y rapporte.

En définitive, nous référons aux différents lois (Loi n° 96/12 du 05 Août 1996 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement), règlements et ordonnances ; ainsi que les moteurs de recherche et autres plateformes de formation (Objectif 2030) pour s’édifier davantage sur le droit environnemental.

ALHADJI MAHAMAT A. 

Ingénieur en Sciences de l’Environnement

 

04 Mai 2021
Balanites aegyptiaca

Faits graves de destruction massive des rares arbres de balanites aegyptiaca qui peuplent les alentours de Biamo

Balanites aegyptiaca: Pendant que plusieurs organismes nationaux et internationaux, gouvernementaux et non gouvernementaux dont la Coop-CA REDD au premier rang se battent nuit et jour pour protéger les arbres existants, en planter de nouveaux et sensibiliser la population afin de lutter contre la désertification, plusieurs hectares de savane encore couvert de rare arbres sont en voie de destruction massive.

En effet, il nous a été donné de constater lors d’une de nos visites de terrain aux alentours de la localité de Biamo, Arrondissement de Makary, Département du Logone et Chari dans la Région de l’Extrême-Nord qu’un groupe d’individu non encore identifié a entrepris de couper systématiquement tous les arbres du rare couvert végétal de cette zone sur plusieurs dizaines d’hectare sous le regard complice des responsables locaux en la matière.

Ils procèdent par entaille au niveau du tronc et des racines apparentes, retirent les écorces sur les flancs de l’arbre et attendent que celui-ci sèche pour venir le couper au ras du sol des semaines plus tard au vu et au su de tous puisque c’est en bordure de route (piste) comme le montrent les images.

Interrogé, un responsable d’un service étatique de Biamo qui préfère garder l’anonymat déclare « c’est l’œuvre des réfugiés et déplacés de la crise sécuritaire liée aux terroristes de Boko Haram qui, n’étant pas sur leur terre n’ont aucune activité à mener hormis la vente de bois ». Un autre habitant de cette localité déclare quant à lui que « les gens accusent les refugiés et les déplacés dans le vide, tout le monde se sert, y compris les habitants de la zone »

Pour remédier à cette situation, nous avons immédiatement saisi les autorités compétentes pour ouvrir une enquête et prendre les mesures qui s’imposent afin de stopper ce phénomène, ou du moins, le ralentir.

La Coop-CA REDD va également organiser des ateliers de formation sur l’exploitation des produits forestier non ligneux (PFNL) dans ces localités, car le balanite aegyptiaca est plus rentable en le gardant vivant (fruits, huile, amande, savon, feuilles, épines…) que sa valeur marchande en charbon ou en bois-énergie. Ceci fera également l’objet de notre prochaine fiche technique sur cet arbre roi.

Par ABAKACHI ABICHO

02 Mai 2021

Loi forestière : atelier d’information, de sensibilisation, de formation et d’échange entre les structures étatiques, le secteur privé, les élus locaux, les autorités traditionnelles et la société civile sur l’appropriation de la loi n° 94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche au Cameroun et la problématique bois-énergie dans la Région de l’Extrême-Nord

La salle de conférence de l’hôtel Zénith de Kousseri a abrité les 27 et 28 avril 2021 un atelier d’information, de sensibilisation, de formation et d’échanges sur l’appropriation de la loi forestière au Cameroun et la problématique Bois-Energie dans la région de l’Extrême-Nord. Etaient présents à cet atelier les structures étatiques, le secteur privé, les élus locaux, les autorités traditionnelles et la société civile parmi lesquels la Coop-CA REDD qui devient désormais incontournable dans le secteur.

Dans son mot de bienvenue, le Chef Section Forêt représentant le Délégué Départemental des Forêts et de la Faune a souhaité la bienvenue aux participants tout en soulignant l’importance du présent atelier. Après un tour de table pour permettre aux participants de se présenter ainsi que les structures qu’ils représentent.

A la suite des présentations, trois modules ont été présentés à savoir :

Module 1 : L’appropriation de la loi forestière au Cameroun, les différents types de forêts et le processus de création d’une forêt présenté par le Chef Section Forêt de la Délégation Départementale des Forêts et de la Faune du Logone-et-Chari ;

Module 2 : Le reboisement en zone de savane sèche présenté par le Chef de Service de l’Information et des Statistiques de la Délégation Départementale de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable ;

Module 3 : Le processus de création et d’entretien d’une pépinière présenté par le responsable ANAFOR de Kousseri.

         A la fin des présentations de chaque module, des échanges s’en sont suivis avec les participants leur permettant d’avoir plus de connaissances et c’est donc ainsi que la première journée a pris fin.

La deuxième journée a commencé avec les travaux en atelier. Les participants ont été reparti en trois groupes avec comme instruction de recenser les différents problèmes liés à l’environnement observés et ainsi que des solutions à proposer. Comme problèmes, on peut citer entre autres :

– la coupe abusive des arbres ;

– les feux de brousse ;

– la non implication des autorités dans la vulgarisation des textes en vigueur ;

– l’avancée du désert ;

– le changement climatique ;

– le manque d’activités et de moyens financiers.

A la fin des travaux de groupe, chaque groupe a fait la restitution et des échanges s’en ont suivi pour trouver des solutions idoines à tous ces problèmes. Après cette phase, il y’a eu la mise en place d’un bureau de la plateforme locale du Réseau des Organisations Vertes pour l’Extrême-Nord et le Nord et donc le représentant de la Coop-CA REDD occupe le sensible poste de SG.

La mise en place du bureau de la plateforme achevé, il a été présenté aux participants avec comme mission de se réunir selon un calendrier à établir afin de discuter des problèmes environnementaux mais aussi de proposer des solutions. Pour cela un groupe whatsapp a été créé afin de faciliter les échanges entre les membres et c’est sur cette note d’espoir que l’atelier a pris fin.

                                                                       Par LIMANGANA ABICHO

01 Mai 2021

Sensibilisation et formation à l’usage des foyers améliorés et importance du reboisement

Le Réseau des Organisations Vertes de l’Extrême-Nord et du Nord (ROVENN) en partenariat avec le MINEPDED ont organisés une séance de sensibilisation et de formation à l’usage des foyers améliores et sur l’importance du reboisement en présence des organisations de protection de l’environnement et des OSC sélectionné sur le volet et dont la Coop-CA REDD figure en tête

Le Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de Kousseri a servi de cadre ce lundi 26 avril 2021 les séances de formation sur l’importance du reboisement et à l’usage des foyers améliorés. Ces séances ont été organisées par le Réseau des Organisations Vertes de l’Extrême-Nord et du Nord (ROVENN) en partenariat avec la Délégation Régionale de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable.

Etaient présentes certaines associations et organisations de la société civile triées sur le volet et œuvrant dans le domaine du développement durable.

C’est donc à partir de 9h30 que la séance a commencé avec le mot de bienvenue du Délégué Départemental de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable du Logone-et-Chari. Après son mot introductif, la parole a été donnée à tous les participants qui se sont présentés ainsi que les structures qu’ils représentent.

Deux modules ont été présentés à savoir :

-les techniques de reboisement en zone de savane sèche au Cameroun ;

-l’utilisation des foyers améliorés.

Le Délégué Départemental MINEPDED a pris la parole pour présenter le module sur les techniques de reboisement en zone de savane sèche. Pour lui, l’importance de planter un arbre n’est plus à démontrer car ses avantages sont multiples entre autres la réduction de la pression du vent, favorise la pluie, permet d’avoir l’ombrage et enfin permet d’avoir le bois de chauffe. Aussi, pour faire un bon reboisement, on doit observer trois phases : la phase analytique, la phase d’exécution et la phase post plantation. La phase analytique permet de s’assurer que le sol est en bon état et que les plants sont disponibles. La phase d’exécution quant à elle est la mise en terre des plants avec toutes les précautions requises. La phase post plantation est le suivi des plants afin qu’ils grandissent dans des bonnes conditions car ce travail représente 60% du reboisement. Si cette phase n’est pas assurée, le reboisement sera un échec et on aura perdu du temps et de l’argent.

Prenant la parole par la suite, le Coordonnateur de ROVENN a présenter le deuxième module qui porte sur l’utilisation du foyer amélioré. Selon lui, utiliser le foyer amélioré permet de réduire la pression que les populations exercent sur les arbres pour les utiliser comme bois de chauffe. Il renchérit en disant que le constat a été fait que les populations utilisent beaucoup plus du charbon pour cuisiner.

Aussi, dans une zone ou les gens utilisent plus du charbon signifie que c’est le bois de chauffe qui manque et pour cela, ce sont les arbres encore verts que les gens abattent pour pouvoir produire du charbon (5kg à 8kg de bois vert partent en fumée pour produire 1kg de charbon). Il y’a donc urgence à ce que les gens prennent conscience de la gravité du phénomène et que des solutions durables soient trouvées afin de le limiter.

Il a présenté deux types de foyers améliorés à savoir le foyer amélioré simple et le foyer Save 80 avec son Wonder box qui existe en trois modèles (du plus petit au plus grand). Le foyer Save 80 a été conçu pour conserver plus de chaleur et ne permet pas d’utiliser beaucoup de bois (quelques brindilles suffisent) car le foyer amélioré simple laisse échapper la chaleur. Le Wonder box quant à lui permet de garder les aliments plus au chaud et ce pendant longtemps. Ce foyer n’a été utilisé que par certaines femmes du Département du Diamaré et a fait office de test. Un numéro y est inscrit dessus et la maison qui utilise ce foyer est cartographiée et ses coordonnées GPS sont relevées afin de faire souvent des contrôles par les promoteurs de ce foyer Save 80. Avec son utilisation l’empreinte carbone diminue de 2/3 et il existe même un Projet de Mécanisme de Développement Propre. En utilisant donc ce foyer Save 80, il y’a des « crédits carbone » qu’on peut engranger et on peut bénéficier plus encore d’autres avantages.

A la fin de la présentation, tous les participants sont sortis hors de la salle pour voir comment s’utilise le foyer amélioré simple et à la fin une photo de famille a été prise pour immortaliser l’évènement à la satisfaction de tous les participants.

 

                                                                                               Par LIMANGANA ABICHO

31 Mar 2021

Interview PCA Coop-Ca

Abakachi Abicho, Président du Conseil d’Administration de la Coop -CA REDD.

« Plus il y aura des forêts, plus il y aura la vie »

Propos recueillis par Maïramou Zaza Lamana

 Que représente la journée internationale des forêts pour votre organisation ?

Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier madame de cette opportunité que vous m’offrez pour m’exprimer à ce sujet qui me tient à cœur. La Journée internationale des forêts se célèbre tous les 21 mars de chaque année pour sensibiliser l’opinion publique sur cette question et aux efforts à faire chacun à son niveau. La forêt est d’une importance capitale dans la chaîne de régulation de la nature. Son rôle est d’autant plus important que celui des mers et des océans. Elle purifie l’air que nous respirons. Aujourd’hui, il n’en existe que deux plus grandes dans le monde, la forêt amazonienne en Amérique du Sud, et la forêt équatoriale d’Afrique Centrale. À elles deux, elles forment les poumons de notre planète tout entier. Elles nous prodiguent de l’oxygène d’autant plus qu’elles rapportent plus de la moitié de ce gaz indispensable à la vie. Plus il y aura des forêts, plus il y aura la vie. En reboisant la zone sahélienne d’arbres forestier, la COOP-CA REDD tente de redonner vie à cette zone désertique qui est du à l’action de l’Homme et aux phénomènes climatiques extrême. Nous nous sommes donnés pour mission principale de lutter contre l’avancée du désert, et aujourd’hui, c’est l’occasion idoine pour étendre la sensibilisation.

Quelles actions la COOP-CA REDD a-t-elle entreprit de mener en cette journée mondiale des forêts ?

Le thème retenu cette par les Nations Unies étant : « La restauration des forêts : Une voix vers la reprise et le bien-être », notre organisation a mené depuis le début de la semaine, diverses activités dans le but de promouvoir le reboisement. A travers son opération « Un élève, un arbre », la coopérative aura planté au terme de cette opération près de 4000 arbres, dans 4 établissements du Logone et Chari. De plus, le 21 mars, journée mondiale des forêts, nous avons organisé un éco-jogging dans la ville de Kousseri, encore appelé marche sportive écologique, durant laquelle nous avons procédé au ramassage des déchets plastiques car, le plastique nuit gravement à l’environnement. Nous avions prévu des conférences débats sur l’importance de la forêt, malheureusement, les conditions sanitaires (COVID-19) ne nous y ont pas beaucoup aidé. Nous prévoyons donc de passer par les radios communautaires, et les réseaux sociaux, pour faire passer notre message. A travers votre journal aussi, beaucoup de personnes seront touchées, et pour cela, je vous en remercie.

Que pensez-vous que l’on puisse faire pour préserver nos forêts ? Comment ralentir l’avancée du désert dans le Sahel ?

Afin de préserver nos forêts, et par ricochet, repousser l’avancée du désert, je pense que la seule chose que nous puissions faire c’est de sensibiliser les populations. De leur dire d’éviter de couper nos arbres, d’éviter de provoquer les feux de brousse, car ça tue à petit feu nos forêts, de favoriser ou de promouvoir le reboisement, et pour cette dernière action, les machines sont déjà en marche chez nous. Il faudrait également promouvoir des solutions alternatives à la déforestation tels que des AGRAP, du charbon bio, du biogaz etc…

 Pourquoi cette question vous intéresse-t-elle- tant ?

Nous sommes partis du constat selon lequel, le désert est très vite arrivé chez nous. Quand nous étions jeunes, la chasse existait autour de la ville de Makary et quand tu étais en retard pour l’école, tu étais obligé de t’y faire accompagner par les parents tellement le foret était touffu. Mon grand-père me racontait comment les animaux sauvages sillonnaient la ville la nuit tombée à leur époque. Aujourd’hui, on peut se tenir aux alentours de la ville et apercevoir les villages environnants tellement le couvert végétal a disparu. On en a les larmes aux yeux. C’est dans l’optique de contrer cela que nous avons pensé à créer cette organisation.

En effet, la forêt et sa multitude d’arbres freine le réchauffement climatique. Elle est aussi d’une importance vitale pour notre santé. Elle est la gardienne de la biodiversité. Elle fournit 75% de l’eau douce dans le monde. Dans la forêt, l’eau de pluie s’infiltre plus facilement dans le sol. Elle approvisionne donc les nappes phréatiques, les sources, les rivières.

 Quel message adresseriez-vous à tous ceux qui nous lisent aujourd’hui en ce qui concerne la conservation de la forêt dans le monde en général et dans le bassin du Lac-Tchad en particulier ?

J’exhorte tous ceux qui nous lisent de prendre conscience de l’importance des arbres dans notre survie. Plus il y aura de forêt, moins l’on observera le réchauffement climatique. Nous vous invitons à vous joindre à notre cause pour changer les choses et laisser un monde meilleur à notre descendance. La Coop-CA REDD vous ouvre grandement ses portes pour qu’ensemble, nous puissions enrailler l’avancée du désert dans notre pays.

 

Je ne saurai terminer mon propos sans remercier ceux qui nous ont de prêt ou de loin soutenu dans cette semaine d’activité, notamment, le MINFOF, le MINEPDED, le Secteur des Sciences Exactes et Naturelles du Bureau Régional Multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, dans le cadre du projet de Promotion de l’Utilisation des Energies Renouvelables et des Technologies d’Efficacité Energétiques dans les Ménages des zones Rurales du Nord et de l’Extrême Nord (PUERTEM), la CRTV, Salam FM, Echos du Logone et Chari, la Société elecnor Cameroun, la société Pride Agency.

31 Mar 2021
Journée mondiale des forêts 2021

Journée mondiale des forêts 2021, la COOP-CA REDD donne le ton

« La restauration des forêts : Une voix vers la reprise et le bien-être », tel est le thème de la journée mondiale des forêts instituée par les Nations Unies cette année. Dans le monde, de milliers de personnes célèbrent la forêt, et au Cameroun, la Coop – CA REDD en fait partie.  Avec pour seul crédo de lutter contre la désertification dans les zones sahéliennes, notamment dans le Logone et Chari, la coopérative n’a pas laissé cette journée commémorative des forets s’écouler comme une journée ordinaire.

Après une semaine Marathon dans quatre lycées différents du Logone et Chari dans le cadre de son initiative « Un élève, un arbre », la coopérative a organisé, en partenariat avec le Secteur des Sciences Exactes et Naturelles du Bureau Régional Multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, dans le cadre du projet de Promotion de l’Utilisation des Energies Renouvelables et des Technologies d’Efficacité Energétiques dans les Ménages des zones Rurales du Nord et de l’Extrême Nord (PUERTEM) et le concours de la société elecnor Cameroun une marche sportive écologique « eco-jogging » dans la ville de Kousseri.

La manifestation a réuni plusieurs dizaines de volontaires, qui ont accepté marcher pour une seule et même cause, la protection des forêts et la promotion du reboisement sur l’étendue du territoire national. Le nombre de participant à été limité par le nombre de T-shirt disponible.

La marche a débuté à 6h 30 minutes ce 21 mars 2021, et s’e achevée à 8h30. Sur un trajet de 4 km, les volontaires ont sillonné une partie de la ville en ramassant les déchets plastiques déversés par les populations. En plus de lutter pour la conservation de nos forêts, la coopérative lance aussi un appel à sensibilisation contre la prolifération des déchets plastiques, car ceux-ci nuisent gravement à environnement.

Dirigée par le coach Alhadji, connu sous le pseudo de « Ortega », célèbre coach sportif dans le département, la marche fut un succès. Sa sensibilité pour cette cause fait de lui un acteur plus qu’important dans la lutte pour la conservation des forêts : « La protection de la forêt est une histoire de tous. En réalité, c’est grâce à l’oxygène que nous apportent les arbres que nous arrivons à respirer, et donc, à faire du sport, à parcourir de grandes distances. Sans les arbres, le sport que nous aimons tant ne serait pas aussi praticable. Préservons nos forêts, protégeons-les. »

Cette marche a enregistré la présence exceptionnelle d’un non-voyant accompagné de son guide. Ce qui prouve que la cause pour laquelle se bat la coopérative est une noble et mérite d’être accompagnée.

Cette célébration marque la fin de l’intense semaine d’activités de la coopérative pour le compte du mois de mars. Cap sur les autres départements de la Région pour la suite des activités liés à la protection de l’environnement et du développement durable.

MAIRAMOU ZAZA LAMANA

31 Mar 2021

Opération un élève un arbre

Le reboisement, la seule solution à la lutte contre l’avancée du désert.

Opération « Un élève, un arbre ». Semaine Marathon pour la Coopérative avec Conseil d’Administration pour le Reboisement et le Développement Durable (COOP-CA REDD).

Du 16 au 19 mars 2021, la COOP-CA REDD, a organisé pour sa deuxième édition, l’opération « Un élève un arbre » en partenariat avec le Secteur des Sciences Exactes et Naturelles du Bureau Régional Multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, dans le cadre du projet de Promotion de l’Utilisation des Energies Renouvelables et des Technologies d’Efficacité Energétiques dans les Ménages des zones Rurales du Nord et de l’Extrême Nord (PUERTEM), avec le soutien médiatique de la CRTV.   Axée sous le thème : « Lutte contre l’Avancée du désert : un défi constant pour le sahel », l’opération s’est déroulée dans quatre (04) lycées différents du département du Logone et Chari : Lycée de Makary, CES de Bodo, CETIC de Goulfey et Lycée Bilingue de Kousseri.

Avec pour objectif principal de mener des actions visant à repousser l’avancée du désert et du changement climatique dans le Grand Nord en général et dans le Logone et Chari en particulier, la coopérative a procédé au lancement de ses activités le 16 mars dernier. Entre 09 et 11 heures tous les jours, durant cette semaine marathon, la coopérative s’est entretenue avec les élèves, sur l’importance du reboisement, et les dangers liés à la déforestation.

 Première destination : Le CES de Bodo. 

Au CES de Bodo ce jour, le mardi, 16 mars 2021, élèves, enseignants et responsables de la coopérative se sont retrouvés dans l’enceinte de l’établissement. Après l’accueil chaleureux à nous réservé par le Chef d’établissement, la cérémonie a débuté par la présentation de la coopérative et de ses activités. Elle s’est poursuivie par un quizz et s’est terminée par la dernière et la plus importante des articulations : Le reboisement. Pour la circonstance, 100 arbres ont été planté ce jour sur les 220 arbres prévus, ceci au grand bonheur des élèves, qui ont promis de bien en prendre soin.

Lycée de Goulfey, 17 mars 2021

 

Il était 10h ce jour quand nous sommes arrivés au CETIC de Goulfey. Tout comme à la veille, l’accueil fut chaleureux et l’ambiance, bon enfant. Il faut savoir qu’avant notre arrivé, les élèves avaient déjà creusé les trous où allaient être plantés leurs arbres. Très enthousiastes, ils n’ont pas hésité après notre exposé à nous poser des questions sur l’entretien des arbres et leur effet sur l’environnement. Le Président, et l’équipe qui l’accompagnait étaient agréablement surpris par l’engouement qu’avaient les élèves, à participer à cette activité car, planter un arbre devrait toujours provoquer du plaisir, surtout quand l’on comprend l’utilité de cette action.

18 mars 2021, cap sur le Lycée Bilingue de Kousseri

Etant une étape cruciale de l’initiative « Un élève un arbre », l’étape de Kousseri fut très attendue par tous car, étant le chef-lieu de département, l’évènement prenait une ampleur encore plus grande. A l’occasion, des journalistes des chaines locales ont été invité, notamment Salam FM, notre partenaire médiatique la CRTV et le mensuel Echos du Logone et Chari. Après l’installation des élèves, les représentants de la coopérative LIMANGANA ABICHO et MAIRAMOU ZAZA LAMANA, accompagné de l’un des membres, ADAM LIMAN, ont pris les choses en main, et ont présenté l’activité avec ses différents contours. Les élèves, très dynamiques, ont répondu au quizz sans aucune difficulté, sous les ovations de leurs camarades. Soucieux de l’implication de ceux-ci, nous avons choisi de les faire participer, afin qu’ils comprennent l’importance de cet évènement. Pour la solennité de l’évènement, nous y avons planté ce jour 150 arbres sur les 2235 arbres prévus correspondant au nombre d’élève dans cet établissement, nous leurs livrerons le reste au fur et à mesure qu’ils programment la trouaison. C’est donc sur une promesse de ramener d’autres plants au Lycée bilingue de Kousseri, que s’est achevé la cérémonie.

Le clou du spectacle, Lycée de Makary le 19 mars 2021

Fin de Marathon ce jour, au Lycée de Makary. Après une longue semaine de tournée dans le Logone et Chari, la COOP-CA REDD pose enfin ses valises à Makary, ville dans laquelle elle a décidé de clore la deuxième édition de l’opération « Un élève un arbre ». L’étape de Makary, fut la plus importante de notre parcours car, c’est là que tout a commencé pour la COOP – CA REDD, c’est là où se trouve son siège social, c’est là où il y a deux années encore, nous avons lancé la première édition de ladite opération, au CETIC de Makary. C’était un honneur pour nous de revenir dans cette ville qui nous a vu naitre.

Après notre arrivée de Kousseri à 9h15 avec notre équipe de journalistes, nous nous sommes immédiatement dirigés vers le lycée de Makary, où, comme ailleurs, les élèves étaient déjà dans l’esprit de l’activité. Ils avaient déjà creusé leurs trous et n’attendaient plus que l’équipe projet.

 

Après une brève présentation du projet, le PCA a procédé à un échange très pro-actif avec les élèves. Les questions fusaient de partout et ils semblaient très intéressés par l’activité. Parmi eux, certains ont été retenus pour le quizz, et ils s’en sont plutôt bien sorti. Les réponses aux questions étaient très exactes, comme s’ils s’y étaient entrainés. Le quizz terminé et les enveloppes remis aux méritants, nous nous sommes dirigés vers les trous qui ont été fait par les élèves, et nous avons procédé à la mise en terre des plants.

 L’évènement terminée, nous nous sommes dirigés vers le CETIC de Makary, où nous avions mené la toute première édition. Deux années plus tard, les arbres ont bien grandi, et ils sont en bonne voie pour servir d’ombrage aux élèves dans quelques années.

Après le CETIC, nous sommes allés visiter le siège social de la coopérative, ainsi que la pépinière qui abrite nos plants. Une fierté pour la coopérative car, cela n’a pas été facile d’en arriver là. Nous avons fait des sacrifices, nous nous y sommes investis de tout notre cœur et nous avons réussi.

Cependant, nous ne sommes qu’à nos débuts, il reste encore un long chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs. C’est donc dans une ambiance très fraternelle, que s’est terminée la semaine Marathon « Opération un élève, arbre », lancée par la COOP-CA REDD dans le Logone et Chari.

Nous prenons rendez-vous l’année prochaine, pour la 3ème édition de l’opération « Un élève, un arbre », dans d’autres départements de la Région de l’Extrême Nord.

MAIRAMOU ZAZA LAMANA